1 mois de journal : Avant de commencer, préparer le terrain

Ce programme, disponible par mail à n’importe quel moment de l’année, se compose comme suit :

1. Avant de commencer, préparer le terrain <- Vous êtes ici.
2. Dans les starting blocks
3. Top départ
4. Mise en place d’une habitude
5. Etat d’esprit
6. Régularité
7. Récapitulatif


Bienvenue dans le défi de septembre qui vous propose de tester un journal d’écriture sur un mois. Que les non-écrivains se rassurent, ça peut tout aussi bien s’utiliser sur le développement personnel ou un autre domaine créatif. Il est question de réfléchir et de se détacher des problèmes rencontrés, quel que soit le sujet. Il vous aidera à y voir plus clair, à rester motivé(e) et à vous vider la tête de toutes les données parasites qui brouillent totalement la connexion avec l’inspiration quand on peut enfin s’y mettre.

Ça vend du rêve dit comme ça, hein ? Ca peut faire ça pour vous, mais d’abord, il va falloir préparer le terrain pour que le jour J, tout soit paré.

La Motivation, cette fausse amie.

Si on ne prépare pas un minimum, tout le défi est voué à l’échec d’avance. C’est bien beau dire « oui, je vais faire un journal tous les jours pendant un mois complet », mais encore faut-il avoir une raison et un petit rituel.

Si vous le faites juste pour le fun, vous marcherez à la motivation et à la volonté. La première se dégrade toute seule quand il n’y a pas de raison valable et la seconde l’étiole tout simplement au fil de la journée. Sans objectif derrière, vous allez juste cramer un peu plus de volonté et vous pourrir la journée puisque cette volonté aurait pu être employée pour quelque chose de plus pertinent.

En bref, vous ne tiendrez pas longtemps et même si vous réussissez à vous forcer jusqu’à la fin du mois, vous passerez à côté de l’intérêt de la chose.

En prime, vous risquez de vous démotiver et de partir dans le cercle de vicieux de la dépréciation de soi. Ce n’est pas parce que vous avez loupé votre coup faute de préparation que vous êtes nul(le) ou mauvais(e) pour autant.

Pourquoi préparer ?

Comme dit l’adage, « c’est en forgeant qu’on devient forgeron ». C’est en mettant en place des habitudes que vous apprendrez où sont vos limites et quelles sont les astuces que votre cerveau trouve pour rester dans son train-train qu’il aime bien.

Il n’est pas vraiment contre le changement, c’est plutôt qu’il ne veut pas changer. Si ça se fait sans lui demander son avis et surtout sans le laisser cogiter, ça se passera d’autant mieux. Et une fois la nouvelle routine en place, il sera tout aussi content qu’avec l’ancienne. Peut-être même plus, puisque là, on va le laisser s’exprimer pour qu’il arrête de nous envoyer sur des choses diverses et variées quand on veut se mettre à l’écriture ou bosser sur nos objectifs.

Oui, mais moi, je…

Personne ne marche pareil et quand on parle de l’expérience personnelle et du ressenti, tout le monde a raison et personne n’a raison. Mon but n’est pas de me poser en donneuse de leçons. Je veux vous expliquer comment j’ai fait (et comment d’autres avant moi ont fait la même chose de façon différente) pour que vous trouviez plus facilement votre voie.

Je ne fais que partager avec vous ce que j’ai appris de mes essais et les enseignements tirés de lectures sur le sujet. Autant que mes erreurs servent à éviter les mêmes soucis à un maximum de gens, surtout les pièges classiques.

Combien de fois vous vouliez faire quelque chose, mais l’appel du lit et la couette ont été les plus forts ? Combien de bonnes résolutions du Nouvel An n’ont pas tenu deux semaines parce qu’au final, c’était trop dur et trop compliqué ?

Ça fait des années maintenant que je traite l’écriture avec sérieux, comme un travail, mais cela ne fait que deux ans que j’arrive à bosser dessus tous les jours. Avec la grossesse et le bébé, j’avais une excuse, mais avant non. Avant je ne savais pas comment m’y mettre sans me forcer quand je n’avais pas l’inspiration. C’est ce genre de soucis que je veux vous aider à éviter au maximum.

OK, mais comment ?

Pour ça, il nous faut un plan. Qui sera à peu près le même pour tout le monde.

  • Un carnet, un cahier, une appli ou un dossier ;
  • ​Un stylo ou un clavier agréable ;
  • Un créneau horaire ;
  • Un endroit ;
  • Un déclencheur déjà en place ;

Un carnet, un cahier, une appli ou un dossier

Pour écrire votre journal, il vous faudra bien un support. C’est évident, voire crétin dit comme ça, mais si vous vous y prenez à la dernière minute, ça peut être problématique.

Et si le carnet que vous voulez utiliser était introuvable ? Et s’il n’y avait plus le format de cahier que vous vouliez au magasin du coin et que vous deviez reprendre ces affreux cahiers que vous détestiez à l’école ?

Et si l’application téléchargée exprès était tout sauf pratique ? Qu’elle plantait ? Qu’elle vous rendait chèvre pour une raison x ou y ? Et si vous n’aviez plus de place sur votre application de notes synchronisée, votre disque dur ou votre clé USB (j’exagère un peu, vu la taille des fichiers txt, rtf et doc, mais si vous devez perdre même 10 minutes à faire du ménage dans vos archives, vous n’aurez plus envie de vous y mettre).

​Un stylo ou un clavier agréable

Là aussi, ça semble stupide de préciser ça. Mais ça peut être l’occasion, comme pour le carnet, de sortir la jolie papeterie que vous gardez de côté pour LE projet. Exhumer et surtout rentabiliser le xième stylo qui traîne au fond du tiroir du bureau.

Vous avez déjà essayé d’écrire un truc qui ne vous motivait pas avec un stylo pourri ? Ça raccroche, c’est désagréable, on se crispe et pouf, très vite on a mal à la main. Autant perdre quelques minutes avant le début du challenge pour tester le stylo (ou crayon, comme vous voulez, vous êtes grands) sur votre carnet. Est-ce que ça traverse ? Est-ce qu’on voit un peu ce qui a été fait de l’autre côté ? Est-ce que ça vous dérange ou est-ce que vous vous en fichez ? Est-ce que le papier absorbe beaucoup d’encre ? Est-ce que c’est pertinent de prendre un crayon 4B sachant que dès que vous passerez la main dessus, vous allez en tartiner partout ?

Et pour les accros au numérique, vous avez testé en situation ? Un clavier virtuel c’est cool pour un SMS ou un mail, mais si vous aviez des tas de choses à sortir, au bout de 20 minutes, vous n’en aurez pas marre ? Vous savez si le clavier Bluetooth tient bien sur vos genoux quand vous n’avez pas de table à proximité ? Est-ce qu’il marche avec votre périphérique au moins ? Vous savez comment le faire reconnaître pour la première utilisation ? Et si vous le faites sur un ordinateur portable, est-ce qu’il chauffe vite ? Parce que vautré dans le lit, il ne va pas pouvoir bien ventiler. Est-ce que le clavier intégré est plus agréable qu’un clavier d’ordinateur fixe ? Est-ce que votre installation au bureau est pertinente ? Vos coudes ne sont pas trop hauts ? Vos mains pas trop à plat ? Vos ongles pas trop longs ?

Ne rigolez pas, j’ai plusieurs blagues qui font que si je veux écrire mes 2 ou 3 mille mots quotidiens en moyenne, je dois prendre tout ça en compte. Et pour bien profiter du rebond de mes touches, je dois taper avec la pulpe du doigt, pas l’ongle. Pour 200 ou 300 mots, ça ne change pas la donne, mais pour dix fois plus sur toute l’année, ce n’est pas la même musique !

Un créneau horaire

Pas besoin de le faire à heure et minute fixes, même si ça peut aider. Il suffit de se fixer un créneau, genre « entre le petit déjeuner et le départ » ou « juste avant de sortir du lit ».

Pour commencer, vous pouvez tabler sur 5 minutes, ce qui est assez facilement casé dans une journée sans tout chambouler. Vous verrez à l’usage si vous avez besoin de plus. Je tourne entre 5 et 15 minutes, dépendamment de si j’ai des idées ou des soucis sur le feu. En brainstormant toute seule tous les matins, je trouve toujours une ou deux idées pour alimenter le blog et développer davantage un personnage ou une intrigue. Par contre, l’année dernière, je dictais mon journal quand je revenais de l’école ou que je retournais chercher mon fils. C’était plutôt intéressant et ça me permettait de faire le point sur ma session et préparer la suivante.

À vous de trouver à quel moment c’est le plus pertinent.
Je le fais surtout le matin, mais il m’arrive de rajouter quelques lignes le soir. Si vous êtes un animal nocturne, n’hésitez pas, vous pouvez l’écrire quand vous voulez, tant que vous l’écrivez.

Un endroit

Pour que vous preniez l’habitude, il est conseillé de le faire toujours au même endroit. Si vous le faites à deux endroits de façon régulière, ça peut aller. Quand je n’ai vraiment pas envie de me lever pour faire ma méditation et mon tai-chi sur la terrasse, je fais mon journal dans le lit et je me lève après avoir lu. Le reste du temps, je m’atèle à cette tâche à mon bureau après avoir lu (le temps que ma circulation se remette en route après la méditation).

Il faut aussi que vous déterminiez un endroit fixe où vous allez poser votre matériel. Il faut qu’il soit accessible et visible. Pour reprendre l’exemple du verre d’eau au réveil du dossier des routines, si vous n’avez qu’à tendre le bras pour l’attraper, vous aurez beaucoup moins de difficulté que de devoir travers la moitié de l’appartement en vous les gelant et en marchant pieds nus sur le carrelage.

Mon journal m’accompagne quand je vais me coucher (il est dans une couverture en cuir — nommée Increvable — avec plusieurs carnets, dont mon BuJo perso). J’ai attaché ma trousse à l’élastique qui tient le tout fermé pour plus de facilité. Quand je me lève, j’embarque le tout et je le pose à sa place, à côté du clavier, sous mon bureau. Comme je commence par remplir certaines infos dans mon BuJo, l’Increvable est ouvert, je n’ai plus qu’à changer de carnet et zou. Il m’arrive aussi d’écrire en numérique, par flemme ou parce que je sens que j’ai une idée qui va demander à être recopiée ensuite en numérique.

Un déclencheur déjà en place

Si vous placez la nouvelle habitude juste derrière une autre déjà ancrée, vous aurez moins de difficulté à la faire. Vous avez le choix, selon comment s’organise votre journée. Et même si vous n’avez pas beaucoup d’habitudes, il y a quand même des choses qu’on fait tous : se lever, manger (pas forcément le petit dej), à vous de déterminer le vôtre. Moi c’est quand je m’installe au bureau à moins d’avoir subitement une idée.

À votre tour

Pourquoi ne pas commencer par choisir votre support et votre moyen d’écriture pour réfléchir au reste en les utilisant ? Ça fait un bon test préliminaire, non ?
N’hésite pas à commenter ou à parler de vos difficultés, par mail, sur le blog, le forum ou sur l’événement Facebook.

Je vous invite à lire l’article sur le journal si ce n’est pas déjà fait, en attendant la suite, qui traitera de la préparation psychologique et mentale. Mais ça, c’est une autre histoire…


Ce programme, disponible par mail à n’importe quel moment de l’année, se compose comme suit :

1. Avant de commencer, préparer le terrain <- Vous êtes ici.
2. Dans les starting blocks
3. Top départ
4. Mise en place d’une habitude
5. Etat d’esprit
6. Régularité
7. Récapitulatif

7 réflexions au sujet de « 1 mois de journal : Avant de commencer, préparer le terrain »

  1. Pour moi, le carnet est tout trouvé : c’est mon BuJo 🙂 et du coup, le crayon, idem, c’est celui que j’utilise pour mon BuJo.
    Pour le moment, ça va être dur, parce que j’ai un rythme qui varie d’un jour à l’autre… A voir 🙂

    1. Si tu ne fais que les quelques lignes conseillées, le BuJo ça va. Moi j’ai pris un carnet à part comme je fais 2 pages plus 500 à 1000 mots au fil de la journée, sinon ça me crame des pages bien trop vite (pourtant j’ai 240 pages maintenant).
      Pour le rythme, tu peux choisir « entre le repas de midi et le café de 16h » par exemple. C’est un peu lâche, mais tant que tu t’y mets, c’est bon. 🙂

  2. Je pense que je vais prendre un petit cahier avec du papier tout fin, marron ligné bleu, 48 pages, j’adore ces cahiers mais pour mes projets d’écriture c’est trop petit… Alors pour le journal ça devrait le faire. Pour le moment, hmm je ne sais pas trop encore… Le matin je suis hors service avant le café et pas sûre que j’aie le temps après. Le soir j’ai envie de plonger directement dans mon écriture… Je vais tester. Le but du journal c’est d’écrire « sur » ce qu’on est en train d’écrire, c’est ça, j’ai bien compris ? 😀

    1. Pour le début ce carnet devrait aller. Je fais jusqu’à deux pages le matin et entre 500 et 1000 mots en plus dans la journée en numérique, mais j’y parle aussi du blog, de diverses idées qui me passent par la tête.
      Oui, le but est de parler d’écrire, mais si tout roule, pas besoin d’y passer des heures. C’est plus pour mettre un peu d’ordre et débloquer en cas de soucis. Je le fais en échauffement avant de me mettre à écrire, si ça peut t’aider, et je refais une petite touche une fois que j’ai déclaré finie mon écriture de la journée.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *