#writeastorychallenge Semaine 1

Ma participation de la première semaine (plus ou moins) pour #writeastorychallenge. En français et en anglais.
My participation of the first week (more or less) for #writeastorychallenge. English version below.


Cet espoir, c’était Alessa, l’aînée qui posait problème et que toute la famille voulait cacher.

Pour Giovanni, c’était une opportunité : il n’aurait jamais eu une chance de lui faire apprendre des choses utiles pour son voyage si elle avait été chef de famille. Il n’avait pu avoir que quinze minutes par semaine, seul avec sa fille, quand il l’était. La branche secondaire aurait tout fait pour le tenir occupé et loin d’elle. Peut-être en punition d’avoir eu Donella avec une étrangère.

Giovanni serra les poings. Il était l’héritier légitime et un homme libre. Il pouvait faire ce qu’il voulait et personne n’avait le droit de mettre son nez dans ses affaires. Il avait déjà payé en perdant Éva pour le Tarot pour empêcher la mort de Donella encore bébé et lui offrir un délai.

Un grognement douloureux le sortit de ses sombres pensées. Donella tendit la main vers lui, ses grands yeux bleus-gris cherchant les siens. Elle n’était pas comme une fille exigeante et pitoyable qui demandait l’aide de son père. Non, elle savait que quelque chose allait se passer. Giovanni aurait pu le jurer.

— Alessa ?

Sa voix était presque inaudible, mais il était assez proche. Il acquiesça. Elle soupira. De soulagement ? De douleur ? Elle tourna la tête de l’autre côté.

— Le Tarot ?

— Tu as bien vu.

Sa voix faible de Donella était comme celle d’un fantôme et la sienne toujours comme un orage lointain. Il voulait lui dire qu’il savait tout depuis le début, mais il ne le pouvait pas. Bien, mes filles, vous êtes vouées à souffrir de la naissance à la mort à cause d’un problème en souffrance d’un ancêtre disparu depuis longtemps. Même lui ne savait pas ce qu’il en était advenu, peu importe où ou comment il cherchait. Il souffrait d’insomnie en envisageant qu’il n’ait pas assez préparé Alessa. Reconnaîtrait-elle suffisamment les Arcanes pour savoir qui sera quelle carte ? Comprendrait-elle seulement que les cartes qu’elle chercherait seraient des gens vivant dans cet autre monde ?

Il était trop tard pour y penser. Elle était partie. Loin de cette atmosphère fétide qui se répandait dans le manoir et la famille. Mais était-ce mieux là-bas ?

Les Familia Fuego et Agua devaient toujours se battre pour le pouvoir, pendant que les Aria observaient et n’agissaient pas. Sans parler des Lurra qui étaient trop éparpillés pour faire quoi que ce soit d’utile. Il espérait que le chaos se soit calmé, au moins un peu, après environ quinze ans, mais rien n’était sûr.

Tout reposait dans les mains d’Alessa. Après tout, comment pouvait-elle deviner pour les cartes ? Ce n’était pas cohérent du tout avec le monde dans lequel elle avait grandi. Et cet autre monde était… réel, étrange… Comme s’il s’adaptait aux gens qui y entraient.

Il avait rencontré un de ses ancêtres, un homme nommé Albano. Il disait — et Giovanni avait vérifié à son retour — qu’il était le fils du créateur du Tarot. Il avait disparu il y avait environ deux cents ans. Et à chaque fois que Giovanni voulait lui parler de quelque chose qu’il ne devait pas connaître, il s’interrompait pour une seconde, comme figé dans le temps, et il savait de quoi il s’agissait comme s’il l’avait toujours su. Et quand Giovanni était revenu au manoir, il lui manquait une partie de la mémoire. Des détails pour la plupart. Des petites choses, sur sa première fille, sur quelques personnes qu’il connaissait.

Giovanni regarda par la fenêtre, éloignant son regard de sa fille. Il ne voulait pas qu’elle sache qu’il était inquiet. Il prit une profonde inspiration et remit son masque de chef de famille.

Le destin avait eu son dû. Et tout ce qu’il pouvait faire était de s’assurer que Donella se battrait assez longtemps pour revoir Alessa.

Des pas se pressaient dans le couloir. Il posa ses yeux gris sur l’arrivante. D’un subtil mouvement de la main, il l’arrêta et sortit de la chambre.

Donella devait se reposer. Il n’était pas question qu’il laisse les affaires putrides de la famille ruiner ses espoirs.

Elle le dévisageait. La haine et le dédain se mélangeaient dans son regard.

— J’ai un message pour le chef.

— Dis-moi.

Un sourire narquois déformait ses lèvres fines.

— Tu ne l’es plus. Tu n’es qu’un simple devin. Je n’ai rien à te dire.

Sa main vola avant qu’il n’y pense. Il attrapa son bras et la maintenait fermement.

— Les tiens et toi, vous ne faites rien de bon. Vous continuez à répandre votre venin par les mots et infestez tout le monde. Je suis toujours l’ancien chef. Un mot de moi et tu es chassée, avec uniquement tes yeux pour pleurer. Compris ?

Il s’était exprimé d’une voix plus grave et tranchante, comme si l’orage s’était finalement approché.

Elle acquiesça sans bruit. Elle pourrait retenir son souffle jusqu’à la mort, il ne pourrait s’en désintéresser plus.

Giovanni était déterminé à protéger sa fille à nous et il ne laisserait personne interférer. Tout comme lorsqu’il était retourné dans le Tarot, sans penser une seule seconde à l’agenda toujours chargé de la famille.


That hope was Alessa, the troublesome firstborn that all the family wanted it hide.

For Giovanni, that will was an opportunity. He wouldn’t never have a chance to make her learn some things useful for her journey if she was to be the family chief. He couldn’t manage to get more than fifteen minutes a week, alone with his daughter, when he was. The secondary branch would do anything to keep him busy and away from her. Maybe as a punishment for having Donella with an outsider.

Giovanni clenched his wrist. He was the rightful heir and a free man. He could do anything he liked and no one would have the right to take a look on his business. He already payed the price by loosing Eva to the Tarot to prevent Donella’s death at young age and buy her a delay.

A painful growl got him out of his dark thoughts. Donella reached out for him, her big blue-grey eyes searching for his. She wasn’t like a pityfull demanding girl asking for her father’s help. No, she knew something would happens, Giovanni could swear it.

– Alessa ?

Her voice was nearly inaudible, but he was close enough. He nodded. She sighted. Of releef ? Or pain ? She turn her head on the other side.

– The Tarot ?

– You guessed right.

Her frail voice was like a ghost and his was always like a distant storm. He wanted to tell her that he knew everything from the start but he couldn’t. Well, my daughters, you are doomed since your birth to suffer until you death because of an unfinished business of a long gone ancestor. Even him never knew what happens to him, no matters where or how he searched. He had insomnia over the fact that he may not have prepared Alessa enough. Will she know enough the Arcanas to understand which people will be which card ? Will she even understand that the cards she’s searching are living people from this other world ?

It was too late to think of it. She was gone. Far from the foul air that spread in the manor and the family. But was it really better there ? Fuego and Agua Familia should still fight over power, while Aria’s stare and do nothing. Not saying the Lurra were too scattered to make anything useful. He wished chaos would have settled, at least a little, after fifteen years or so, but nothing was sure.

Everything was on Alessa’s hands. After all, how could she guess for the cards ? It wasn’t consistent at all with the world she grew up in. And this other world was… real, strange… Like it’s adapting to the people who got inside it.

He met one of his ancestors, a man called Albano. He said – and Giovanni checked once his was back – that he was the son of the Tarot’s creator. He dissapeared some thing like two hundred years ago. And each time Giovanni wanted to speak of something that he shouldn’t know, he stopped for a second, as if he was frozen in time, and knew it was about as if he always knew. And when Giovanni was back at the manor, he had some missing memories. Details, for the most of it. Little things, on his first daughter, on a few people he knew.

Giovanni looked at the window, getting his gaze away from his daughter. He didn’t want her to know that he was worried. He took a deep breath and put back his family chief’s mask.

Destiny took its prize. And he got left to do was to make sure that Donella would fight long enough to see Alessa again.

Foot steps rushed in the hall. He lays his grey eyes on the woman coming. In a subtle hand move, he stopped her and got out of the room. Donella was to be left to rest. No way he would let family’s fester business ruin his hopes.

She stared at him. Hate and disdain blended in her look.

– I have a message for the chief.

– Tell me.

A smirk torn her thin lips.

– You no longer are. You’re just a regular soothsayer. I have nothing to say to you.

His hand flew before he could think of it. He grasped her arm and hold it firmly.

– You, and your kind, are doing nothing good. you keep expending your fester words and infect everyone. I’m still the older chief. A word from me and you’re out of here, with nothing more than your eyes to cry. Understood ?

He spoke with a darker and sharper voice, like the storm came closer after all.

She nod without a sound. She might hold her breath to death, he wouldn’t care more.

Giovanni was determined to protect his daughter again and would let no one interfere. Just like when he got the Tarot’s word twice, not thinking a second of the family’s always busy schedule.


La suite dans quelques jours pour rattraper le retard sans spammer !
Stay tuned, new parts on a few days, so it don’t get spammy !

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