(Scri)BuJo’s Lexicon

Version française ici.


It won’t cover everything at the beginning, I’ll add here any new, relevant word that I use. Don’t be shy and ask in the comments if you want me to add some. It applies to the ScriBuJo, Writing Bullet Journal.

BuJo – Bullet Journal: I’ll link you to this article.

Calendex: Something you can use instead of Future Log. View of a table as a calendar in a column. More useful if you have lengthy events to follow or more stuff that comes back each week/month/so on. Also for many little appointments. Work well with colour coding.

Dailies: Pages for the work of the day, with events, appointments. If you don’t write the whole week, you can skip the non-writing days.

Future Log: Annual or 6 months planning, depending on your needs. It allows you to write beforehand some events like holidays, non-working days, writing challenges, blog challenges, etc. More useful for exhaustive information (like appointments with date, hour and place) and when you don’t have many for them. (It’s always possible to set up to a month by page if you need space. Putting two or three months per page is not an iron rule.)

Monthly: Usually, two pages (but it can be only one), to prepare the month ahead or ongoing. You report everything from the annual/future log and you add stuff.

Masking tape/washi tape: decorative adhesive, made with Japanese paper for the real ones. You can find some cheap ones, made in with plastic and/or not removable. Its first quality is its ability to be put and remove a few time without damaging the paper (or the support). It’s also — often — partially transparent. It’s resilient enough to make indexes or small bookmarks (and soon, I’ll make a tutorial).

Tracker: Can be of every possible form. Stacks of books to colour when you read them, little stars for weight loss, and that’s the least of it. Here, it will mostly be plain squares to tick. We make it useful and quick, ladies and gentlemen! (Maybe I will share some of my personal BuJo, but for the writing one, I have no time to spend on anything which is not immediately useful.)

Review: Of the week, the month or the year, to check what works and what doesn’t, to make it better. The BuJo’s big strength is its adaptability to the person who’s using it, so every Bujo is unique.

(Scri)Bujo’s Basics

Version française ici.


What’s a BuJo ?

It’s pretty easy. A notebook or a binder, according to taste and needs, which works as external memory to forget nothing and, as an add-on, set goals. For « technical » words, here’s the lexicon. You can also use it as personal development, but here, we’ll talk about a Writing BuJo. But as I have an huge contradiction instinct, I’ll get to the classics for this post.

First, BuJo, it’s short for Bullet Journal, named by its creator Ryder Carroll. It works with :

  • Index, table of contents, which is the strength of the BuJo. Instead of stack of notes everywhere, we knows where is what. Even if it’s the shopping list three months ago or the list of things you promised to bring to your (step) mother at Xmas when it was summer holidays.
  • You do two simple plannings. One for 6 or 12 months to come, and one more precise for the ongoing month, so you can know when you’ll have an appointment, bills to pay, etc. . For deadlines also.
  • You do a to-do list day by day. When it’s done, you cross it ; you delay or strike it if it’s not.
    For those that it will bring down or don’t find it motivating, you can do a Done list. You don’t have the pressure to see stuff accumulate.
    You can make one as a brain dump for the month with not time sensitive task. Also gets out of your brain that you’ll need ink cartridge while you have time. It will be stupid to have none when you’ll have to change, isn’t it ?
  • And my favorite part : collections. Lists, more lists ! Statistics (I do love them). Lists of anything you want. Books to read, shopping to do, borrowed and lend items, shipping in waiting, and more. The good part of it is that you start it on the next empty page you find and you continue after it. It’s the useful part of the Index. No need to say you’ll need that much pages for your week, no, it’s a organised mess. And I love this !

I recommend you to get a look to the official website www.bulletjournal.com because it’s the basic, the heart of it. Don’t be shy and ask me, comments are here for that. There are all list of tips, way to do it, cute pics, stickers, printable, but that is another story…

Défi de février

English version here.


Aujourd’hui, pour le premier défi mensuel du blog, je vous propose de créer un ScriBuJo tout au long du mois.

Chaque jour, nous ajouterons une nouvelle page, et à la fin vous en saurez assez pour pouvoir continuer de votre côté, si ça vous convient.

Le concept du BuJo est de faire ce qu’on veut, comme on veut, et d’adapter au fur et à mesure. Cependant, je vous conseille de suivre les indications sur l’ensemble du mois, pour tester chacune des pages sans partir sur l’à priori que l’une ou l’autre ne vous conviendrait pas. Je ne vais faire qu’effleurer la surface pour avancer vite et qu’on puisse aborder d’une page par jour. Je reviendrai à partir de mars sur chaque page qui en vaut la peine et j’approfondirai.

Nécessaire à prévoir :

  • Un carnet, un cahier ou un classeur avec des feuilles, entre la taille A4 (feuille d’imprimante) et A6 (une feuille d’imprimante pliée en deux dans un sens puis dans l’autre). De préférence non vierge, le choix des lignes, des carreaux ou des points est libre. Ça peut tout à fait être du recyclage juste pour tester avant de choisir le support et le format qui vous convient.
  • Un stylo agréable et lisible
  • Un petit créneau horaire tranquille, le temps de lire l’article journalier et de faire la page correspondante. Je dirais entre 5 et 15 minutes selon la rapidité de lecture, de recopiage et la page du jour.
  • Réfléchir en quoi l’expérience pourrait être intéressante et utile. Ça a l’air idiot dit comme ça, mais avoir une raison de le faire (organiser son écriture, suivre sa production pour avoir une idée de ce qui est fait sur un laps de temps défini ou lister les idées pour ne plus les perdre, par exemple) va faciliter le fait de s’y mettre tous les jours.

Il y aura un petit cadeau pour les participant(e)s inscrit(e)s sur le blog, j’y reviens un peu plus loin.

En attendant, pour vous renseigner un peu sur la chose si cela vous intéresse, pouvez jeter un coup d’œil aux articles comme les bases du BuJo pour voir un peu de quoi il retourne.

Ceci dit, le BuJo que nous allons créer ensemble sera ScriBuJo : une version strictement utile, mais pas moche pour autant, destinée plus à une utilisation pour écrivain, mais celle-ci peut être aussi faite dans les milieux créatifs, ou adaptée pour un travail. Vous ne trouverez donc ici aucune fioriture, aucun joli dessin, tout aura une utilité. Je ne vous empêcherais pas de décorer le vôtre, mais je ne vous y encouragerai pas, le but de son existence est d’être un outil, uniquement un outil, qui permet de gagner du temps, et non de perdre davantage en décoration que ce qu’on gagne à l’utiliser. (Je ne critique pas ceux/celles qui y passent des heures si c’est leur dada. Moi-même, dans mon BuJo perso, j’utilise pour séparer les jours et les sections des motifs simplifiés de Zentangle que je colorie quand j’ai besoin de me reconcentrer. Vous remarquerez que je le fais parce que ça me permet de me recentrer et de rassembler mon « énergie créative » pour être plus productive lors que j’écris, donc je reviens sur ce que je disais : avec moi, tout a une utilité. :p)

Je proposerai par la suite, en récompense, un set de « printable » correspondant aux pages dont nous aurons besoin pour le challenge (les fêtes de fin d’année se sont liguées pour m’empêcher de le finir à temps). Tous ceux/celles qui se seront inscrits sur le site (mail ou WordPress) et qui auront participé au challenge (commentaires et/ou photos) recevront un code qui leur permettra d’obtenir gratuitement le set dès sa sortie.

Il sera disponible au format A5 et A6, pour classeur-organiseur de type Filofax, ou à relier ou agrafer à la main. Les pages ne seront pas numérotées, car leur quantité et leur placement dépendront de chacun. Il y aura donc un exemplaire de chaque type de page, en recto simple pour adapter à ce que vous voulez mettre derrière. Ce set, et d’autres, correspondant à d’autres besoins plus ciblés, seront disponibles au fil de l’année sur la boutique Etsy, en attendant d’en développer une personnelle. Ces ventes, ainsi que des liens affiliés, permettront de financer l’hébergement du blog.

 

Je vous attends le 1er février, vous pouvez vous préinscrire ici, ainsi que sur l’événement FaceBook et vous abonner au blog (mail ou WordPress) pour ne rater aucune des publications quotidiennes.

Je mettrai à jour les liens de ce challenge ci-dessous au fur et à mesure de leur publication.

Motivations de la semaine passée

170115-lao-tsu-voyage-un-pas

”Un voyage de mille lieues commence toujours par un premier pas.”

Lao-Tseu

Commencer petit pour accomplir de grandes choses. Avez-vous défini votre objectif pour le défi ?

  

170115-robbins-decision

« Votre vie change au moment où vous prenez une nouvelle décision. »

Anthony Robbins

Et vous, quelle est la décision que vous avez pris pour l’écriture en 2017 ?

  

170117-ford-obstacles-objectifs

”Les obstacles sont ces choses effrayantes que vous apercevez lorsque vous détournez les yeux de vos objectifs.”

Henry Ford

Terminez toujours sur une idée pour la suite pour pouvoir reprendre plus facilement.

  

<img class="size-full wp-image-361" src="http://scribujo.xyz/wp-content/uploads/2017/01/170118-ryun-motivation-habitude.png" alt="170118-ryun-motivation-habitude" width="506" height="253" /

”La motivation vous fait débuter, mais c’est l’habitude qui vous fait continuer.”

Jim Ryun

Utiliser la motivation pour créer l’habitude d’écrire un peu tous les jours.

  

170119-mailhot-courage

”L’écriture, toute écriture, reste une audace et un courage. Et représente un énorme travail.”

Michèle Mailhot

Avez-vous eu le courage de suivre le défi tous les jours ?

  

170120-hadzfeld-temps-passe-present

”La littérature romanesque est une écriture au passé pour des lecteurs au futur.”

Jean Hatzfeld

Plutôt passé ou présent dans vos écrits ?

  

170121-ricardou-aventure

”Le récit n’est plus l’écriture d’une aventure, mais l’aventure d’une écriture.”

Jean Ricardou

Paré pour l’aventure ? Prêt, feu, écrivez !

Suivi semaine 04

Nouvelle semaine, nouvelle liste d’objectifs et nouveau planning. On oublie pas de faire le compte rendu (bon ou mauvais) sur l’article de la semaine dernière si on a participé (ici).

Si c’est votre première semaine parmi nous, passez par ici, pour en savoir un peu plus sur comment ça marche et ce que j’entends pour chaque section.

Semaine 04
Projet : .
Objectif : .
Récompense : .

Planning
Lundi :
Mardi :
Mercredi :
Jeudi :
Vendredi :
Samedi :
Dimanche :


Et voilà ma version !

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Maintenant que vous savez tout, n’hésitez pas à donner votre version en commentaire. N’oubliez pas de revenir la semaine prochaine pour le compte rendu et le suivi de la semaine suivante ! On peut aussi parler des soucis rencontrés et de petites (ou grandes) victoires. Je modifierai peut-être l’ordre de parution des articles à venir si je vois des cas qui collent.

Psst ! Si vous suivez le blog, vous aurez un rappel hebdomadaire pour ne pas louper les suivis !

#writeastorychallenge Semaine 2

Ma participation de la seconde semaine (plus ou moins) pour #writeastorychallenge. En français et en anglais.
My participation of the second week (more or less) for #writeastorychallenge. English version below.


Il la regarda partir, ses pas claquant sur le marbre, résonnant dans le couloir désert. Ceux qui n’avaient pas le don mettaient toujours l’accent sur les corvées divinatoires, et Giovanni s’y était opposé. Ils avaient été soulagés quand Donella avait repris le flambeau. Un chef plus facile à manœuvrer. Mais plus maintenant.

Même s’il n’était plus au zénith de sa vie, il en avait assez. Aigri, diraient certains, mais les vies de ses filles étaient en jeu. Et la nouvelle génération de la famille avait grandi dans la peur de son regard et de sa poigne de fer. Ces lâches à langue de serpent auraient quelqu’un à qui parler.

Il retourna dans sa chambre après un dernier coup d’œil vers Donella. Pauvre petite fille. Il serra les poings et se dirigea droit vers le placard. Il enfila sa tenue de chef de famille.

L’homme dans le miroir semblait plus vieux, usé, dans ces vêtements presque neufs. La soie était agréable sous ses doigts rudes. Il mit une fine ceinture de cuir sur sa tunique bleue et rouge, plus large qu’elle n’était. Il ne put s’empêcher de se rappeler à la dernière où il avait porté ceci : l’intronisation de Donella. Elle était magnifique, et toute la célébration était merveilleuse. Digne comme l’Impératrice.

Le visage de son reflet s’assombrit. Le Tarot s’appelait et il était vorace. Il ne la laisserait pas tranquille tant qu’elle ne l’aurait pas rejoint, ou qu’elle en meurt.

Il s’éloigna du verre, ne voulant plus sentir ce regard sévère sur lui. Est-ce que ce serait mieux s’il utilisait la porte cachée du Tarot ? Éva l’avait utilisée pour le rejoindre quand il ne pouvait pas revenir. Mais quel en serait le prix ? La dernière fois, il avait abandonné Éva au Tarot et il n’avait plus personne pour recommencer. La seule chose qui pourrait marcher, si Alessa ne rassemblait pas les Arcanes à temps, était que Donella y entre. Mais elle s’était énervée la dernière fois qu’il en avait parlé en sa présence.

Le temps n’était pas aux comportements enfantins. Il retourna dans la chambre. Les infirmières reculèrent de peur et il ferma la porte.

Donella le dévisagea. Ses yeux s’agrandirent quand son regard tomba sur son costume. Elle rapprocha ses coudes pour s’asseoir, mais s’interrompit, les lèvres serrées.

— Fais ton choix.

Sa bouche s’ouvrit, mais rien n’en sortit. Sa respiration s’alourdit.

— Père, comment peux-tu ? Je ne fuirais pas. Je ne me suis pas battue si longtemps pour me suicider.

Des larmes emplirent ses yeux bleus. Les yeux d’Éva. Courageuse malgré sa santé fragile.

— Pas de temps de rire. Nous avons une opportunité. Tu sais que tu dois y aller tant que tu peux.

Elle se recroquevilla, aussi pâle que les draps blancs autour d’elle.

— Vous ne pouvez pas me demander cela…

— Je ne te laisserai pas mourir. Je t’y porterai moi-même, même s’il n’y a pas de retour possible.

— Mais, la famille…

— Futilités. Ils ne se préoccupent pas de toi. Tout ce qui les intéresse est le statut et le pouvoir de la famille.

Un bruit étouffé s’échappa de sa gorge avant qu’elle ne tousse.

— Je suis désolé de te l’apprendre, mais nous ne sommes que des pions pour eux. Rien de plus, rien de moins.


He watched her get away, her loud footsteps on the marble floor, echoing on the empty corridor. The not gifted always putted the accent on the divinatory chores, and Giovanni stood against it. They were relieved when Donella took over. An easier chief to deal with. But no more.

Even if he wasn’t at the zenith of his life, he was fed up. Bitter, some would say, but his daughters lives were on the edge. And the new generation of the family grow, with the fear of his steel gaze and grasp. Those cowards serpent tongues will have someone to talk with.

He got back to his room after a last glance at Donella. Poor little girl. He clenched his hands and walked right to the dressing. He put his family chief attire.

The man on the miroir seems older, worn out, on these nearly brand new clothes. The silk felt good under his rough fingers. He put a slim leather belt on his blue and red tunic, wider than it used to be. He couldn’t help but remember the last time he wore this : Donella’s enthronement. She was beautiful, and the whole celebration was blissful. Dignified as the Empress.

His reflection’s face darkened. The Tarot called her and it was voracious. It wouldn’t let her live before she got into it, or died.

He turn away for the glass, not willing to feel that severe look on him. Would it be better if he used the back door entrance of the Tarot world ? Eva used it to join him when he couldn’t got back. But what would be the price ? Last time, he had to surrender Eva to the Tarot and he got no one left to do so. The only thing that would work, if Alessa wasn’t to reunite all the Arcanas on time, was that Donella got into it. But she went mad last time he mentioned it in her presence.

No time for childish behavior. He went back to her room. Nurses drew back in fear and he closed the door.

Donella stared at him. Her eyes widens when her gaze felt on this attire. She bring her elbows closer to sit but stopped, her lips clenched.

– Make you decision.

Her mouth opened but nothing get out. Her breath got heavy.

– Father, how could you ? I don’t want to run away. I didn’t fight that long to commit suicide.

Tears filled up her blue eyes. Eva’s eyes. Brave despite her weak health.

– No time to jest. We have a window of opportunity. You know you have to go while you can.

She curled up, as pale as the white sheets around her.

– You can’t ask this…

– I won’t let you die. I’ll carry you there myself, even if there will be no way back.

– But, the family…

– It’s crap. They don’t care about you. All that matters was family’s status and power.

A faint sound get out of her throat before she coughs.

– Sorry to say that, but we’re just pawns to them. No less, no more.


A la semaine prochaine pour la suite !
Stay tuned, new part next week !

Habitudes, habitudes

(Deux points si vous avez reconnu l’air de « Souvenirs, souvenirs… » oui, mes parents écoutaient des vieux trucs et alors ?)

J’inaugure ici une petite série d’articles sur les habitudes : comment les former, lesquelles adopter dans le cadre de l’écriture, celles que j’ai testées, les pièges à éviter, etc.

De base, vous saurez, notre cerveau aime bien les habitudes. Une fois que c’est ancré, ça a tendance à rester. Ça peut être des petits détails comme chercher la boîte à clé sur une table fantôme parce qu’on a déménagé, l’enchaînement déshabillage-lavage de dents (ou l’inverse le matin : petit dej-lavage de dents-habillage) au café/clope/bière/saladier de céréales qui font soi-disant maigrir en rituel du matin avant lequel il ne faut pas nous parler.

Certaines habitudes sont moins nocives que d’autres, vous en conviendrez, mais aussi plus faciles à se débarrasser. Comme Barrie Davenport l’explique dans son livre Sticky Habits: How to Achieve Your Goals without Quitting and Create Unbreakable Habits Starting with Five Minutes a Day (English Edition), les fumeurs ont plusieurs facteurs qui les poussent (avec toutes les règles, je ne sais pas si c’est encore valable, mais c’est pour l’exemple). Le côté communautaire, le côté coupe-faim ou anti-stress, le phénomène de mode… chacun donne une récompense au cerveau. D’un autre côté, quand on se met au sport — et c’est la geek-patate de canapé, championne toute catégorie qui parle — après la résistance initiale, on y retourne. Pourquoi ? La dose d’endorphine. On est crevé, mais on est content. Louche, mais soit. Pour vingt minutes de marche autour du pâté de maisons, on ne va pas trop râler.

La clé, c’est de donner satisfaction à son cerveau. Qu’il en redemande. Et de savoir pourquoi on fait ce qu’on fait. Parce que si on le fait parce que machin dit que c’est trop bien, ça ne marchera pas. Par contre, si à chaque fois que vous vous installez pour écrire, vous vous dites « je veux finir mon histoire pour qu’elle me lâche la grappe » (pardon, ça, c’est moi, donc on la refait) « je veux finir mon histoire », vous avez une raison pour écrire. Il faut aussi savoir commencer petit.

Pas la peine de se fixer un objectif de dingue avec 1000 mots tous les jours pendant 6 mois, si vous n’avez pas aligné 3 mots depuis des semaines ou plus. 250 mots pour les habitués, 100 voire 50 pour les autres, c’est assez. Le tout est de s’y mettre. (Il y a le défi perpétuel lancé en janvier qui peut vous aider à vous motiver.)

De préférence, s’installer au même endroit et à créneau à peu près fixe. On m’a déjà sorti l’excuse de « oui, mais moi, je préfère écrire 1000 mots le samedi soir plutôt que 200 du lundi au vendredi ! ». Soit, si ça marche pour vous, allez-y. Par contre, il faut s’y mettre tous les samedis soir et ne pas lâcher tant que les 1000 mots ne sont pas faits. Ce qui est plus « facile » quand on fait un peu tous les jours, c’est que ça prend moins de temps (c’est plus facile de récupérer 15 minutes par jour que 1 h 30 ou 2 h), et surtout, si on lâche un jour ou deux, c’est plus facile à rattraper niveau quantité. En plus, niveau engagement, on se rappelle plus facilement de faire quelque chose quand on le fait tous les jours que toutes les semaines.

D’ailleurs, autre astuce, c’est comme le vélo ou le cheval, si on se gamelle, on remonte de suite ! Si vous attendez un retour de la sacro-sainte inspiration ou un alignement des planètes, vous pouvez attendre longtemps (pour les planètes, c’est l’année prochaine, de mémoire).

Ah, l’inspiration, tout un débat. Mais ça, c’est une autre histoire…

#writeastorychallenge Semaine 1

Ma participation de la première semaine (plus ou moins) pour #writeastorychallenge. En français et en anglais.
My participation of the first week (more or less) for #writeastorychallenge. English version below.


Cet espoir, c’était Alessa, l’aînée qui posait problème et que toute la famille voulait cacher.

Pour Giovanni, c’était une opportunité : il n’aurait jamais eu une chance de lui faire apprendre des choses utiles pour son voyage si elle avait été chef de famille. Il n’avait pu avoir que quinze minutes par semaine, seul avec sa fille, quand il l’était. La branche secondaire aurait tout fait pour le tenir occupé et loin d’elle. Peut-être en punition d’avoir eu Donella avec une étrangère.

Giovanni serra les poings. Il était l’héritier légitime et un homme libre. Il pouvait faire ce qu’il voulait et personne n’avait le droit de mettre son nez dans ses affaires. Il avait déjà payé en perdant Éva pour le Tarot pour empêcher la mort de Donella encore bébé et lui offrir un délai.

Un grognement douloureux le sortit de ses sombres pensées. Donella tendit la main vers lui, ses grands yeux bleus-gris cherchant les siens. Elle n’était pas comme une fille exigeante et pitoyable qui demandait l’aide de son père. Non, elle savait que quelque chose allait se passer. Giovanni aurait pu le jurer.

— Alessa ?

Sa voix était presque inaudible, mais il était assez proche. Il acquiesça. Elle soupira. De soulagement ? De douleur ? Elle tourna la tête de l’autre côté.

— Le Tarot ?

— Tu as bien vu.

Sa voix faible de Donella était comme celle d’un fantôme et la sienne toujours comme un orage lointain. Il voulait lui dire qu’il savait tout depuis le début, mais il ne le pouvait pas. Bien, mes filles, vous êtes vouées à souffrir de la naissance à la mort à cause d’un problème en souffrance d’un ancêtre disparu depuis longtemps. Même lui ne savait pas ce qu’il en était advenu, peu importe où ou comment il cherchait. Il souffrait d’insomnie en envisageant qu’il n’ait pas assez préparé Alessa. Reconnaîtrait-elle suffisamment les Arcanes pour savoir qui sera quelle carte ? Comprendrait-elle seulement que les cartes qu’elle chercherait seraient des gens vivant dans cet autre monde ?

Il était trop tard pour y penser. Elle était partie. Loin de cette atmosphère fétide qui se répandait dans le manoir et la famille. Mais était-ce mieux là-bas ?

Les Familia Fuego et Agua devaient toujours se battre pour le pouvoir, pendant que les Aria observaient et n’agissaient pas. Sans parler des Lurra qui étaient trop éparpillés pour faire quoi que ce soit d’utile. Il espérait que le chaos se soit calmé, au moins un peu, après environ quinze ans, mais rien n’était sûr.

Tout reposait dans les mains d’Alessa. Après tout, comment pouvait-elle deviner pour les cartes ? Ce n’était pas cohérent du tout avec le monde dans lequel elle avait grandi. Et cet autre monde était… réel, étrange… Comme s’il s’adaptait aux gens qui y entraient.

Il avait rencontré un de ses ancêtres, un homme nommé Albano. Il disait — et Giovanni avait vérifié à son retour — qu’il était le fils du créateur du Tarot. Il avait disparu il y avait environ deux cents ans. Et à chaque fois que Giovanni voulait lui parler de quelque chose qu’il ne devait pas connaître, il s’interrompait pour une seconde, comme figé dans le temps, et il savait de quoi il s’agissait comme s’il l’avait toujours su. Et quand Giovanni était revenu au manoir, il lui manquait une partie de la mémoire. Des détails pour la plupart. Des petites choses, sur sa première fille, sur quelques personnes qu’il connaissait.

Giovanni regarda par la fenêtre, éloignant son regard de sa fille. Il ne voulait pas qu’elle sache qu’il était inquiet. Il prit une profonde inspiration et remit son masque de chef de famille.

Le destin avait eu son dû. Et tout ce qu’il pouvait faire était de s’assurer que Donella se battrait assez longtemps pour revoir Alessa.

Des pas se pressaient dans le couloir. Il posa ses yeux gris sur l’arrivante. D’un subtil mouvement de la main, il l’arrêta et sortit de la chambre.

Donella devait se reposer. Il n’était pas question qu’il laisse les affaires putrides de la famille ruiner ses espoirs.

Elle le dévisageait. La haine et le dédain se mélangeaient dans son regard.

— J’ai un message pour le chef.

— Dis-moi.

Un sourire narquois déformait ses lèvres fines.

— Tu ne l’es plus. Tu n’es qu’un simple devin. Je n’ai rien à te dire.

Sa main vola avant qu’il n’y pense. Il attrapa son bras et la maintenait fermement.

— Les tiens et toi, vous ne faites rien de bon. Vous continuez à répandre votre venin par les mots et infestez tout le monde. Je suis toujours l’ancien chef. Un mot de moi et tu es chassée, avec uniquement tes yeux pour pleurer. Compris ?

Il s’était exprimé d’une voix plus grave et tranchante, comme si l’orage s’était finalement approché.

Elle acquiesça sans bruit. Elle pourrait retenir son souffle jusqu’à la mort, il ne pourrait s’en désintéresser plus.

Giovanni était déterminé à protéger sa fille à nous et il ne laisserait personne interférer. Tout comme lorsqu’il était retourné dans le Tarot, sans penser une seule seconde à l’agenda toujours chargé de la famille.


That hope was Alessa, the troublesome firstborn that all the family wanted it hide.

For Giovanni, that will was an opportunity. He wouldn’t never have a chance to make her learn some things useful for her journey if she was to be the family chief. He couldn’t manage to get more than fifteen minutes a week, alone with his daughter, when he was. The secondary branch would do anything to keep him busy and away from her. Maybe as a punishment for having Donella with an outsider.

Giovanni clenched his wrist. He was the rightful heir and a free man. He could do anything he liked and no one would have the right to take a look on his business. He already payed the price by loosing Eva to the Tarot to prevent Donella’s death at young age and buy her a delay.

A painful growl got him out of his dark thoughts. Donella reached out for him, her big blue-grey eyes searching for his. She wasn’t like a pityfull demanding girl asking for her father’s help. No, she knew something would happens, Giovanni could swear it.

– Alessa ?

Her voice was nearly inaudible, but he was close enough. He nodded. She sighted. Of releef ? Or pain ? She turn her head on the other side.

– The Tarot ?

– You guessed right.

Her frail voice was like a ghost and his was always like a distant storm. He wanted to tell her that he knew everything from the start but he couldn’t. Well, my daughters, you are doomed since your birth to suffer until you death because of an unfinished business of a long gone ancestor. Even him never knew what happens to him, no matters where or how he searched. He had insomnia over the fact that he may not have prepared Alessa enough. Will she know enough the Arcanas to understand which people will be which card ? Will she even understand that the cards she’s searching are living people from this other world ?

It was too late to think of it. She was gone. Far from the foul air that spread in the manor and the family. But was it really better there ? Fuego and Agua Familia should still fight over power, while Aria’s stare and do nothing. Not saying the Lurra were too scattered to make anything useful. He wished chaos would have settled, at least a little, after fifteen years or so, but nothing was sure.

Everything was on Alessa’s hands. After all, how could she guess for the cards ? It wasn’t consistent at all with the world she grew up in. And this other world was… real, strange… Like it’s adapting to the people who got inside it.

He met one of his ancestors, a man called Albano. He said – and Giovanni checked once his was back – that he was the son of the Tarot’s creator. He dissapeared some thing like two hundred years ago. And each time Giovanni wanted to speak of something that he shouldn’t know, he stopped for a second, as if he was frozen in time, and knew it was about as if he always knew. And when Giovanni was back at the manor, he had some missing memories. Details, for the most of it. Little things, on his first daughter, on a few people he knew.

Giovanni looked at the window, getting his gaze away from his daughter. He didn’t want her to know that he was worried. He took a deep breath and put back his family chief’s mask.

Destiny took its prize. And he got left to do was to make sure that Donella would fight long enough to see Alessa again.

Foot steps rushed in the hall. He lays his grey eyes on the woman coming. In a subtle hand move, he stopped her and got out of the room. Donella was to be left to rest. No way he would let family’s fester business ruin his hopes.

She stared at him. Hate and disdain blended in her look.

– I have a message for the chief.

– Tell me.

A smirk torn her thin lips.

– You no longer are. You’re just a regular soothsayer. I have nothing to say to you.

His hand flew before he could think of it. He grasped her arm and hold it firmly.

– You, and your kind, are doing nothing good. you keep expending your fester words and infect everyone. I’m still the older chief. A word from me and you’re out of here, with nothing more than your eyes to cry. Understood ?

He spoke with a darker and sharper voice, like the storm came closer after all.

She nod without a sound. She might hold her breath to death, he wouldn’t care more.

Giovanni was determined to protect his daughter again and would let no one interfere. Just like when he got the Tarot’s word twice, not thinking a second of the family’s always busy schedule.


La suite dans quelques jours pour rattraper le retard sans spammer !
Stay tuned, new parts on a few days, so it don’t get spammy !

Suivi semaine 03

Nouvelle semaine, nouvelle liste d’objectifs et nouveau planning. On oublie pas de faire le compte rendu (bon ou mauvais) sur l’article de la semaine dernière si on a participé (ici).

Si c’est votre première semaine parmi nous, passez par ici, pour en savoir un peu plus sur comment ça marche et ce que j’entends pour chaque section.

Semaine 03
Projet : .
Objectif : .
Récompense : .

Planning
Lundi :
Mardi :
Mercredi :
Jeudi :
Vendredi :
Samedi :
Dimanche :


Et voilà ma version !

2017-01-15-16-52-20
Ça va plus vite mine de rien. :p Et ma récompense est des points pour stylos, comme d’hab.

Maintenant que vous savez tout, n’hésitez pas à donner votre version en commentaire. N’oubliez pas de revenir la semaine prochaine pour le compte rendu et le suivi de la semaine suivante ! On peut aussi parler des soucis rencontrés et de petites (ou grandes) victoires. Je modifierai peut-être l’ordre de parution des articles à venir si je vois des cas qui collent.

Psst ! Si vous suivez le blog, vous aurez un rappel hebdomadaire pour ne pas louper les suivis !

Minimaliste, mais pas trop ou le rendre beau sans passer par les beaux arts

Je sais que le sujet a été vu et revu, surtout en anglais. Je vais quand même vous montrer comment je rends un peu plus joli mon ScriBuJo (Bullet Journal d’Écriture pour les nouveaux, coucou !). Le tout est de ne pas tomber dans l’excès. Soyons honnêtes, le but est d’avoir un outil efficace et qui donne envie de bosser avec, pas un truc super joli, qui nous pompe deux heures par jour et qu’au final, on a plus de temps de bosser. C’est quand même ballot.

Avant que les accros des jolis BuJo pleins de dessins, de jolies couleurs et autres ne viennent râler, je précise et je rappelle que je ne traite pas ici d’un BuJo en général. Si vous avez compris le concept de base : vous gardez ce qui vous plaît et qui marche et vous changez le reste, point.

Vous voulez faire joli, vous faites. Vous voulez rester au noir et blanc sans fioriture comme Ryder Carroll, ça marche aussi. Un truc entre les deux ? Allez-y ! Je parle d’un BuJo strictement utilitaire, pour avancer, merci. 🙂

Même si votre BuJo n’est pas utilitaire, vous pourriez trouver un ou deux trucs qui vous plaisent.

Revenons donc au sujet principal. La plupart des trucs que je vais vous dévoiler sont d’abord utiles avant d’être jolis (enfin, pas tous, mais presque !).

 

1. Le code couleur

Attention, je suis une maniaque des suivis et d’optimisation, donc je vais parler de ma façon de faire, par contre je conseille de l’implémenter progressivement et de l’adapter à vos besoins.

Ce que je qualifie de décoration, ce sont les entêtes (titres et dates), les sous-titres et les séparations quand il y en a.
J’utilise trois codes couleur plus ou moins séparés. Pourquoi trois ? Parce qu’ils ne font pas la même chose.

 

photos
Code couleur en action. Les ronds sont pour indiquer les mois-semaines-jours comme la couleur change chaque mois en fonction de celle utilisée dans mon BuJo pour réduire le nombre de stylos à transporter.

 

L’un est pour retrouver plus facilement dans quelle section je suis. Suivis, planning, chaque projet, info et autre.

  • suivi quotidien : la couleur des décorations change chaque semaine ou chaque mois pour que je ne me lasse pas ;
  • plans sur le long terme : violet clair ;
  • Les Chroniques de Valasfor (Cycle d’au moins 10 tomes high fantasy ado-adultes) : bleu noir ;
  • Tarot Dimension (Roman unique, high fantasy ado) : orange ;
  • Le Cycle des Masques (High fantasy, trois parties, des nouvelles, une novella et des épisodes pour au moins deux saisons) : brun ;
  • Contes d’Hier, Héros d’aujourd’hui (Fantasy, nouvelles pour enfants, 2 parties) : violet, quand je m’y remettrai ;
  • Blog : « vert turquoise » ;
  • Les autres projets : vert foncé ;
  • les infos que je conserve en turquoise,
  • le reste, s’il y a besoin, noir s’il ne rentre pas dans une catégorie, sinon je le fais au crayon de papier pour pouvoir mettre la couleur qui va bien plus tard.

Le second code couleur est en lien avec l’« Écriture niveau 10 », que j’ai dérivé de la « Vie niveau 10 ». J’ai prévu de faire un article là-dessus quand j’aurai testé et approuvé le concept. Il ne sert qu’au suivi de ce challenge, pour savoir sur quoi j’ai bossé, ce que j’ai laissé de côté, etc. Couleurs des projets — identique à celui du premier code — et les domaines dont je veux suivre l’évolution (descriptions, études et exercices notamment).

Le troisième code couleur est dans le suivi des tâches au moment T. Il vient de mon ancien ScriBuJo, pour dire à quel point il marche avec moi. Il permet d’avoir une vision rapide : si on est dans les clous ou pas du tout. En prime, il marche avec un masking tape que j’utilise quand j’ai la flemme de faire des cases (plus là-dessus plus loin) — ou que je n’ai pas la place d’en mettre 20 —, et surtout parce qu’il tient dans un mini bic 4 couleurs quand je ne suis pas à la maison. Donc en résumé, pour cocher ou reporter mes cases, j’utilise :

  • Le noir : quand c’était prévu et que ça a été fait ;
  • Le vert : quand c’était prévu et que ça a été fait au-delà des objectifs (par exemple écrire 2k mots au lieu du 1k journalier) ;
  • Le bleu : quand ce n’était pas prévu, mais que ça a été fait quand même. Ma procrastination créative a tendance à vouloir me faire bosser sur des trucs pas prévus, mais utiles quand même, donc je jongle avec les deux ;
  • Le rouge : quand c’était prévu et que ça n’a pas été fait. En option, pour le suivi du nombre de choses à faire, je coche les cases inutiles en rouge (comme le tape qu’on voit sur le côté de la photo, est rose assez foncé) pour ne pas être frustrée par les cases blanches qui ne devraient pas l’être.

 

dailies
Le troisième code. Le bleu ne sort pas bien à cause du bic, donc j’en mettrais une nouvelle quand j’aurai reçu mes Sign Pen de la-mort-qui-tue.

 

2. Le Washi tape ou Masking tape

Contrairement à l’utilisation habituelle décorative dans les BuJo, je ne m’en sers que pour trois choses :

  • Faire le bord d’une page pour la retrouver plus facilement sur le long terme (en général en accord avec le code couleur) ;
  • Faire des petits index pour retrouver ponctuellement une page (code couleur toujours) ;
  • Faire un marque-page magnétique ;
  • Délimitation sur la page comme séparer les fiches (persos, lieux, objets, etc.) avec en haut la fiche, en bas les notes ;
  • Renforcer le pli quand je fais des pages doubles que je plie, comme ça a tendance à être plus large que les autres feuilles.

(Non, je n’ai pas oublié mon washi tape grille/à carreaux, qu’on voit d’ailleurs un peu sur la photo, c’est plus loin !)

bord-mt
Bordure toute simple, avec washi tape fin histoire de ne pas me bouffer 1 cm de chaque côté. En prime, pour les onglets, ça permet d’en mettre deux fois plus dans le même espace. J’ai mis le lien où j’ai acheté le lot arc-en-ciel de 10 pour peanuts tout en bas avec les autres suggestions.

marque-page-mt
Marque-pages en Washi Tape fin (même lot que celui de la précédente photo).

  

3. Les gommettes

Qu’est-ce que ça vient faire là ? Simplement servir à retrouver des pages plus facilement. Non, ça ne fait pas doublon avec les bordures en washi tape dont je viens de parler.

J’avais commencé à les utiliser dans mon BuJo pour m’y retrouver dans mon bazar de listes et je vais l’utiliser pour mon ScriBuJo aussi. Il suffit de mettre la gommette à cheval sur le bord extérieur de la feuille et de suivre, ici encore, un code couleur ou un code de placement (moi je fais un combo des deux et j’y reviendrai dans l’article sur le code couleur pour montrer mon anti-sèche trop bien qui n’est pas encore fait faute de temps :p).

tranche-gommettes
On ne voit pas du tout que j’ai bossé sur le blog au détriment du reste, hein ? :p

Quand on achète les planches de gommettes, il y a généralement 4 ou 6 couleurs différentes, mais comme je suis une perfectionniste, j’ai pris une perforatrice de scrap ronde (lien en bas aussi et j’en ai plusieurs en fait, mais chut) et des pages d’autocollant à imprimer, comme ça je peux garder mes couleurs. Je le fais déjà pour mon BuJo, donc ça ne me prend pas de temps en plus. Et comme mon fils adore ça, il m’aide les colorer et les découper.

gommettes
Chaque couleur rangée dans son petit sachet, sinon on s’en sort pas, entre le petit et le chat, qui partagent ce kiff et celui de me piquer mes affaires. Il en manque plein là, j’avoue, mais je voulais pas surpeupler l’image. :p

Si vous n’avez pas de petit assistant, que vous ne trouvez pas votre bonheur, que ça vous horripile de mettre des trucs autocollants qui se collent toujours partout sauf là où on veut, vous pouvez aussi colorer une case sur la tranche.

tranche-feutre
Un test avec du feutre sur la tranche. Concluant qu’avec des couleurs assez sombres. Le jaune ne se voit pas.

Du coup, en un coup d’œil sur la tranche du ScriBuJo, on localise où se placent les choses et on retrouve plus vite sans passer systématiquement par l’index. En option, on voit tout de suite les choses sur lesquelles on a passé du temps et celles qui sont lâchement abandonnées !

 

4. La grille à remplir

En bonne accro des suivis et des chaînes, j’ai toujours des grilles à remplir et des cases à cocher. Vous ne serez pas surpris, de savoir que j’ai un tampon case, un tampon mois, un autre tampon mois avec des cases (mais plus gros, pour pouvoir indiquer une humeur ou un nombre de mots par exemple) et un washi tape à petits carreaux.

Selon la quantité de choses à surveiller, je prends l’un ou l’autre. Pour les tâches journalières, soit je les fais à la main, soit je m’accorde ma demi-minute plaisir et je tamponne mes cases une fois que j’ai tout écrit.

Pour un suivi sur l’année, je compte les lignes et je découpe mon washi tape (il fait 6 cases de large, donc 5 plus 1 pour la continuité du suivi, c’est un peu flou, mais je ferai un autre article sur les suivis et j’expliquerai plus en détail). Si c’est « juste » sur le mois, je me fais un peu plus plaisir et je prends l’un ou l’autre des tampons du mois.

Ensuite, je fais un petit truc vite fait (une coche, un smiley, une croix…) et tous les soirs (ou dès que c’est fait) et je remplis ma petite case, toute fière du travail accompli.

 

5. Les séparations (tampons, stickers, dessins…)

Je n’utilise pas beaucoup de séparations (à part pour isoler la partie notes) parce qu’au final, je n’aime pas ça, mais si ça te plaît… Soit une ligne tracée en couleur, soit un washi tape pas trop épais, soit un tampon (il y en a des tas de différents, mais on en trouve des transparents peu cher, en caoutchouc un peu plus cher ou ceux qui se tournent qui sont bien pratique).

Quelques coups de tampon par jour ne vont pas tuer notre productivité ! (Surtout si le tamponnage est regroupé.)

 

6. La calligraphie ou fausse calligraphie (pour les titres et les pages de garde de section)

Tout ce qui est écrit en rouge ou presque sur les photos est calligraphié, je ne vais donc pas remettre une photo exprès. 😉

Mon grand-père m’a appris dès que j’ai été en âge de tenir une plume et c’était notre petite passion rien qu’à nous deux, donc je suis totalement vendue sur ce sujet.

Ça prend un temps de dingue à maîtriser, MAIS il y a des astuces (j’en parlerai un peu plus tard dans le mois avec un mini dossier). Pas besoin de mettre vingt mille fioritures, une écriture simple et classe, ça marche aussi. Pour ça, il suffit par exemple d’un stylo à pointe plate et d’un tout petit peu d’entraînement histoire de trouver comment il vaut mieux prendre la bête pour que ça rende bien.

Du coup, le stylo fait tout seul les pleins et les déliés. C’est simple, quand on descend c’est large, quand on monte c’est fin. Et c’est plus pratique de pencher un peu le stylo, genre 25-35°.

Après il y a aussi la fausse calligraphie (lettering) : on s’applique un peu et une fois le mot écrit, on élargit les endroits où les pleins devaient être.

Sinon il y a des stylos et des feutres sympas, à pointe pinceau, mais il faut de la pratique.

Un joli titre en 5 minutes max, ça claque non ?
(Je compte le temps de retrouver le stylo, de tracer vite fait au crayon de papier pour centrer et ne pas commencer trop haut ou trop bas… parce que ça change selon qu’on utilise des lettres qui dépassent d’un côté ou de l’autre et de faire enfin le tracé.)

 

7. Les pages d’entête

On peut aussi utiliser un peu de calligraphie, de stickers, de tampons et de washi tape. Après, ces pages là, si vous les faites, vous pouvez vous lâcher. Par contre attention ! Il faudra planifier une session exprès pour ça à part. Pas question que ça empiète sur le temps d’écriture ou d’utilisation du ScriBuJo.

Je suis retombée en enfance quand j’ai eu un Spyrographe pour Noël (celui que j’avais enfant est décédé depuis, c’était celui qui était fixe avec les formes). Je l’utiliserai pour ça dans mon BuJo principal. J’aurai quinze mille douze feuilles à faire tenir dans mon petit classeur, donc je vais passer mon tour pour le ScriBuJo.

On peut aussi prendre des mandalas sur le net, des coloriages pour enfants ou adultes, ce qu’on veut (ou les faire soi-même en loisir à côté). Si c’est votre petite page plaisir, autant ne pas s’en priver. Et si vous faites comme moi, vous n’en aurez qu’une petite dizaine, donc tout va bien. En prime, ça peut servir à recharger les batteries créatives dont je parlerai dans quelques temps.

 

Voici quelques liens affiliés du matériel que j’utilise. Affilié kezaco ? Un lien vers une boutique et si vous achetez par l’intermédiaire de ce lien, je touche une petite commission (pas grand chose hein) sans que ça ne vous coûte quoi que ce soit. Ça me permettra de prendre un hébergement pour le blog et donc de rajouter des trucs trop cools qu’on ne peut pas mettre dans la version gratuite.

 

Voilà, je pense avoir fait le tour des trucs utiles, mais quand même jolis. N’hésitez pas à commenter si vous en avez d’autres ou que vous avez eu le coup de foudre.

Il y a plusieurs idées à approfondir, mais ça, c’est une autre histoire…