Mon avis sur « L’histoire de Nerilka » d’Anne McCaffrey

L’Histoire de Nerilka est une novella de science fantasy de 182 pages, écrite par Anne McCaffrey, écrite à la première personne. C’est le seul texte de La Ballade de Pern qui n’alterne pas les points de vue en externe à ma connaissance. Le côté science est totalement absent de ce texte et dans la version que je possède, il n’y a pas le prologue parlant de l’arrivée en vaisseau.

Huitième dans l’ordre de publication, treizième dans l’ordre chronologique, l’histoire se passe en parallèle à l’intrigue de La Dame Aux Dragons. On repart, avec les souvenirs de Nerilka, juste avant la Fête de Ruatha, première du nouveau Seigneur : Alessan. Ceci dit, il est plus pertinent de le lire après la Dame aux Dragons comme il est fait référence à certaines choses qu’on ne peut comprendre qu’en ayant lu l’autre livre (la fameuse heure de Moreta, Alessan, B’lerion, Oklina, Capiam et Desdra notamment).

On voit de l’intérieur du Fort de Fort comment c’est passé le gros événement de La Dame Aux Dragons et comment Nerilka décide de sortir de la place étriquée où on l’avait cantonnée pour.arriver à un final inattendu. On a à nouveau une femme qui semble effacée et agir au second plan qui prend son destin en main et agit pour Pern. Un nouveau pied de nez à l’univers en apparence patriarcal de Pern.

J’aime beaucoup Alessan et j’étais surprise par sa dernière apparition dans La Dame Aux Dragons. L’explication, tout à fait logique, est donnée dans L’Histoire de Nerilka.

On y voit aussi comment Ruatha remonte la pente après l’événement.

J’ai aimé :

  • La fin, cette scène qu’on attend quand on a lu La Dame Aux Dragons juste avant, parce qu’on veut savoir, mais qu’elle n’y est pas.
  • Un personnage qui n’a aucun intérêt pour les dragons ni les lézards de feu. Elle les respecte, mais elle dit elle même qu’elle ne supporterait certainement pas cette présence envahissante.
  • Pour une fois, le point de vue interne ne m’a pas dérangé. Peut-être parce qu’on a plus l’impression de lire son journal ou de l’écouter raconter ses souvenirs que de vivre le présent dans sa tête.

Je n’ai pas aimé :

  • Nerilka, comme Menolly dans la trilogie des Harpistes, est loin d’être un personnage que j’apprécie. Elle est utile et je comprends sa présence, mais je n’ai aucune empathie pour elle. Elle décide de se rebeller, comme Menolly, sauf qu’elle fait moins de bêtises au passage et qu’elle est plus mature. Comme Menolly, quand elle n’est pas personnage principal ou qu’elle a évolué, elle est plus supportable.
  • Son espèce d’obsession pour Ruatha et Alessan.

À noter :

  • La scène que j’ai aimé, qui est très poignante.
  • L’introduction où elle annonce directement la couleur : c’est mes souvenirs, c’est moi qui raconte, c’est biaisé, mais c’est comme ça.

Verdict :

Si vous appréciez Alessan, que vous êtes intrigué(e) par Ril, par la dernière apparition d’Alessan ou que vous voulez avoir un point de vue plus large sur « l’avant » dépeint dans La Dame Aux Dragons, lisez-le.

Sinon, vous allez passer un moment correct, voir agréable, mais comparé aux autres histoires, c’est un peu vide et Nerilka n’est pas un personnage vraiment acteur du changement comme l’ont été Lessa, F’lar, Menolly et Moreta. Elle aide, je ne cherche pas à réduire son importance dans l’univers, mais ce n’est pas elle qui fait les choses primordiales.

Vous avez mon avis, n’hésitez pas à partagez les vôtres, qu’on compare nos ressentis et nos avis.