Défi mensuel de septembre

Septembre, avec le retour au rythme normal, que ce soit pour l’école, le travail ou à la maison, n’est pas plus facile que les mois d’été. Je vous ai donc préparé un défi pas trop compliqué.

J’avoue tout de suite, j’avais une super idée… que j’ai paumée (je l’ai noté, mais je sais plus où, tout ce dont je me rappelle c’est que c’est ni dans mon BuJo ni dans mon ScriBuJo). Je me suis creusé la tête pour trouver une autre idée, qui n’a pas mis longtemps à s’imposer. Ça fait des mois, depuis le lancement du blog en fait, que je voulais faire un challenge « 30 jours de journal ».

Pourquoi a-t-il autant traîné ? Parce que j’avais toujours mieux à poster au moment T que l’article sur le journal qui attend depuis décembre. Bref, je vous renvoie à l’article en question pour les explications en détail.

Pour la version courte, il s’agit de trouver un carnet, une appli ou simplement d’ouvrir un dossier numérique, où chaque jour vous ferez quelques lignes sur l’écriture, les difficultés éventuelles, les idées qui traînent, le pourquoi du comment, tout ce qui vous passe par la tête qui soit en rapport avec l’écriture. Et que l’écriture. Si vous déviez en mode journal intime, il n’y a que les parties concernant l’écriture (le développement personnel, un autre domaine créatif ou plus globalement, la raison pour laquelle vous faites ce journal) qui comptent.

Pour un début, on va dire 5 minutes, une dizaine de lignes (si vous casez au moins 8 mots par ligne, sinon le double) ou une centaine de mots si vous le faites en numérique. Si vous ne l’avez pas lu, je vous conseille le dossier sur les routines, qui peut vous aider à mettre des habitudes en place.

Pas de tableur cette fois-ci, n’hésitez pas à venir donner des nouvelles ici, sur l’événement FB ou sur le forum. Je vous ai concocté un mini dossier et, une fois le mois fini, vous pourrez faire ce défi à votre rythme en programme mail.

Je vous attends le 1er septembre pour le lancement ! Sachant que le défi perpétuel est toujours ouvert. Mais ça, c’est une autre histoire…

Journal, mon beau journal…

Un journal créatif, on en a tous entendu parler et ça désigne tant de choses différentes, que je vais vous expliquer ma version de la chose. Je ne prône pas avoir la vérité unique, je vous explique juste pour qu’on parle de la même chose.

Ma façon de faire est, avant tout, dérivée des méthodes « 3 pages », « Morning Pages », « Miracle Morning » et adapté à l’écriture.

Whoa, déjà trois trucs. Nan, mais revenez, c’est simple en fait ! Ils ont des trucs en commun et après avoir testé les 3 de façon extensive, j’ai gardé ce qui marche pour moi.

3 pages :

Ecrire trois pages par jour, le plus tôt possible — ou juste avant de se coucher, mais je le zappais à chaque fois —, de ce qu’on écrit habituellement (dans mon cas de la fiction). Environ 750 mots. Je ne me suis pas inscrite sur le site anglais, mais sur un français nommé 750mots.

Hé ben vous savez quoi ? Quand on est pas inspirés ou qu’on en à ras le pompon du projet du moment, ben c’est pas facile ! Sans compter qu’on a pas tous la chance de se poser jusqu’à ce que l’inspiration divine décide de se pointer. Au bout d’un moment, j’ai lâché plus ou moins l’affaire, décidant de faire d’abord le Morning Pages puis 3 pages.

Morning Pages :

En résumé, on sort de notre tête tout ce qu’on a sortir chaque matin au réveil pour avoir l’esprit plus clair. Là, il n’y a pas de quantité fixe, même s’il est conseillé de faire plusieurs pages histoire de pas noter « aujourd’hui, j’ai pas le temps. » et de s’arrêter là. Au bout d’un moment, je ne faisais plus mes pages que sur l’écriture comme le reste de ma vie est relativement tranquille (on passera sur la santé en mousse, quand je le faisais il y a 3-4 ans, ça allait mieux).

J’ai découvert l’effet salvateur de râler sur les personnages et les intrigues quand les pièces du puzzle ne veulent pas aller ensemble. Avec la nuit pour me porter conseil et avec un regard détaché, j’arrivais à toucher le détail qui manquait pour que tout aille.

Au final, j’ai fait mes 3 pages en Morning Pages d’écriture pendant 2-3 ans (je ne sais plus quand j’ai commencé exactement, mais pour le camp nano d’avril 2014, ça roulait). C’est là que j’ai découvert le Miracle Morning et que par curiosité, j’ai pris l’ebook sur la version pour écrivain.

Scribble – Ecrire du Miracle Morning :

Ils conseillent de faire un journal où on parle des buts, des actions à entreprendre, des difficultés possibles ou rencontrées et comment les éviter. C’était plus ou moins ce que je faisais déjà, j’ai juste développé un peu en tentant de me limiter à 10-15 min par matin. Une réflexion de moi à moi en parfaite harmonie.

 

Bref, revenons à mon fameux journal, fruit d’années de test, de ratés, de rupture en mode rage ultime et de retours, toute amoureuse d’un nouveau stylo, d’un nouveau carnet ou d’une nouvelle application de journal.

Déjà, c’est un journal dans lequel j’écris, mais il est possible d’y gribouiller un peu. Le but est juste de sortir de votre tête (ou de la mienne dans cet exemple), tout ce qui tourbillonne pour pouvoir le retrouver un jour.

J’y parle éventuellement de soucis en rapport avec l’écriture comme « le petit a de la fièvre depuis deux jours, deux nuits blanches, ça ne m’aide pas à avoir les idées claires quand je peux enfin me poser pour bosser », mais je ne m’étale pas là dessus. Je discute avec moi-même des différents projets, de quelle priorité donner à quel projet. Je commence un peu à faire le travail de planification par petites touches. Dire que tel mois, je vais plutôt faire la révision de tel projet en continuant à développer tel autre. De pourquoi celui-ci me lasse, pourquoi celui-là me fait envie.

Je râle aussi sur ma procrastination créative qui me fait délaisser ce que j’ai prévu pour bosser sur un autre projet qui est sensé passer après. Et surtout, je râle sur mes problèmes avec mes textes. On en a tous. Le perso qui ne veut pas se bouger pour avancer jusqu’à la prochaine étape. Le personnage secondaire qui squatte l’écran alors qu’il est sensé partir depuis trois scènes. L’antagoniste inexistant ou à l’inverse, omniprésent. Comment motiver une loque à sortir de sa déprime pour retourner botter les fesses du grand méchant alors qu’elle a tout à sa portée et qu’il faut juste qu’elle arrête de s’apitoyer sur son sort pour prendre conscience que ça y est, elle va y arriver puisqu’elle a appris de la dernière fois où elle ne s’est pas fait rétamer. Oui, j’écris de la fantasy donc mes exemples sont un peu plus violents que des exemples de romance (j’arrive pas à en faire, ou alors en toile de fond).

Du coup, en regardant les soucis comme une étrangère et plus comme un personnage de l’histoire, j’ai souvent des illuminations. Comment contourner le problème, comment le faire disparaître, parce qu’en fait, les deux scènes qui traînent, elles ne servent à rien et qu’on peut les couper et les condenser en trois lignes. J’ai même des fois des solutions à des problèmes que je n’envisageai pas encore ! Ça fait penser hors de la boîte et c’est très bien (sauf si la boîte est bleue, qu’elle ressemble à une cabine téléphonique et qu’elle fait un bruit caractéristique, là il faut y rester ! D’ailleurs si vous pouvez passer me chercher…)

Bref, il n’y a pas besoin d’y passer des heures ni de faire des pages et des pages. Juste s’y mettre un peu tous les jours. Il m’arrive de juste mettre « voilà, aujourd’hui, je vais faire telle scène et telle autre. C’est cool, j’ai hâte de voir ce que ça va donner. »

Si vous n’avez rien à y mettre, tant mieux, pas la peine de rallonger la sauce, restez motivé(e) et positif(ve). Utilisez plutôt ces précieuses minutes gagnées pour écrire davantage !

En écrivant régulièrement, que ce soit le journal ou l’écriture (fiction ou non-fiction), ça viendra plus facilement. Depuis le mois dernier, je teste un nouveau concept de journal, que je fais dès que je suis installée pour écrire. Je vous en parle le mois prochain avec un suivi régulier (1, 2, 4 semaines puis 2, 3, 6 mois et enfin chaque année) pour voir si ça marche, pourquoi et tout ça. Mais ça, c’est une autre histoire…

Le Matin Miracle pour Ecrivain (Miracle Morning for Writers)

J’ai découvert le Miracle Morning pour les écrivains*, parce qu’il a été coécrit avec S.J. Scott. Il a pas mal d’ebooks sur la productivité et quelques-uns sur l’écriture, j’en parlerais au fur et à mesure. J’aime bien parce qu’il ne tourne pas autour du pot et que ces solutions sont toujours pertinentes, même si toutes ne s’adaptent pas à chacun (il vise plus large exprès).

J’avais entendu parler un peu du Miracle Morning d’Hal Elrod, surtout sur Pinterest dans les BuJo, mais ça ne me parlait pas vraiment. Voir juste des suivis avec notés « SAVERS », ce n’est pas très explicite. J’ai pris l’ebook version écrivain et j’ai tenté ma chance. Au final, j’adore, même si les matins où j’ai des soucis de santé, j’ai dû mal à les faire.

Le Matin Miracle se décompose en plusieurs parties, à faire à partir d’une minute chacune et dans l’ordre qu’on veut, juste après être sorti du lit :

  • Silence : Rester calme et tranquille. Selon les croyances et la volonté de chacun, ça peut être de la méditation, une prière, exprimer sa gratitude, regarder la nature, profiter du moment présent…
  • Affirmation : Dire, à haute voix, devant son miroir ou dans sa tête, une ou plusieurs phrases positives. De « je vais passer une bonne journée », « je vais être productif/ve aujourd’hui », à un mantra élaboré ou un petit texte rédigé exprès listant vos qualités et tout ce que vous pouvez/voulez accomplir dans la journée. J’ai eu un peu de mal, mais rien que de se dire « j’ai passé une bonne nuit et je vais passer une bonne journée », même si on a dormi deux heures et mal, ça permet d’aborder la journée de façon plus positive. Le but est de commencer en mode positif, pas déjà ruminer en se lamentant sur la nuit épouvantable qu’on vient de passer. Je le fais en une minute, comme j’ai un peu mal. Avec l’habitude, je passerai à quelques minutes de plus (là, j’ai tendance à piquer du nez puisque je le fais du lit, c’est pas bien, je sais, mais au moins, maintenant je le fais :p).
  • Visualisation : Là aussi, ce n’était pas inné. Je ne fais toujours que deux minutes. Il s’agit de s’imaginer en version son et lumière (odeurs et ressentis en option) faire des choses dans la journée. Je me vois toujours en train d’écrire, à mon bureau ou dans le lit selon l’état, sentir le clavier sous ses doigts (le skin en silicone du TypeMatrix si je suis au bureau, le plastique lisse du clavier du pc portable ou les petites touches plus raides mais parfaites ou presque de mon mini clavier Bluetooth que j’utilise avec la tablette ou le smartphone), entendre les touches comme les mots apparaissent petit à petit à l’écran (chacun à sa propre mélodie), les odeurs comme la bougie que j’allume systématiquement sauf quand je reste dans la chambre, le soleil qui passe par la fenêtre, ou la lumière dans la boule de papier au-dessus de ma tête. Mon dos maintenu par un coussin (dur si je suis sur ma chaise, mou si je suis contre le mur sur le lit ou le canapé). Tous ses petits détails. Si j’y reste trop longtemps, je finis par piquer du nez, d’où le temps court. Même si j’ai un minuteur. On peut aussi imaginer l’avenir sur le plus long terme. Par exemple, j’ai déjà essayé de me projeter dans quelques années, regardant le tableau de ventes bien rempli sur la page de suivi Kindle d’Amazon, ou sur l’appli de suivi sur mon smartphone. Ou depuis le lancement du blog, avec le tableau WordPress me disant que j’ai eu des visites et des commentaires. Ou dans la maison de mes rêves. Ou en dédicaces (ça m’est déjà arrivé… mais je me suis endormie donc c’était peut-être un rêve. Toujours est-il que c’était dans une librairie qui a fermé depuis des années, snif). Bref, le but est de se projeter, de penser positif et de se fixer un but à plus ou moins long terme.
  • Energy : Faire du sport. Oui, de bon matin, presque au réveil, sans rien dans le gosier. Bon, il n’est pas question de courir un marathon non plus. Des pompes, de la corde à sauter, du stepper, ce que vous voulez. Moi, je fais soit une salutation du soleil en yoga (ça prend une dizaine de minutes), soit un peu de Qi Gong (quand je suis motivée, c’est sur la terrasse quand il fait bon sinon dans le salon, je peux aussi le faire en direct du lit comme c’est le haut du corps qui travaille principalement). Le plus souvent, je fais vingt minutes de marche en amenant le petit à l’école. Ça n’a pas besoin d’être sportif ni violent. Pas besoin d’être en sueur pour que ça marche. Le but est juste de faire « circuler le sang » comme il dit dans le livre.
  • Read : Lire. Il conseille de prendre des livres de développement personnel ou traitant d’écriture. Sinon des magazines. Il déconseille la fiction, mais si c’est votre seul temps de lecture de la journée, vous pouvez très bien le faire quand même. Je lis la fiction avant de me coucher, pour préparer mon endormissement loin des lumières bleues, du coup, c’est écriture ou productivité. Je varie selon ma motivation du jour.
  • Scribing : Ecrire. Tiens comme c’est étrange ! Il propose de tenir un journal, plus basé sur les objectifs et les problèmes rencontrés en les poursuivant qu’un journal intime. C’est à ce moment que je tiens mon journal créatif.
    Vous pouvez faire tenir le tout en 6 minutes (ça fait short pour la lecture et l’écriture, mais soit) ou étirer comme recommandé en une heure et répartissant comme vous voulez. Bien sûr, il faut adapter à ce qui est faisable. Si vous vous levez déjà à 5 h du mat et que vous vous couchez à minuit, on ne va pas vous demander de vous lever à 4 h. Par contre, si vous perdez 2 h à flâner sur le Net et 1 h 30 à regarder deux épisodes de série chaque jour, il est possible de rogner un peu ce temps pour l’utiliser pour tester le Matin Miracle.

Je me lève à 6 h et je profite d’une demi-heure de tranquillité au salon pendant que mon homme se prépare pour aller au boulot. J’envisage de me lever un peu plus tôt pour gagner une demi-heure d’écriture avant de devoir de m’occuper du petit.

Ça tombe bien, je bosse par session de 25 minutes avec la méthode pomodoro !

Mais ça, c’est une autre histoire…

 

*Cet article contient des liens affiliés. Si éventuellement, vous achetiez quelque chose grâce à lui dans un temps court, j’aurai quelques centimes pour payer un hébergement et proposer de nouveaux trucs cools impossibles à faire sans ledit hébergement.

Méthode Pomodoro

La méthode « pomodoro » tient son nom des minuteurs de cuisine en forme de tomate, très courant en Italie au moment où Francesco Cirillo développa cette méthode.

Elle est toute simple : mettre un chronomètre de 25 minutes et travailler sur une seule tâche, définie juste avant de lancer le chrono. On ne fait que ça, pas de coup de téléphone, pas de discussion sur le net, rien d’autre.

Une fois la première session faite, on s’accorde 5 minutes de pause, de vraie pause. Si jamais la tâche n’est pas tout à fait finie, on peut rajouter 5 minutes de travail, mais juste une fois.

Comment prendre une vraie pause en si peu de temps ?

  • Se lever pour prendre un verre d’eau,
  • Parler à un collègue rapidement,
  • Regarder quelques images de chatons sélectionnées à l’avance, mais attention, juste 5 minutes.

 

J’alterne entre plusieurs options :

  • Recharger la bouteille d’eau ou le thermos de thé,
  • Faire un peu de Zentangle ou de coloriage pour m’aider à me concentrer pour la session suivante (en prime, ça sert de déco et de cache trous dans mon BuJo perso),
  • Faire quelques étirements (cou, bras, épaules),
  • Répondre aux mails de mon homme,
  • Discuter vite faite de la session précédente sur la tchat box du forum si j’ai fait la session avec quelqu’un d’autre,
  • Mettre à jour mon tableur et mon ScriBuJo
  • Gratouiller le chat si elle est à proximité, mais pas trop sinon Mademoiselle vient mettre ses fesses pleines de poils sur mon bôôôô clavier (heureusement, il a une protection en silicone qui le rend poilproof, cheveuxproof, waterproof, teaproof et plein d’autres proof)

Après la pause, on repart pour 25 minutes de travail, sur la suite de la tâche si elle était longue ou sur une autre. ​On enchaîne comme ça quatre sessions de travail avec des pauses de 5 minutes entre, puis une longue pause de 15 minutes. Ensuite on recommence, toujours sur 4 sessions.

On peut ne pas faire les 4 sessions, mais ça marche mieux ainsi si on a le temps (parce que ça prend 2 heures par cycle quand même).

Pour l’écriture, je trouve que 25 minutes, c’est un peu trop long. Selon les projets, je fais de 10 à 20 minutes (10 c’est pour les scènes-chapitres de mon projet pour enfant, chaque histoire fait 4k ou 5k, donc ça va bien plus vite). J’adapte la durée des pauses en fonction (3-4 minutes et 10 pour la longue).

S’il y a des gens intéressés, je pourrais lancer un petit jeu qui consiste à accumuler des tomates (en groupe ou solo selon le nombre de participants) et il permettrait de gagner des badges sur le forum. Par la suite, avec l’hébergement, on pourra l’utiliser sans passer par la case forum.

J’utilise aussi une version graduelle de cette méthode pour me remettre en route quand j’ai lâché ou quand une tâche n’est clairement pas fun (comme la correction d’un texte ou une bêta où tu te rends compte que tu n’avais pas laissé ton texte refroidir assez et que tu as envie de te coller des claques).

Mais ça, c’est une autre histoire…

Récapitulatif de juillet

Alors que la poussière retombe après la frénésie de fin de NaNo (c’est totalement la faute à l’événement en jeu de 4TW), le blog relance la machine avec un nouveau défi et le retour des prompts (déclencheurs en français, j’ai découvert le terme le mois dernier).

J’ai pas mal bossé sur le blog en coulisses pour ne pas retomber dans le piège de « t’es malade donc tu postes rien et ton blog agonise ». Espérons que cette fois, j’arrive à préparer suffisamment. J’ai aussi lancé le forum pour qu’on puisse plus facilement échanger et qu’on puisse poster des extraits sans que tout le monde vienne y mettre son nez.

Sinon, côté fiction, j’ai surtout avancé la correction de Tarot Dimension, après un début plus que laborieux (tout le monde a été malade, au moins une fois chacun, alors qu’ils sont sensés avoir une santé en acier trempé).

J’avoue, je n’ai pas fait le Camp très sérieusement, balançant en vrac tout ce que j’ai fait pour le blog, comptabilisant les corrections de TD et les idées des Masques qui sont venues squatter. C’est peut-être parce que c’est juillet (je ne me rappelle plus de l’année dernière, mais il y a deux ans, c’était one again total… mais j’étais en vacances au fin fond des montagnes pendant deux semaines en plein milieu et on repartait en famille à la fin du mois). C’est peut-être aussi parce que je n’avais pas de communauté pour me motiver, on a fait une cabine à 4, mais je n’étais pas très présente, la dynamique n’a pas marché. J’ai l’impression que cette année, il y a eu beaucoup moins de participants dans mon cercle d’amis écrivains. En tous cas, l’événement de 4TW dont je parlais tout à l’heure m’a bien aidé à ne pas décrocher. En plus, comme il garde le nombre de mots écrits chaque jour, j’ai pu mettre à jour le compteur NaNo en rétroactif.

Reste à voir si je vais tomber dans le piège d’août cette année, comme les deux dernières, ou si je vais être forte et écrire au moins un peu. De mémoire, avec ces quelques jours, j’ai explosé mon record (d’habitude, j’écris entre très peu et rien du tout). Vous aussi vous avez des soucis de régularité pendant l’été ? Le défi perpétuel pourrait vous aider. Ou alors, on peut tout bêtement en profiter prendre une pause pour recharger les batteries. Mais ça, c’est une autre histoire…

Mon avis sur « L’histoire de Nerilka » d’Anne McCaffrey

L’Histoire de Nerilka est une novella de science fantasy de 182 pages, écrite par Anne McCaffrey, écrite à la première personne. C’est le seul texte de La Ballade de Pern qui n’alterne pas les points de vue en externe à ma connaissance. Le côté science est totalement absent de ce texte et dans la version que je possède, il n’y a pas le prologue parlant de l’arrivée en vaisseau.

Huitième dans l’ordre de publication, treizième dans l’ordre chronologique, l’histoire se passe en parallèle à l’intrigue de La Dame Aux Dragons. On repart, avec les souvenirs de Nerilka, juste avant la Fête de Ruatha, première du nouveau Seigneur : Alessan. Ceci dit, il est plus pertinent de le lire après la Dame aux Dragons comme il est fait référence à certaines choses qu’on ne peut comprendre qu’en ayant lu l’autre livre (la fameuse heure de Moreta, Alessan, B’lerion, Oklina, Capiam et Desdra notamment).

On voit de l’intérieur du Fort de Fort comment c’est passé le gros événement de La Dame Aux Dragons et comment Nerilka décide de sortir de la place étriquée où on l’avait cantonnée pour.arriver à un final inattendu. On a à nouveau une femme qui semble effacée et agir au second plan qui prend son destin en main et agit pour Pern. Un nouveau pied de nez à l’univers en apparence patriarcal de Pern.

J’aime beaucoup Alessan et j’étais surprise par sa dernière apparition dans La Dame Aux Dragons. L’explication, tout à fait logique, est donnée dans L’Histoire de Nerilka.

On y voit aussi comment Ruatha remonte la pente après l’événement.

J’ai aimé :

  • La fin, cette scène qu’on attend quand on a lu La Dame Aux Dragons juste avant, parce qu’on veut savoir, mais qu’elle n’y est pas.
  • Un personnage qui n’a aucun intérêt pour les dragons ni les lézards de feu. Elle les respecte, mais elle dit elle même qu’elle ne supporterait certainement pas cette présence envahissante.
  • Pour une fois, le point de vue interne ne m’a pas dérangé. Peut-être parce qu’on a plus l’impression de lire son journal ou de l’écouter raconter ses souvenirs que de vivre le présent dans sa tête.

Je n’ai pas aimé :

  • Nerilka, comme Menolly dans la trilogie des Harpistes, est loin d’être un personnage que j’apprécie. Elle est utile et je comprends sa présence, mais je n’ai aucune empathie pour elle. Elle décide de se rebeller, comme Menolly, sauf qu’elle fait moins de bêtises au passage et qu’elle est plus mature. Comme Menolly, quand elle n’est pas personnage principal ou qu’elle a évolué, elle est plus supportable.
  • Son espèce d’obsession pour Ruatha et Alessan.

À noter :

  • La scène que j’ai aimé, qui est très poignante.
  • L’introduction où elle annonce directement la couleur : c’est mes souvenirs, c’est moi qui raconte, c’est biaisé, mais c’est comme ça.

Verdict :

Si vous appréciez Alessan, que vous êtes intrigué(e) par Ril, par la dernière apparition d’Alessan ou que vous voulez avoir un point de vue plus large sur « l’avant » dépeint dans La Dame Aux Dragons, lisez-le.

Sinon, vous allez passer un moment correct, voir agréable, mais comparé aux autres histoires, c’est un peu vide et Nerilka n’est pas un personnage vraiment acteur du changement comme l’ont été Lessa, F’lar, Menolly et Moreta. Elle aide, je ne cherche pas à réduire son importance dans l’univers, mais ce n’est pas elle qui fait les choses primordiales.

Vous avez mon avis, n’hésitez pas à partagez les vôtres, qu’on compare nos ressentis et nos avis.

Déclencheurs semaine 33 – Prompts week 33

Et voici sans plus attendre, les prompts/déclencheurs de la semaine ! Chaque semaine, je partagerais une petite séléction de mots pour aider à vous y remettre. Il y en a assez pour en utiliser un par jour. A vous de l’utiliser comme vous voulez. Drabble, histoire sur la semaine ou le mois, idée d’intrigue, de personnage, de scène… ou rien du tout si ça ne vous inspire pas.
Si vous voulez gagner des badges sur le forum, c’est par ici.

Without further wait, week’s prompts! Each week, I’ll share a little selection of words to help you get writing. There will be enough to use one a day. Do it as you wish. Drabble, story during the week or the month, an idea for a plot, a character, a scene… or nothing at all if it doesn’t work.
If you want to earn rewards on the forum, it’s this way.

Adoration – Adoration
Compulsif – Compulsive
Débrouillard – Ressourceful
Jaune – Yellow
Humble – Humble
Irresponsable – Irresponsible
Mentholé – Mentholated
Observateur – Observant
Possessif – Possessive
Radin – Stingy
Suave – Smooth
Téméraire – Spunky

Organisation et productivité

Il existe plusieurs méthodes d’organisation générale et de productivité. Je vais vous monter comment j’en ai appliqué quelques-unes à l’écriture. Notamment :

  • Pomodoro
  • Kaizen
  • GTD : Getting things done
  • MIT : Most Important Tasks
  • Matrice d’Eisenhower
  • SMART
  • SWOT

Chacune fera l’objet d’un article assez court pour que vous puissiez vous faire une idée sur chacune d’elles et que vous puissiez vous référer uniquement à celles qui vous intéressent.

Certaines pourront être facilement intégrées au BuJo ou au ScriBuJo, d’autres demanderont un peu plus de préparation.

Le pomodoro, par exemple, se résume à travailler en petites tâches partagées en sessions courtes. La méthode Kaizen permet à petits pas d’avancer vers un but plus grand. Le MIT permet de mettre en avant quelques tâches prioritaires. Le GTD permet, comme la matrice d’Eisenhower, de classer les tâches par priorité. Par contre, les méthodes SMART et SWOT demandent beaucoup plus d’implication, avec un planning, des buts, de la réflexion, mais une fois suivie, on a moins de difficultés à arriver au bout.

Certaines de ces méthodes peuvent paraître démesurées quand on écrit pour le plaisir, mais pour un auteur auto éditée qui doit gérer toutes les facettes de son livre de l’idée à l’e-book fini, c’est plus pertinent.

Je vous montrerai dans ses articles comment j’ai intégré chacune dans mon ScriBuJo et comment j’ai adapté pour l’écriture et ma façon de faire. Je ferai une intro sur la méthode globale, si je l’ai beaucoup modifiée, au cas où vous vouliez l’utiliser pour autre chose que l’écriture.

J’ajouterai les liens au fur et à mesure de la parution. Mais ça, c’est une autre histoire…