Le Matin Miracle pour Ecrivain (Miracle Morning for Writers)

J’ai découvert le Miracle Morning pour les écrivains*, parce qu’il a été coécrit avec S.J. Scott. Il a pas mal d’ebooks sur la productivité et quelques-uns sur l’écriture, j’en parlerais au fur et à mesure. J’aime bien parce qu’il ne tourne pas autour du pot et que ces solutions sont toujours pertinentes, même si toutes ne s’adaptent pas à chacun (il vise plus large exprès).

J’avais entendu parler un peu du Miracle Morning d’Hal Elrod, surtout sur Pinterest dans les BuJo, mais ça ne me parlait pas vraiment. Voir juste des suivis avec notés « SAVERS », ce n’est pas très explicite. J’ai pris l’ebook version écrivain et j’ai tenté ma chance. Au final, j’adore, même si les matins où j’ai des soucis de santé, j’ai dû mal à les faire.

Le Matin Miracle se décompose en plusieurs parties, à faire à partir d’une minute chacune et dans l’ordre qu’on veut, juste après être sorti du lit :

  • Silence : Rester calme et tranquille. Selon les croyances et la volonté de chacun, ça peut être de la méditation, une prière, exprimer sa gratitude, regarder la nature, profiter du moment présent…
  • Affirmation : Dire, à haute voix, devant son miroir ou dans sa tête, une ou plusieurs phrases positives. De « je vais passer une bonne journée », « je vais être productif/ve aujourd’hui », à un mantra élaboré ou un petit texte rédigé exprès listant vos qualités et tout ce que vous pouvez/voulez accomplir dans la journée. J’ai eu un peu de mal, mais rien que de se dire « j’ai passé une bonne nuit et je vais passer une bonne journée », même si on a dormi deux heures et mal, ça permet d’aborder la journée de façon plus positive. Le but est de commencer en mode positif, pas déjà ruminer en se lamentant sur la nuit épouvantable qu’on vient de passer. Je le fais en une minute, comme j’ai un peu mal. Avec l’habitude, je passerai à quelques minutes de plus (là, j’ai tendance à piquer du nez puisque je le fais du lit, c’est pas bien, je sais, mais au moins, maintenant je le fais :p).
  • Visualisation : Là aussi, ce n’était pas inné. Je ne fais toujours que deux minutes. Il s’agit de s’imaginer en version son et lumière (odeurs et ressentis en option) faire des choses dans la journée. Je me vois toujours en train d’écrire, à mon bureau ou dans le lit selon l’état, sentir le clavier sous ses doigts (le skin en silicone du TypeMatrix si je suis au bureau, le plastique lisse du clavier du pc portable ou les petites touches plus raides mais parfaites ou presque de mon mini clavier Bluetooth que j’utilise avec la tablette ou le smartphone), entendre les touches comme les mots apparaissent petit à petit à l’écran (chacun à sa propre mélodie), les odeurs comme la bougie que j’allume systématiquement sauf quand je reste dans la chambre, le soleil qui passe par la fenêtre, ou la lumière dans la boule de papier au-dessus de ma tête. Mon dos maintenu par un coussin (dur si je suis sur ma chaise, mou si je suis contre le mur sur le lit ou le canapé). Tous ses petits détails. Si j’y reste trop longtemps, je finis par piquer du nez, d’où le temps court. Même si j’ai un minuteur. On peut aussi imaginer l’avenir sur le plus long terme. Par exemple, j’ai déjà essayé de me projeter dans quelques années, regardant le tableau de ventes bien rempli sur la page de suivi Kindle d’Amazon, ou sur l’appli de suivi sur mon smartphone. Ou depuis le lancement du blog, avec le tableau WordPress me disant que j’ai eu des visites et des commentaires. Ou dans la maison de mes rêves. Ou en dédicaces (ça m’est déjà arrivé… mais je me suis endormie donc c’était peut-être un rêve. Toujours est-il que c’était dans une librairie qui a fermé depuis des années, snif). Bref, le but est de se projeter, de penser positif et de se fixer un but à plus ou moins long terme.
  • Energy : Faire du sport. Oui, de bon matin, presque au réveil, sans rien dans le gosier. Bon, il n’est pas question de courir un marathon non plus. Des pompes, de la corde à sauter, du stepper, ce que vous voulez. Moi, je fais soit une salutation du soleil en yoga (ça prend une dizaine de minutes), soit un peu de Qi Gong (quand je suis motivée, c’est sur la terrasse quand il fait bon sinon dans le salon, je peux aussi le faire en direct du lit comme c’est le haut du corps qui travaille principalement). Le plus souvent, je fais vingt minutes de marche en amenant le petit à l’école. Ça n’a pas besoin d’être sportif ni violent. Pas besoin d’être en sueur pour que ça marche. Le but est juste de faire « circuler le sang » comme il dit dans le livre.
  • Read : Lire. Il conseille de prendre des livres de développement personnel ou traitant d’écriture. Sinon des magazines. Il déconseille la fiction, mais si c’est votre seul temps de lecture de la journée, vous pouvez très bien le faire quand même. Je lis la fiction avant de me coucher, pour préparer mon endormissement loin des lumières bleues, du coup, c’est écriture ou productivité. Je varie selon ma motivation du jour.
  • Scribing : Ecrire. Tiens comme c’est étrange ! Il propose de tenir un journal, plus basé sur les objectifs et les problèmes rencontrés en les poursuivant qu’un journal intime. C’est à ce moment que je tiens mon journal créatif.
    Vous pouvez faire tenir le tout en 6 minutes (ça fait short pour la lecture et l’écriture, mais soit) ou étirer comme recommandé en une heure et répartissant comme vous voulez. Bien sûr, il faut adapter à ce qui est faisable. Si vous vous levez déjà à 5 h du mat et que vous vous couchez à minuit, on ne va pas vous demander de vous lever à 4 h. Par contre, si vous perdez 2 h à flâner sur le Net et 1 h 30 à regarder deux épisodes de série chaque jour, il est possible de rogner un peu ce temps pour l’utiliser pour tester le Matin Miracle.

Je me lève à 6 h et je profite d’une demi-heure de tranquillité au salon pendant que mon homme se prépare pour aller au boulot. J’envisage de me lever un peu plus tôt pour gagner une demi-heure d’écriture avant de devoir de m’occuper du petit.

Ça tombe bien, je bosse par session de 25 minutes avec la méthode pomodoro !

Mais ça, c’est une autre histoire…

 

*Cet article contient des liens affiliés. Si éventuellement, vous achetiez quelque chose grâce à lui dans un temps court, j’aurai quelques centimes pour payer un hébergement et proposer de nouveaux trucs cools impossibles à faire sans ledit hébergement.

Remettre le pied à l’étrier

Aujourd’hui, une fois n’est pas coutume, je vais publier un article imprévu, écrit là, tout de suite, sans préméditation.

On est tous plus ou moins passer par là : la phase où il faut s’y remettre. Je ne parle pas de la phase « relativement facile » où on a fait une petite pause et qu’on a envie de s’y remettre. Non, je parle de la période désagréable au possible ou il faut qu’on s’y remette, mais on n’y arrive pas.

On doit faire quelque chose, dans mon cas, finir les corrections pour les envoyer à un éditeur, mais le stress, le doute et la peur nous paralysent. Je ne prétends pas tout connaître, je ne fais qu’évoquer mon cas particulier. Ceux et celles qui suivent depuis un petit moment, et surtout sur la page Facebook (parce que le but de ce blog n’est pas que je me plaigne) savent que j’ai une maladie chronique qui est déclenchée par le stress, qui m’empêche de tenir assise au PC et d’utiliser un écran. Pour travailler sur tout ce qui est numérique, c’est mort.

Dans cette situation, il est encore plus difficile de m’y remettre puisque mon corps fait tout pour m’en empêcher. Je n’essaie pas de minimiser votre cas ni d’attirer la pitié sur le mien. J’essaye juste de vous donner un aperçu de mon vécu, parce que ça aide de savoir qu’on n’est pas tout seul dans cette merde noire.

Il y a aussi le cas où le corps va bien, mais une peur inexplicable vous bloque totalement. Il y a aussi cet insidieux petit doute qui nous fait croire qu’on n’a pas le droit de faire ce qu’on fait, qu’on ne mérite pas, qu’on est mauvais, ou d’autres subtilités du genre.

Quelle que soit votre situation, le résultat est le même : on n’arrive pas à s’y remettre. À force d’y être confrontée, j’ai développé des « astuces », qui m’aident à passer ce cap difficile. Je vais vous montrer ma méthode et deux-trois petits trucs qui aident si besoin.

 

1. La méthode à proprement parler

  •  Je fais une liste de ce que je dois faire en priorité (je dois corriger mes 25 pages),
  • Je découpe tout en petites tâches (chaque page est une tâche),
  • Je prends mon ScriBuJo et je fais une nouvelle page qui va globalement être un simple tableau. Je note cinq minutes puis je mets 10 cases, chacune correspondant à un carreau et à une session.
  • Je note dans ma page journalière la première petite tâche de la liste,
  • Si j’ai besoin d’un petit coup de boost de motivation, je me reporte à l’astuce n° 4,
  • Je lance le chrono pour 5 minutes et j’attaque le boulot.
  • Une fois que ça sonne, je coche la case du tableau et la tâche si elle est finie. Si c’est le cas, je note la seconde tâche sur ma page quotidienne. Si je suis bien partie, je refais cinq minutes (comme là, ça fait 4 sessions que j’enchaîne) et je cumulerai les pauses ensuite, soit je fais la pause tout de suite.

Tant que je suis en dessous de 10 minutes de travail, je fais trois minutes de pause. Dès que je les dépasse je fais cinq. Je tourne comme ça au rythme du pomodoro. À chaque fois que j’ai fini une ligne, je note une minute de plus à la ligne suivante et je refais une ligne de 10 cases.

Vous pouvez tout de suite faire des lignes de 5 à 25, ou autant que vous voulez. J’utilise aussi ce tableau pour travailler ma concentration (après une crise de la maladie dont je parlais) ou pour évaluer la durée optimale de mes sessions quand j’écris (selon le texte, une scène peut me prendre entre 10 et 35 minutes à écrire et je déteste devoir me pencher sur mes notes en cours de session pour savoir ce qui vient après).

J’ai l’habitude de faire tout le tableau d’un coup et dans le cas d’une remise en route, ce n’est pas pertinent. Cette « pause forcée, mais utile » m’aide à me rendre compte de l’avancée (si je ne m’étais pas forcée, je n’aurais pas travaillé ces 50 minutes).

 

2. Astuce n° 1 :

Attention, il ne s’agit pas de se forcer en faisant trop. Il faut trouver la limite, sortir un peu de la zone de confort, en faisant un effort juste au-dessus de ce qu’on est capable de faire actuellement.

 

3. Astuce n° 2 :

Dès que j’ai fini une session, je coche la case correspondante dans mon petit tableau et je prends un moment pour essayer de ressentir la sensation du travail accompli. Oui, pour cinq minutes d’articles de blog ce n’est pas fameux, et c’est peu, mais c’est beaucoup plus que ce que j’aurais fait si je n’étais pas forcée un peu. Le but là-dedans, c’est d’essayer de changer l’état d’esprit, et d’envoyer bouler la peur et le doute par la pensée positive. Ça me va bien dire ça, moi qui suis une grande pessimiste, mais j’y travaille.

 

4. Astuce n° 3 :

Juste avant de m’installer avec mon ScriBuJo et mon travail à faire, je mets toutes les chances de mon côté. Je prévois entre autres :

  • Si j’ai chaud, le ventilateur.
  • Si j’ai froid, ma veste en pilou (qui joue aussi sur le moral, vu qu’elle fait partie de ma panoplie de Super Écrivain-Que-Rien-N’Arrête).
  • Au moins 1 L d’eau, thé ou infusion (la déshydratation est mon grand fléau, j’oublie toujours de boire si je n’ai pas de boisson sous le nez). Vous pouvez prendre du café ou n’importe quoi d’autre, mais ce n’est pas mon truc.
  • Selon l’envie du moment, du chocolat, des gâteaux, des bonbons, du pain avec du fromage ou du pâté. En bref, de la nourriture de réconfort. À consommer en petite quantité et en récompense des sessions faites. Pas une méga tartine triple épaisseur pour 5 minutes, mais après 4 ou 8 sessions, pour les grosses pauses, ça peut éventuellement se justifier.
  • J’ai toujours sous la main, dans la boîte d’urgence du bureau, un échantillon de cachets pour couper toute douleur parasite sans avoir à me lever.
  • Mon ScriBuJo, mon stylo-plume, un stylo pour faire les traits et une règle (surtout que j’ai tendance à tout faire à main levée à la plume, je suis une rebelle moi Monsieur le prof de maths !), mais ça m’évite de me lever trois fois pour rien. Oui, même ça, c’est une bonne excuse pour repousser le début des hostilités.

 

5. Astuce n° 4 :

Je pense à ce que la tâche (petite ou grande) m’apportera de bien quand ce sera fini (pour moi, un contrat avec un éditeur). Pas besoin de partir dans un délire mégalomaniaque, je ne serais pas la prochaine JK Rowling, j’ai encore beaucoup trop de boulot pour ça, mais vous n’avez pas non plus besoin de vous limiter. Il ne faut pas voir petit en se disant « une fois que c’est fini, je n’aurais plus à le faire » même si concrètement c’est vrai. Il faut trouver la raison qui va avec un grand but de votre vie.

Si c’est juste du travail, alimentaires par exemple, il faut penser que ça peut débloquer des opportunités ou permettre d’acheter une voiture, une maison, ou quelque chose qui vous plaît. Ça a l’air bête dit comme ça, mais l’état d’esprit dans lequel on est joue beaucoup.

Ce n’est pas facile de modifier son état d’esprit, surtout en déprime ou en stress, mais réussir à le moduler ne serait-ce qu’un peu c’est déjà beaucoup. J’ai des articles de la série « j’ai testé pour vous » sur ces sujets qui sont prévus pour le mois d’août. Mais ça, c’est une autre histoire…

Motivations de la semaine passée

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”Un voyage de mille lieues commence toujours par un premier pas.”

Lao-Tseu

Commencer petit pour accomplir de grandes choses. Avez-vous défini votre objectif pour le défi ?

  

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« Votre vie change au moment où vous prenez une nouvelle décision. »

Anthony Robbins

Et vous, quelle est la décision que vous avez pris pour l’écriture en 2017 ?

  

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”Les obstacles sont ces choses effrayantes que vous apercevez lorsque vous détournez les yeux de vos objectifs.”

Henry Ford

Terminez toujours sur une idée pour la suite pour pouvoir reprendre plus facilement.

  

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”La motivation vous fait débuter, mais c’est l’habitude qui vous fait continuer.”

Jim Ryun

Utiliser la motivation pour créer l’habitude d’écrire un peu tous les jours.

  

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”L’écriture, toute écriture, reste une audace et un courage. Et représente un énorme travail.”

Michèle Mailhot

Avez-vous eu le courage de suivre le défi tous les jours ?

  

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”La littérature romanesque est une écriture au passé pour des lecteurs au futur.”

Jean Hatzfeld

Plutôt passé ou présent dans vos écrits ?

  

170121-ricardou-aventure

”Le récit n’est plus l’écriture d’une aventure, mais l’aventure d’une écriture.”

Jean Ricardou

Paré pour l’aventure ? Prêt, feu, écrivez !