Minimaliste, mais pas trop ou le rendre beau sans passer par les beaux arts

Je sais que le sujet a été vu et revu, surtout en anglais. Je vais quand même vous montrer comment je rends un peu plus joli mon ScriBuJo (Bullet Journal d’Écriture pour les nouveaux, coucou !). Le tout est de ne pas tomber dans l’excès. Soyons honnêtes, le but est d’avoir un outil efficace et qui donne envie de bosser avec, pas un truc super joli, qui nous pompe deux heures par jour et qu’au final, on a plus de temps de bosser. C’est quand même ballot.

Avant que les accros des jolis BuJo pleins de dessins, de jolies couleurs et autres ne viennent râler, je précise et je rappelle que je ne traite pas ici d’un BuJo en général. Si vous avez compris le concept de base : vous gardez ce qui vous plaît et qui marche et vous changez le reste, point.

Vous voulez faire joli, vous faites. Vous voulez rester au noir et blanc sans fioriture comme Ryder Carroll, ça marche aussi. Un truc entre les deux ? Allez-y ! Je parle d’un BuJo strictement utilitaire, pour avancer, merci. 🙂

Même si votre BuJo n’est pas utilitaire, vous pourriez trouver un ou deux trucs qui vous plaisent.

Revenons donc au sujet principal. La plupart des trucs que je vais vous dévoiler sont d’abord utiles avant d’être jolis (enfin, pas tous, mais presque !).

 

1. Le code couleur

Attention, je suis une maniaque des suivis et d’optimisation, donc je vais parler de ma façon de faire, par contre je conseille de l’implémenter progressivement et de l’adapter à vos besoins.

Ce que je qualifie de décoration, ce sont les entêtes (titres et dates), les sous-titres et les séparations quand il y en a.
J’utilise trois codes couleur plus ou moins séparés. Pourquoi trois ? Parce qu’ils ne font pas la même chose.

 

photos
Code couleur en action. Les ronds sont pour indiquer les mois-semaines-jours comme la couleur change chaque mois en fonction de celle utilisée dans mon BuJo pour réduire le nombre de stylos à transporter.

 

L’un est pour retrouver plus facilement dans quelle section je suis. Suivis, planning, chaque projet, info et autre.

  • suivi quotidien : la couleur des décorations change chaque semaine ou chaque mois pour que je ne me lasse pas ;
  • plans sur le long terme : violet clair ;
  • Les Chroniques de Valasfor (Cycle d’au moins 10 tomes high fantasy ado-adultes) : bleu noir ;
  • Tarot Dimension (Roman unique, high fantasy ado) : orange ;
  • Le Cycle des Masques (High fantasy, trois parties, des nouvelles, une novella et des épisodes pour au moins deux saisons) : brun ;
  • Contes d’Hier, Héros d’aujourd’hui (Fantasy, nouvelles pour enfants, 2 parties) : violet, quand je m’y remettrai ;
  • Blog : « vert turquoise » ;
  • Les autres projets : vert foncé ;
  • les infos que je conserve en turquoise,
  • le reste, s’il y a besoin, noir s’il ne rentre pas dans une catégorie, sinon je le fais au crayon de papier pour pouvoir mettre la couleur qui va bien plus tard.

Le second code couleur est en lien avec l’« Écriture niveau 10 », que j’ai dérivé de la « Vie niveau 10 ». J’ai prévu de faire un article là-dessus quand j’aurai testé et approuvé le concept. Il ne sert qu’au suivi de ce challenge, pour savoir sur quoi j’ai bossé, ce que j’ai laissé de côté, etc. Couleurs des projets — identique à celui du premier code — et les domaines dont je veux suivre l’évolution (descriptions, études et exercices notamment).

Le troisième code couleur est dans le suivi des tâches au moment T. Il vient de mon ancien ScriBuJo, pour dire à quel point il marche avec moi. Il permet d’avoir une vision rapide : si on est dans les clous ou pas du tout. En prime, il marche avec un masking tape que j’utilise quand j’ai la flemme de faire des cases (plus là-dessus plus loin) — ou que je n’ai pas la place d’en mettre 20 —, et surtout parce qu’il tient dans un mini bic 4 couleurs quand je ne suis pas à la maison. Donc en résumé, pour cocher ou reporter mes cases, j’utilise :

  • Le noir : quand c’était prévu et que ça a été fait ;
  • Le vert : quand c’était prévu et que ça a été fait au-delà des objectifs (par exemple écrire 2k mots au lieu du 1k journalier) ;
  • Le bleu : quand ce n’était pas prévu, mais que ça a été fait quand même. Ma procrastination créative a tendance à vouloir me faire bosser sur des trucs pas prévus, mais utiles quand même, donc je jongle avec les deux ;
  • Le rouge : quand c’était prévu et que ça n’a pas été fait. En option, pour le suivi du nombre de choses à faire, je coche les cases inutiles en rouge (comme le tape qu’on voit sur le côté de la photo, est rose assez foncé) pour ne pas être frustrée par les cases blanches qui ne devraient pas l’être.

 

dailies
Le troisième code. Le bleu ne sort pas bien à cause du bic, donc j’en mettrais une nouvelle quand j’aurai reçu mes Sign Pen de la-mort-qui-tue.

 

2. Le Washi tape ou Masking tape

Contrairement à l’utilisation habituelle décorative dans les BuJo, je ne m’en sers que pour trois choses :

  • Faire le bord d’une page pour la retrouver plus facilement sur le long terme (en général en accord avec le code couleur) ;
  • Faire des petits index pour retrouver ponctuellement une page (code couleur toujours) ;
  • Faire un marque-page magnétique ;
  • Délimitation sur la page comme séparer les fiches (persos, lieux, objets, etc.) avec en haut la fiche, en bas les notes ;
  • Renforcer le pli quand je fais des pages doubles que je plie, comme ça a tendance à être plus large que les autres feuilles.

(Non, je n’ai pas oublié mon washi tape grille/à carreaux, qu’on voit d’ailleurs un peu sur la photo, c’est plus loin !)

bord-mt
Bordure toute simple, avec washi tape fin histoire de ne pas me bouffer 1 cm de chaque côté. En prime, pour les onglets, ça permet d’en mettre deux fois plus dans le même espace. J’ai mis le lien où j’ai acheté le lot arc-en-ciel de 10 pour peanuts tout en bas avec les autres suggestions.

marque-page-mt
Marque-pages en Washi Tape fin (même lot que celui de la précédente photo).

  

3. Les gommettes

Qu’est-ce que ça vient faire là ? Simplement servir à retrouver des pages plus facilement. Non, ça ne fait pas doublon avec les bordures en washi tape dont je viens de parler.

J’avais commencé à les utiliser dans mon BuJo pour m’y retrouver dans mon bazar de listes et je vais l’utiliser pour mon ScriBuJo aussi. Il suffit de mettre la gommette à cheval sur le bord extérieur de la feuille et de suivre, ici encore, un code couleur ou un code de placement (moi je fais un combo des deux et j’y reviendrai dans l’article sur le code couleur pour montrer mon anti-sèche trop bien qui n’est pas encore fait faute de temps :p).

tranche-gommettes
On ne voit pas du tout que j’ai bossé sur le blog au détriment du reste, hein ? :p

Quand on achète les planches de gommettes, il y a généralement 4 ou 6 couleurs différentes, mais comme je suis une perfectionniste, j’ai pris une perforatrice de scrap ronde (lien en bas aussi et j’en ai plusieurs en fait, mais chut) et des pages d’autocollant à imprimer, comme ça je peux garder mes couleurs. Je le fais déjà pour mon BuJo, donc ça ne me prend pas de temps en plus. Et comme mon fils adore ça, il m’aide les colorer et les découper.

gommettes
Chaque couleur rangée dans son petit sachet, sinon on s’en sort pas, entre le petit et le chat, qui partagent ce kiff et celui de me piquer mes affaires. Il en manque plein là, j’avoue, mais je voulais pas surpeupler l’image. :p

Si vous n’avez pas de petit assistant, que vous ne trouvez pas votre bonheur, que ça vous horripile de mettre des trucs autocollants qui se collent toujours partout sauf là où on veut, vous pouvez aussi colorer une case sur la tranche.

tranche-feutre
Un test avec du feutre sur la tranche. Concluant qu’avec des couleurs assez sombres. Le jaune ne se voit pas.

Du coup, en un coup d’œil sur la tranche du ScriBuJo, on localise où se placent les choses et on retrouve plus vite sans passer systématiquement par l’index. En option, on voit tout de suite les choses sur lesquelles on a passé du temps et celles qui sont lâchement abandonnées !

 

4. La grille à remplir

En bonne accro des suivis et des chaînes, j’ai toujours des grilles à remplir et des cases à cocher. Vous ne serez pas surpris, de savoir que j’ai un tampon case, un tampon mois, un autre tampon mois avec des cases (mais plus gros, pour pouvoir indiquer une humeur ou un nombre de mots par exemple) et un washi tape à petits carreaux.

Selon la quantité de choses à surveiller, je prends l’un ou l’autre. Pour les tâches journalières, soit je les fais à la main, soit je m’accorde ma demi-minute plaisir et je tamponne mes cases une fois que j’ai tout écrit.

Pour un suivi sur l’année, je compte les lignes et je découpe mon washi tape (il fait 6 cases de large, donc 5 plus 1 pour la continuité du suivi, c’est un peu flou, mais je ferai un autre article sur les suivis et j’expliquerai plus en détail). Si c’est « juste » sur le mois, je me fais un peu plus plaisir et je prends l’un ou l’autre des tampons du mois.

Ensuite, je fais un petit truc vite fait (une coche, un smiley, une croix…) et tous les soirs (ou dès que c’est fait) et je remplis ma petite case, toute fière du travail accompli.

 

5. Les séparations (tampons, stickers, dessins…)

Je n’utilise pas beaucoup de séparations (à part pour isoler la partie notes) parce qu’au final, je n’aime pas ça, mais si ça te plaît… Soit une ligne tracée en couleur, soit un washi tape pas trop épais, soit un tampon (il y en a des tas de différents, mais on en trouve des transparents peu cher, en caoutchouc un peu plus cher ou ceux qui se tournent qui sont bien pratique).

Quelques coups de tampon par jour ne vont pas tuer notre productivité ! (Surtout si le tamponnage est regroupé.)

 

6. La calligraphie ou fausse calligraphie (pour les titres et les pages de garde de section)

Tout ce qui est écrit en rouge ou presque sur les photos est calligraphié, je ne vais donc pas remettre une photo exprès. 😉

Mon grand-père m’a appris dès que j’ai été en âge de tenir une plume et c’était notre petite passion rien qu’à nous deux, donc je suis totalement vendue sur ce sujet.

Ça prend un temps de dingue à maîtriser, MAIS il y a des astuces (j’en parlerai un peu plus tard dans le mois avec un mini dossier). Pas besoin de mettre vingt mille fioritures, une écriture simple et classe, ça marche aussi. Pour ça, il suffit par exemple d’un stylo à pointe plate et d’un tout petit peu d’entraînement histoire de trouver comment il vaut mieux prendre la bête pour que ça rende bien.

Du coup, le stylo fait tout seul les pleins et les déliés. C’est simple, quand on descend c’est large, quand on monte c’est fin. Et c’est plus pratique de pencher un peu le stylo, genre 25-35°.

Après il y a aussi la fausse calligraphie (lettering) : on s’applique un peu et une fois le mot écrit, on élargit les endroits où les pleins devaient être.

Sinon il y a des stylos et des feutres sympas, à pointe pinceau, mais il faut de la pratique.

Un joli titre en 5 minutes max, ça claque non ?
(Je compte le temps de retrouver le stylo, de tracer vite fait au crayon de papier pour centrer et ne pas commencer trop haut ou trop bas… parce que ça change selon qu’on utilise des lettres qui dépassent d’un côté ou de l’autre et de faire enfin le tracé.)

 

7. Les pages d’entête

On peut aussi utiliser un peu de calligraphie, de stickers, de tampons et de washi tape. Après, ces pages là, si vous les faites, vous pouvez vous lâcher. Par contre attention ! Il faudra planifier une session exprès pour ça à part. Pas question que ça empiète sur le temps d’écriture ou d’utilisation du ScriBuJo.

Je suis retombée en enfance quand j’ai eu un Spyrographe pour Noël (celui que j’avais enfant est décédé depuis, c’était celui qui était fixe avec les formes). Je l’utiliserai pour ça dans mon BuJo principal. J’aurai quinze mille douze feuilles à faire tenir dans mon petit classeur, donc je vais passer mon tour pour le ScriBuJo.

On peut aussi prendre des mandalas sur le net, des coloriages pour enfants ou adultes, ce qu’on veut (ou les faire soi-même en loisir à côté). Si c’est votre petite page plaisir, autant ne pas s’en priver. Et si vous faites comme moi, vous n’en aurez qu’une petite dizaine, donc tout va bien. En prime, ça peut servir à recharger les batteries créatives dont je parlerai dans quelques temps.

 

Voici quelques liens affiliés du matériel que j’utilise. Affilié kezaco ? Un lien vers une boutique et si vous achetez par l’intermédiaire de ce lien, je touche une petite commission (pas grand chose hein) sans que ça ne vous coûte quoi que ce soit. Ça me permettra de prendre un hébergement pour le blog et donc de rajouter des trucs trop cools qu’on ne peut pas mettre dans la version gratuite.

 

Voilà, je pense avoir fait le tour des trucs utiles, mais quand même jolis. N’hésitez pas à commenter si vous en avez d’autres ou que vous avez eu le coup de foudre.

Il y a plusieurs idées à approfondir, mais ça, c’est une autre histoire…