Mon avis sur « Indécise » d’Amanda Hocking

Déchirée, le tome 2 de la trilogie Trylle d’Amanda Hocking en 324 pages, reste dans la continuité du premier : romance fantasy sur fond d’intrigue royale. Si  vous avez loupé mon avis sur le tome 1, c’est par là.

Si vous ne comptez pas lire la trilogie un jour, surlignez la ligne qui suit.

Wendy, après avoir découvert ses origines trolles, quitte son nouveau chez-elle, parce qu’elle ne supporte pas la pression et… c’est la faille qu’attendaient leurs ennemis Vitras pour agir.

 

J’ai aimé :

  • On est toujours pas trop dans les clichés, même si les 3 relations sont dans le thème amour impossible.
  • Chaque relation développe une autre facette de l’amour et elle pourrait finir avec chacun des trois, ça serait crédible (selon l’évolution de l’histoire, par exemple pour Finn, il faudrait qu’elle abolisse certaines lois archaïques, mais elle est prête à le faire).
  • On en apprend plus sur le passée de Wendy… et elle est loin d’être une random idiote qui passe. Ceci dit, ça ne fait pas Mary Sue pour autant.

 

​Je n’ai pas aimé :

  • L’univers se résume aux lieux du 1 et un nouveau.
  • On en apprend pas assez à mon goût sur la société des Trylles. 

À noter :

  • À chaque fin de livre, il y a une nouvelle dans la version que j’ai. Celle du tome 1 mettait en place Loki. Celle du tome 2 montre comment les 3 jeunes hommes qui gravitent autour de Wendy (qui sont des love-interrest, c’est de la romance, ils n’allaient pas être là juste pour servir l’intrigue politique !) vivent l’événement final. C’est intéressant parce qu’on est enfin un peu dans la tête de Finn et c’est pas la version girouette qu’on voit du point de vue de Wendy qui va nous aider à le comprendre ! Pareil pour les deux autres.

 

Verdict :

Aussi sympa que le premier, je l’ai dévoré et j’ai embrayé sur le troisième dans la foulée.

Vous avez mon avis, n’hésitez pas à partagez les vôtres, qu’on compare nos ressentis et nos avis.

Mon avis sur « Échangée » d’Amanda Hocking

Échangée, premier tome de la trilogie Trylle d’Amanda Hocking, est un roman de fantasy de 314 pages.

Wendy, adolescente comme les autres, qui a du mal à s’intégrer, a été victime d’une tentative de meurtre à 6 ans. Par sa mère. Qui lui soutenait que ce n’était pas son enfant et qu’elle était un monstre. Arrivée dans un nouveau lycée, elle remarque un garçon étrange qui la fixe souvent, mais pas la version amoureux transi. Plutôt le gars louche. S’en suit une approche à la Twilight (au tout début, quand elle se demande ce qu’il est). On découvre qu’elle a aussi une capacité particulière et… que ce fameux garçon ne semble pas étonné quand il la prend en flagrant délit. Je ne vais pas plus loin, sinon ça perd tout son intérêt.

J’ai aimé :

  • Finn, même si on sent le mec ténébreux, distant, qui maîtrise et lutte contre ses sentiments (pas qu’amoureux).
  • La façon de gérer le peuple en question.
  • C’est facile et rapide à lire.
  • On ne tombe pas dans la romance qui traîne, même si elle est un des moteurs de l’intrigue, il se passe des choses importantes à côté et Wendy lutte dans le tumulte.
    Les personnages importants ont leurs propres buts, pas comme Twilight (oui encore, c’est ma seule référence du genre, je n’y peux rien) où les trois quarts des personnages sont là et on sait pas pourquoi.

​Je n’ai pas aimé :

  • Je trouve qu’il y a un peu trop de « raconté » et de tag de dialogues.
  • À chaque fois qu’une nouvelle notion ou information est abordée, on sort à Wendy « ce n’est pas à moi de t’en parler/de t’expliquer/tu sauras quand ta formation aura commencé ». C’est lourd, même si on apprend un peu au fur et à mesure. Au final, on n’a presque rien appris et j’espère que les suivants vont corriger le tir.
  • Il n’y avait aucun lien avec le texte à la fin, mais après recherches, il se trouve que c’est une nouvelle faite pour donner le point de vue d’un autre personnage et qu’elle a été ajoutée dans quelques éditions.

À noter :

  • Wendy fait partie du type de perso « je ne réfléchis pas, j’agis et je regrette ». Quand les regrets sont soft, ça ne me dérange pas. Mon homme lui déteste viscéralement ce genre de perso, surtout quand c’est le protagoniste.
  • Un des rares livres à la première personne qui ne me fait pas fuir.

Verdict :

Ça se lit vite, c’est parfait pour s’évader sans s’investir dans un univers conséquent. En gros, on a le lycée (au tout début), la maison (vite fait) et un manoir avec son jardin. Un lieu en plus dans la nouvelle. On a trois personnages centraux, une dizaine de secondaires et quelques personnages pot de fleur.

Je me suis cassé les pieds en lisant Twilight (sauf au début où je me moquais des personnages) et là, j’ai trouvé ça plus fun, parce que Wendy n’a pas peur de dire ce qu’elle veut, quand elle veut, comme elle veut.

À voir si le reste de la trilogie lève le mystère, parce qu’il y a pas mal de trucs laissés en suspens.

Vous avez mon avis, n’hésitez pas à partagez les vôtres, qu’on compare nos ressentis et nos avis.

Mon avis sur « A Writer’s Guide to Persistence » de Jordan Rosenfeld

A Writer’s Guide to Persistence: How to Create a Lasting and Productive Writing Practice de Jordan Rosenfeld* est un ebook de 242 pages. Comme son nom l’indique en anglais, c’est un guide pour écrivain.

Contrairement aux autres livres sur l’écriture, qui se focalisent sur la discipline ou les règles d’écriture, cet ebook se place du côté du ressenti. Elle ne nous enseigne pas comment faire des scènes qui marchent, comment développer des personnages attachants. Elle ne nous enseigne rien du tout en fait et c’est ce qui change tout.

Elle nous accompagne, en nous racontant tous les déboires qu’on peut rencontrer en nous donnant des pistes pour en sortir dès qu’on identifiera la situation. Elle n’a pas un ton donneuse de leçons et c’est tant mieux.

J’ai aimé :

  • L’impression de discuter avec l’auteur autour d’un thé.
  • Elle partage son expérience d’auteur et de coatch sans utiliser des exemples à rallonge.
  • Elle donne des exercices « Do It » et « Move It » à la fin de chaque chapitre.

Je n’ai pas aimé :

  • S’il faut vraiment trouver un point négatif, elle parle du système américain d’agents qui ne correspond pas à la façon de faire européenne, mais c’est un détail.

A noter :

  • Tout ou presque est pertinent dans mon cas et je pense qu’il doit en être de même pour toute personne qui veut écrire sérieusement pour être publié.

Verdict :

Un ebook que je vais m’empresser de mettre dans tous mes périphériques parce qu’il me redonne de l’énergie dès que j’ai une baisse de motivation en écriture. Je pense que je vais le lire tous les ans pour vraiment profiter de tout ce qui est dedans comme c’est assez dense, mais sans aller à l’excès.

Il perd par contre tout son intérêt si vous n’êtes pas capable de lire l’anglais même s’il ne demande pas un niveau pharaonique.

Vous avez mon avis, n’hésitez pas à partagez les vôtres, qu’on compare nos ressentis et nos avis.

 

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Mon avis sur « L’histoire de Nerilka » d’Anne McCaffrey

L’Histoire de Nerilka est une novella de science fantasy de 182 pages, écrite par Anne McCaffrey, écrite à la première personne. C’est le seul texte de La Ballade de Pern qui n’alterne pas les points de vue en externe à ma connaissance. Le côté science est totalement absent de ce texte et dans la version que je possède, il n’y a pas le prologue parlant de l’arrivée en vaisseau.

Huitième dans l’ordre de publication, treizième dans l’ordre chronologique, l’histoire se passe en parallèle à l’intrigue de La Dame Aux Dragons. On repart, avec les souvenirs de Nerilka, juste avant la Fête de Ruatha, première du nouveau Seigneur : Alessan. Ceci dit, il est plus pertinent de le lire après la Dame aux Dragons comme il est fait référence à certaines choses qu’on ne peut comprendre qu’en ayant lu l’autre livre (la fameuse heure de Moreta, Alessan, B’lerion, Oklina, Capiam et Desdra notamment).

On voit de l’intérieur du Fort de Fort comment c’est passé le gros événement de La Dame Aux Dragons et comment Nerilka décide de sortir de la place étriquée où on l’avait cantonnée pour.arriver à un final inattendu. On a à nouveau une femme qui semble effacée et agir au second plan qui prend son destin en main et agit pour Pern. Un nouveau pied de nez à l’univers en apparence patriarcal de Pern.

J’aime beaucoup Alessan et j’étais surprise par sa dernière apparition dans La Dame Aux Dragons. L’explication, tout à fait logique, est donnée dans L’Histoire de Nerilka.

On y voit aussi comment Ruatha remonte la pente après l’événement.

J’ai aimé :

  • La fin, cette scène qu’on attend quand on a lu La Dame Aux Dragons juste avant, parce qu’on veut savoir, mais qu’elle n’y est pas.
  • Un personnage qui n’a aucun intérêt pour les dragons ni les lézards de feu. Elle les respecte, mais elle dit elle même qu’elle ne supporterait certainement pas cette présence envahissante.
  • Pour une fois, le point de vue interne ne m’a pas dérangé. Peut-être parce qu’on a plus l’impression de lire son journal ou de l’écouter raconter ses souvenirs que de vivre le présent dans sa tête.

Je n’ai pas aimé :

  • Nerilka, comme Menolly dans la trilogie des Harpistes, est loin d’être un personnage que j’apprécie. Elle est utile et je comprends sa présence, mais je n’ai aucune empathie pour elle. Elle décide de se rebeller, comme Menolly, sauf qu’elle fait moins de bêtises au passage et qu’elle est plus mature. Comme Menolly, quand elle n’est pas personnage principal ou qu’elle a évolué, elle est plus supportable.
  • Son espèce d’obsession pour Ruatha et Alessan.

À noter :

  • La scène que j’ai aimé, qui est très poignante.
  • L’introduction où elle annonce directement la couleur : c’est mes souvenirs, c’est moi qui raconte, c’est biaisé, mais c’est comme ça.

Verdict :

Si vous appréciez Alessan, que vous êtes intrigué(e) par Ril, par la dernière apparition d’Alessan ou que vous voulez avoir un point de vue plus large sur « l’avant » dépeint dans La Dame Aux Dragons, lisez-le.

Sinon, vous allez passer un moment correct, voir agréable, mais comparé aux autres histoires, c’est un peu vide et Nerilka n’est pas un personnage vraiment acteur du changement comme l’ont été Lessa, F’lar, Menolly et Moreta. Elle aide, je ne cherche pas à réduire son importance dans l’univers, mais ce n’est pas elle qui fait les choses primordiales.

Vous avez mon avis, n’hésitez pas à partagez les vôtres, qu’on compare nos ressentis et nos avis.