Mon avis sur « Indécise » d’Amanda Hocking

Déchirée, le tome 2 de la trilogie Trylle d’Amanda Hocking en 324 pages, reste dans la continuité du premier : romance fantasy sur fond d’intrigue royale. Si  vous avez loupé mon avis sur le tome 1, c’est par là.

Si vous ne comptez pas lire la trilogie un jour, surlignez la ligne qui suit.

Wendy, après avoir découvert ses origines trolles, quitte son nouveau chez-elle, parce qu’elle ne supporte pas la pression et… c’est la faille qu’attendaient leurs ennemis Vitras pour agir.

 

J’ai aimé :

  • On est toujours pas trop dans les clichés, même si les 3 relations sont dans le thème amour impossible.
  • Chaque relation développe une autre facette de l’amour et elle pourrait finir avec chacun des trois, ça serait crédible (selon l’évolution de l’histoire, par exemple pour Finn, il faudrait qu’elle abolisse certaines lois archaïques, mais elle est prête à le faire).
  • On en apprend plus sur le passée de Wendy… et elle est loin d’être une random idiote qui passe. Ceci dit, ça ne fait pas Mary Sue pour autant.

 

​Je n’ai pas aimé :

  • L’univers se résume aux lieux du 1 et un nouveau.
  • On en apprend pas assez à mon goût sur la société des Trylles. 

À noter :

  • À chaque fin de livre, il y a une nouvelle dans la version que j’ai. Celle du tome 1 mettait en place Loki. Celle du tome 2 montre comment les 3 jeunes hommes qui gravitent autour de Wendy (qui sont des love-interrest, c’est de la romance, ils n’allaient pas être là juste pour servir l’intrigue politique !) vivent l’événement final. C’est intéressant parce qu’on est enfin un peu dans la tête de Finn et c’est pas la version girouette qu’on voit du point de vue de Wendy qui va nous aider à le comprendre ! Pareil pour les deux autres.

 

Verdict :

Aussi sympa que le premier, je l’ai dévoré et j’ai embrayé sur le troisième dans la foulée.

Vous avez mon avis, n’hésitez pas à partagez les vôtres, qu’on compare nos ressentis et nos avis.

Mon avis sur « Échangée » d’Amanda Hocking

Échangée, premier tome de la trilogie Trylle d’Amanda Hocking, est un roman de fantasy de 314 pages.

Wendy, adolescente comme les autres, qui a du mal à s’intégrer, a été victime d’une tentative de meurtre à 6 ans. Par sa mère. Qui lui soutenait que ce n’était pas son enfant et qu’elle était un monstre. Arrivée dans un nouveau lycée, elle remarque un garçon étrange qui la fixe souvent, mais pas la version amoureux transi. Plutôt le gars louche. S’en suit une approche à la Twilight (au tout début, quand elle se demande ce qu’il est). On découvre qu’elle a aussi une capacité particulière et… que ce fameux garçon ne semble pas étonné quand il la prend en flagrant délit. Je ne vais pas plus loin, sinon ça perd tout son intérêt.

J’ai aimé :

  • Finn, même si on sent le mec ténébreux, distant, qui maîtrise et lutte contre ses sentiments (pas qu’amoureux).
  • La façon de gérer le peuple en question.
  • C’est facile et rapide à lire.
  • On ne tombe pas dans la romance qui traîne, même si elle est un des moteurs de l’intrigue, il se passe des choses importantes à côté et Wendy lutte dans le tumulte.
    Les personnages importants ont leurs propres buts, pas comme Twilight (oui encore, c’est ma seule référence du genre, je n’y peux rien) où les trois quarts des personnages sont là et on sait pas pourquoi.

​Je n’ai pas aimé :

  • Je trouve qu’il y a un peu trop de « raconté » et de tag de dialogues.
  • À chaque fois qu’une nouvelle notion ou information est abordée, on sort à Wendy « ce n’est pas à moi de t’en parler/de t’expliquer/tu sauras quand ta formation aura commencé ». C’est lourd, même si on apprend un peu au fur et à mesure. Au final, on n’a presque rien appris et j’espère que les suivants vont corriger le tir.
  • Il n’y avait aucun lien avec le texte à la fin, mais après recherches, il se trouve que c’est une nouvelle faite pour donner le point de vue d’un autre personnage et qu’elle a été ajoutée dans quelques éditions.

À noter :

  • Wendy fait partie du type de perso « je ne réfléchis pas, j’agis et je regrette ». Quand les regrets sont soft, ça ne me dérange pas. Mon homme lui déteste viscéralement ce genre de perso, surtout quand c’est le protagoniste.
  • Un des rares livres à la première personne qui ne me fait pas fuir.

Verdict :

Ça se lit vite, c’est parfait pour s’évader sans s’investir dans un univers conséquent. En gros, on a le lycée (au tout début), la maison (vite fait) et un manoir avec son jardin. Un lieu en plus dans la nouvelle. On a trois personnages centraux, une dizaine de secondaires et quelques personnages pot de fleur.

Je me suis cassé les pieds en lisant Twilight (sauf au début où je me moquais des personnages) et là, j’ai trouvé ça plus fun, parce que Wendy n’a pas peur de dire ce qu’elle veut, quand elle veut, comme elle veut.

À voir si le reste de la trilogie lève le mystère, parce qu’il y a pas mal de trucs laissés en suspens.

Vous avez mon avis, n’hésitez pas à partagez les vôtres, qu’on compare nos ressentis et nos avis.

Mon avis sur « L’histoire de Nerilka » d’Anne McCaffrey

L’Histoire de Nerilka est une novella de science fantasy de 182 pages, écrite par Anne McCaffrey, écrite à la première personne. C’est le seul texte de La Ballade de Pern qui n’alterne pas les points de vue en externe à ma connaissance. Le côté science est totalement absent de ce texte et dans la version que je possède, il n’y a pas le prologue parlant de l’arrivée en vaisseau.

Huitième dans l’ordre de publication, treizième dans l’ordre chronologique, l’histoire se passe en parallèle à l’intrigue de La Dame Aux Dragons. On repart, avec les souvenirs de Nerilka, juste avant la Fête de Ruatha, première du nouveau Seigneur : Alessan. Ceci dit, il est plus pertinent de le lire après la Dame aux Dragons comme il est fait référence à certaines choses qu’on ne peut comprendre qu’en ayant lu l’autre livre (la fameuse heure de Moreta, Alessan, B’lerion, Oklina, Capiam et Desdra notamment).

On voit de l’intérieur du Fort de Fort comment c’est passé le gros événement de La Dame Aux Dragons et comment Nerilka décide de sortir de la place étriquée où on l’avait cantonnée pour.arriver à un final inattendu. On a à nouveau une femme qui semble effacée et agir au second plan qui prend son destin en main et agit pour Pern. Un nouveau pied de nez à l’univers en apparence patriarcal de Pern.

J’aime beaucoup Alessan et j’étais surprise par sa dernière apparition dans La Dame Aux Dragons. L’explication, tout à fait logique, est donnée dans L’Histoire de Nerilka.

On y voit aussi comment Ruatha remonte la pente après l’événement.

J’ai aimé :

  • La fin, cette scène qu’on attend quand on a lu La Dame Aux Dragons juste avant, parce qu’on veut savoir, mais qu’elle n’y est pas.
  • Un personnage qui n’a aucun intérêt pour les dragons ni les lézards de feu. Elle les respecte, mais elle dit elle même qu’elle ne supporterait certainement pas cette présence envahissante.
  • Pour une fois, le point de vue interne ne m’a pas dérangé. Peut-être parce qu’on a plus l’impression de lire son journal ou de l’écouter raconter ses souvenirs que de vivre le présent dans sa tête.

Je n’ai pas aimé :

  • Nerilka, comme Menolly dans la trilogie des Harpistes, est loin d’être un personnage que j’apprécie. Elle est utile et je comprends sa présence, mais je n’ai aucune empathie pour elle. Elle décide de se rebeller, comme Menolly, sauf qu’elle fait moins de bêtises au passage et qu’elle est plus mature. Comme Menolly, quand elle n’est pas personnage principal ou qu’elle a évolué, elle est plus supportable.
  • Son espèce d’obsession pour Ruatha et Alessan.

À noter :

  • La scène que j’ai aimé, qui est très poignante.
  • L’introduction où elle annonce directement la couleur : c’est mes souvenirs, c’est moi qui raconte, c’est biaisé, mais c’est comme ça.

Verdict :

Si vous appréciez Alessan, que vous êtes intrigué(e) par Ril, par la dernière apparition d’Alessan ou que vous voulez avoir un point de vue plus large sur « l’avant » dépeint dans La Dame Aux Dragons, lisez-le.

Sinon, vous allez passer un moment correct, voir agréable, mais comparé aux autres histoires, c’est un peu vide et Nerilka n’est pas un personnage vraiment acteur du changement comme l’ont été Lessa, F’lar, Menolly et Moreta. Elle aide, je ne cherche pas à réduire son importance dans l’univers, mais ce n’est pas elle qui fait les choses primordiales.

Vous avez mon avis, n’hésitez pas à partagez les vôtres, qu’on compare nos ressentis et nos avis.

#writeastorychallenge Semaine 2

Ma participation de la seconde semaine (plus ou moins) pour #writeastorychallenge. En français et en anglais.
My participation of the second week (more or less) for #writeastorychallenge. English version below.


Il la regarda partir, ses pas claquant sur le marbre, résonnant dans le couloir désert. Ceux qui n’avaient pas le don mettaient toujours l’accent sur les corvées divinatoires, et Giovanni s’y était opposé. Ils avaient été soulagés quand Donella avait repris le flambeau. Un chef plus facile à manœuvrer. Mais plus maintenant.

Même s’il n’était plus au zénith de sa vie, il en avait assez. Aigri, diraient certains, mais les vies de ses filles étaient en jeu. Et la nouvelle génération de la famille avait grandi dans la peur de son regard et de sa poigne de fer. Ces lâches à langue de serpent auraient quelqu’un à qui parler.

Il retourna dans sa chambre après un dernier coup d’œil vers Donella. Pauvre petite fille. Il serra les poings et se dirigea droit vers le placard. Il enfila sa tenue de chef de famille.

L’homme dans le miroir semblait plus vieux, usé, dans ces vêtements presque neufs. La soie était agréable sous ses doigts rudes. Il mit une fine ceinture de cuir sur sa tunique bleue et rouge, plus large qu’elle n’était. Il ne put s’empêcher de se rappeler à la dernière où il avait porté ceci : l’intronisation de Donella. Elle était magnifique, et toute la célébration était merveilleuse. Digne comme l’Impératrice.

Le visage de son reflet s’assombrit. Le Tarot s’appelait et il était vorace. Il ne la laisserait pas tranquille tant qu’elle ne l’aurait pas rejoint, ou qu’elle en meurt.

Il s’éloigna du verre, ne voulant plus sentir ce regard sévère sur lui. Est-ce que ce serait mieux s’il utilisait la porte cachée du Tarot ? Éva l’avait utilisée pour le rejoindre quand il ne pouvait pas revenir. Mais quel en serait le prix ? La dernière fois, il avait abandonné Éva au Tarot et il n’avait plus personne pour recommencer. La seule chose qui pourrait marcher, si Alessa ne rassemblait pas les Arcanes à temps, était que Donella y entre. Mais elle s’était énervée la dernière fois qu’il en avait parlé en sa présence.

Le temps n’était pas aux comportements enfantins. Il retourna dans la chambre. Les infirmières reculèrent de peur et il ferma la porte.

Donella le dévisagea. Ses yeux s’agrandirent quand son regard tomba sur son costume. Elle rapprocha ses coudes pour s’asseoir, mais s’interrompit, les lèvres serrées.

— Fais ton choix.

Sa bouche s’ouvrit, mais rien n’en sortit. Sa respiration s’alourdit.

— Père, comment peux-tu ? Je ne fuirais pas. Je ne me suis pas battue si longtemps pour me suicider.

Des larmes emplirent ses yeux bleus. Les yeux d’Éva. Courageuse malgré sa santé fragile.

— Pas de temps de rire. Nous avons une opportunité. Tu sais que tu dois y aller tant que tu peux.

Elle se recroquevilla, aussi pâle que les draps blancs autour d’elle.

— Vous ne pouvez pas me demander cela…

— Je ne te laisserai pas mourir. Je t’y porterai moi-même, même s’il n’y a pas de retour possible.

— Mais, la famille…

— Futilités. Ils ne se préoccupent pas de toi. Tout ce qui les intéresse est le statut et le pouvoir de la famille.

Un bruit étouffé s’échappa de sa gorge avant qu’elle ne tousse.

— Je suis désolé de te l’apprendre, mais nous ne sommes que des pions pour eux. Rien de plus, rien de moins.


He watched her get away, her loud footsteps on the marble floor, echoing on the empty corridor. The not gifted always putted the accent on the divinatory chores, and Giovanni stood against it. They were relieved when Donella took over. An easier chief to deal with. But no more.

Even if he wasn’t at the zenith of his life, he was fed up. Bitter, some would say, but his daughters lives were on the edge. And the new generation of the family grow, with the fear of his steel gaze and grasp. Those cowards serpent tongues will have someone to talk with.

He got back to his room after a last glance at Donella. Poor little girl. He clenched his hands and walked right to the dressing. He put his family chief attire.

The man on the miroir seems older, worn out, on these nearly brand new clothes. The silk felt good under his rough fingers. He put a slim leather belt on his blue and red tunic, wider than it used to be. He couldn’t help but remember the last time he wore this : Donella’s enthronement. She was beautiful, and the whole celebration was blissful. Dignified as the Empress.

His reflection’s face darkened. The Tarot called her and it was voracious. It wouldn’t let her live before she got into it, or died.

He turn away for the glass, not willing to feel that severe look on him. Would it be better if he used the back door entrance of the Tarot world ? Eva used it to join him when he couldn’t got back. But what would be the price ? Last time, he had to surrender Eva to the Tarot and he got no one left to do so. The only thing that would work, if Alessa wasn’t to reunite all the Arcanas on time, was that Donella got into it. But she went mad last time he mentioned it in her presence.

No time for childish behavior. He went back to her room. Nurses drew back in fear and he closed the door.

Donella stared at him. Her eyes widens when her gaze felt on this attire. She bring her elbows closer to sit but stopped, her lips clenched.

– Make you decision.

Her mouth opened but nothing get out. Her breath got heavy.

– Father, how could you ? I don’t want to run away. I didn’t fight that long to commit suicide.

Tears filled up her blue eyes. Eva’s eyes. Brave despite her weak health.

– No time to jest. We have a window of opportunity. You know you have to go while you can.

She curled up, as pale as the white sheets around her.

– You can’t ask this…

– I won’t let you die. I’ll carry you there myself, even if there will be no way back.

– But, the family…

– It’s crap. They don’t care about you. All that matters was family’s status and power.

A faint sound get out of her throat before she coughs.

– Sorry to say that, but we’re just pawns to them. No less, no more.


A la semaine prochaine pour la suite !
Stay tuned, new part next week !

#writeastorychallenge Semaine 1

Ma participation de la première semaine (plus ou moins) pour #writeastorychallenge. En français et en anglais.
My participation of the first week (more or less) for #writeastorychallenge. English version below.


Cet espoir, c’était Alessa, l’aînée qui posait problème et que toute la famille voulait cacher.

Pour Giovanni, c’était une opportunité : il n’aurait jamais eu une chance de lui faire apprendre des choses utiles pour son voyage si elle avait été chef de famille. Il n’avait pu avoir que quinze minutes par semaine, seul avec sa fille, quand il l’était. La branche secondaire aurait tout fait pour le tenir occupé et loin d’elle. Peut-être en punition d’avoir eu Donella avec une étrangère.

Giovanni serra les poings. Il était l’héritier légitime et un homme libre. Il pouvait faire ce qu’il voulait et personne n’avait le droit de mettre son nez dans ses affaires. Il avait déjà payé en perdant Éva pour le Tarot pour empêcher la mort de Donella encore bébé et lui offrir un délai.

Un grognement douloureux le sortit de ses sombres pensées. Donella tendit la main vers lui, ses grands yeux bleus-gris cherchant les siens. Elle n’était pas comme une fille exigeante et pitoyable qui demandait l’aide de son père. Non, elle savait que quelque chose allait se passer. Giovanni aurait pu le jurer.

— Alessa ?

Sa voix était presque inaudible, mais il était assez proche. Il acquiesça. Elle soupira. De soulagement ? De douleur ? Elle tourna la tête de l’autre côté.

— Le Tarot ?

— Tu as bien vu.

Sa voix faible de Donella était comme celle d’un fantôme et la sienne toujours comme un orage lointain. Il voulait lui dire qu’il savait tout depuis le début, mais il ne le pouvait pas. Bien, mes filles, vous êtes vouées à souffrir de la naissance à la mort à cause d’un problème en souffrance d’un ancêtre disparu depuis longtemps. Même lui ne savait pas ce qu’il en était advenu, peu importe où ou comment il cherchait. Il souffrait d’insomnie en envisageant qu’il n’ait pas assez préparé Alessa. Reconnaîtrait-elle suffisamment les Arcanes pour savoir qui sera quelle carte ? Comprendrait-elle seulement que les cartes qu’elle chercherait seraient des gens vivant dans cet autre monde ?

Il était trop tard pour y penser. Elle était partie. Loin de cette atmosphère fétide qui se répandait dans le manoir et la famille. Mais était-ce mieux là-bas ?

Les Familia Fuego et Agua devaient toujours se battre pour le pouvoir, pendant que les Aria observaient et n’agissaient pas. Sans parler des Lurra qui étaient trop éparpillés pour faire quoi que ce soit d’utile. Il espérait que le chaos se soit calmé, au moins un peu, après environ quinze ans, mais rien n’était sûr.

Tout reposait dans les mains d’Alessa. Après tout, comment pouvait-elle deviner pour les cartes ? Ce n’était pas cohérent du tout avec le monde dans lequel elle avait grandi. Et cet autre monde était… réel, étrange… Comme s’il s’adaptait aux gens qui y entraient.

Il avait rencontré un de ses ancêtres, un homme nommé Albano. Il disait — et Giovanni avait vérifié à son retour — qu’il était le fils du créateur du Tarot. Il avait disparu il y avait environ deux cents ans. Et à chaque fois que Giovanni voulait lui parler de quelque chose qu’il ne devait pas connaître, il s’interrompait pour une seconde, comme figé dans le temps, et il savait de quoi il s’agissait comme s’il l’avait toujours su. Et quand Giovanni était revenu au manoir, il lui manquait une partie de la mémoire. Des détails pour la plupart. Des petites choses, sur sa première fille, sur quelques personnes qu’il connaissait.

Giovanni regarda par la fenêtre, éloignant son regard de sa fille. Il ne voulait pas qu’elle sache qu’il était inquiet. Il prit une profonde inspiration et remit son masque de chef de famille.

Le destin avait eu son dû. Et tout ce qu’il pouvait faire était de s’assurer que Donella se battrait assez longtemps pour revoir Alessa.

Des pas se pressaient dans le couloir. Il posa ses yeux gris sur l’arrivante. D’un subtil mouvement de la main, il l’arrêta et sortit de la chambre.

Donella devait se reposer. Il n’était pas question qu’il laisse les affaires putrides de la famille ruiner ses espoirs.

Elle le dévisageait. La haine et le dédain se mélangeaient dans son regard.

— J’ai un message pour le chef.

— Dis-moi.

Un sourire narquois déformait ses lèvres fines.

— Tu ne l’es plus. Tu n’es qu’un simple devin. Je n’ai rien à te dire.

Sa main vola avant qu’il n’y pense. Il attrapa son bras et la maintenait fermement.

— Les tiens et toi, vous ne faites rien de bon. Vous continuez à répandre votre venin par les mots et infestez tout le monde. Je suis toujours l’ancien chef. Un mot de moi et tu es chassée, avec uniquement tes yeux pour pleurer. Compris ?

Il s’était exprimé d’une voix plus grave et tranchante, comme si l’orage s’était finalement approché.

Elle acquiesça sans bruit. Elle pourrait retenir son souffle jusqu’à la mort, il ne pourrait s’en désintéresser plus.

Giovanni était déterminé à protéger sa fille à nous et il ne laisserait personne interférer. Tout comme lorsqu’il était retourné dans le Tarot, sans penser une seule seconde à l’agenda toujours chargé de la famille.


That hope was Alessa, the troublesome firstborn that all the family wanted it hide.

For Giovanni, that will was an opportunity. He wouldn’t never have a chance to make her learn some things useful for her journey if she was to be the family chief. He couldn’t manage to get more than fifteen minutes a week, alone with his daughter, when he was. The secondary branch would do anything to keep him busy and away from her. Maybe as a punishment for having Donella with an outsider.

Giovanni clenched his wrist. He was the rightful heir and a free man. He could do anything he liked and no one would have the right to take a look on his business. He already payed the price by loosing Eva to the Tarot to prevent Donella’s death at young age and buy her a delay.

A painful growl got him out of his dark thoughts. Donella reached out for him, her big blue-grey eyes searching for his. She wasn’t like a pityfull demanding girl asking for her father’s help. No, she knew something would happens, Giovanni could swear it.

– Alessa ?

Her voice was nearly inaudible, but he was close enough. He nodded. She sighted. Of releef ? Or pain ? She turn her head on the other side.

– The Tarot ?

– You guessed right.

Her frail voice was like a ghost and his was always like a distant storm. He wanted to tell her that he knew everything from the start but he couldn’t. Well, my daughters, you are doomed since your birth to suffer until you death because of an unfinished business of a long gone ancestor. Even him never knew what happens to him, no matters where or how he searched. He had insomnia over the fact that he may not have prepared Alessa enough. Will she know enough the Arcanas to understand which people will be which card ? Will she even understand that the cards she’s searching are living people from this other world ?

It was too late to think of it. She was gone. Far from the foul air that spread in the manor and the family. But was it really better there ? Fuego and Agua Familia should still fight over power, while Aria’s stare and do nothing. Not saying the Lurra were too scattered to make anything useful. He wished chaos would have settled, at least a little, after fifteen years or so, but nothing was sure.

Everything was on Alessa’s hands. After all, how could she guess for the cards ? It wasn’t consistent at all with the world she grew up in. And this other world was… real, strange… Like it’s adapting to the people who got inside it.

He met one of his ancestors, a man called Albano. He said – and Giovanni checked once his was back – that he was the son of the Tarot’s creator. He dissapeared some thing like two hundred years ago. And each time Giovanni wanted to speak of something that he shouldn’t know, he stopped for a second, as if he was frozen in time, and knew it was about as if he always knew. And when Giovanni was back at the manor, he had some missing memories. Details, for the most of it. Little things, on his first daughter, on a few people he knew.

Giovanni looked at the window, getting his gaze away from his daughter. He didn’t want her to know that he was worried. He took a deep breath and put back his family chief’s mask.

Destiny took its prize. And he got left to do was to make sure that Donella would fight long enough to see Alessa again.

Foot steps rushed in the hall. He lays his grey eyes on the woman coming. In a subtle hand move, he stopped her and got out of the room. Donella was to be left to rest. No way he would let family’s fester business ruin his hopes.

She stared at him. Hate and disdain blended in her look.

– I have a message for the chief.

– Tell me.

A smirk torn her thin lips.

– You no longer are. You’re just a regular soothsayer. I have nothing to say to you.

His hand flew before he could think of it. He grasped her arm and hold it firmly.

– You, and your kind, are doing nothing good. you keep expending your fester words and infect everyone. I’m still the older chief. A word from me and you’re out of here, with nothing more than your eyes to cry. Understood ?

He spoke with a darker and sharper voice, like the storm came closer after all.

She nod without a sound. She might hold her breath to death, he wouldn’t care more.

Giovanni was determined to protect his daughter again and would let no one interfere. Just like when he got the Tarot’s word twice, not thinking a second of the family’s always busy schedule.


La suite dans quelques jours pour rattraper le retard sans spammer !
Stay tuned, new parts on a few days, so it don’t get spammy !

#writeastorychallenge 02/01/17

Ma participation de la journée pour #writeastorychallenge. En français et en anglais.
My participation of the day for #writeastorychallenge. English version below.


Mais il avait confiance. Elle portait son héritage. Il avait passé du temps à lui faire retenir des informations importantes, juste au cas où elle aurait à aller dans ce monde alternatif, post-médiéval préRenaissance. Il lui avait fait apprendre l’herboristerie, comme la médecine n’était pas développée quand il y avait été quinze ans auparavant.

Et il savait que son ami Emesto prendrait soin d’elle. Il était déjà une carte, comme Giovanni l’avait transformé lui-même. Il saurait quand elle irait dans ce monde, comme les Arcanes étaient liées à leur famille. Le Pape ne le trahirait pas lui ou sa famille. Pas après ce qu’ils avaient fait pour sauver deux enfants.

Giovanni se demanda si Renato parlait maintenant ? Si Valeria pouvait faire quelque chose sans être agressive avec tout le monde ? Le garçon avait fait des progrès pendant que Giovanni était retourné dans son monde, mais la fille était restée la même. Un faible sourire apparut sur ses lèvres, mais il le fit disparaître dès qu’il le sentit. Même si la petite Valeria était amusante à regarder quand elle lui avait demandé de partir sans meilleure raison que sa présence ne lui plaisait pas ; Donella souffrait, et mourrait à petit feu. Il n’y avait pas de place pour un sourire. Il n’y avait qu’un faible éclat d’espoir que personne n’entrevoyait à part lui.


But he had faith. She was to carry his heirloom. He spent time to make her remember useful information. Just in case she has to go on this post-medieval pre-Renaissance alternative world. He made her learnt herbs, as medicine wasn’t developed when he got there fifteen years ago.

And he know his friend Emesto would take care of her. His was already a card, as Giovanni changed him himself. He would know when she got into this world, as the Arcanas were linked to their family. The Pope wouldn’t betray him or his family. Not after what they did to save two children.

Giovanni wonders. Was Renato speaking now ? Could Valeria do something without being angry at everyone ? The boy made some progress while Giovanni was back in his world, but the girl was always the same. A feint smile showed on his lips but he erased it as soon as his felt it. Even if young Valeria was fun to watch as she asked to get away with no better explanation that it didn’t please her to have him around ; Donella was suffering, and slowly dying. There were no place for a smile. There were just a small glimpse of hope that no one except him knew about.

 


A demain pour la suite !
Stay tuned, new part tomorrow !

#writeastorychallenge 01/01/17

Ma participation de la journée pour #writeastorychallenge. En français et en anglais.
My participation of the day for #writeastorychallenge. English version below.


La machinerie médicale, occupant tout l’espace de la chambre, se mit à biper avec frénésie. Giovanni resta stoïque, ses yeux gris aussi froids que l’acier, comme le devait un chef de famille. Toujours. Même quand il n’était pas en fonction. Même quand son temps était passé.

Le chef actuel était étendu sur le lit, à peine visible, aussi blanche que les draps et les coussins autour d’elle. Une petite fille, malade depuis sa naissance. Non, Donella n’était plus une petite fille maintenant. Elle prenait son rôle à cœur, faisant tout ce qu’on attendait d’elle. Et elle ne verrait jamais sa dix-huitième année.

Giovanni ne pouvait rien faire. Il avait fait plus que n’importe qui, pour ses deux filles, mais son temps était passé. Il avait trop perdu pour lutter à nouveau contre la destinée… mais il avait préparé son aînée à continuer son oeuvre. Elle n’en avait aucune idée, mais Alessa serait celle qui sauverait sa jeune sœur. Tout comme il avait fait pour elles quand elles étaient trop petites pour s’en souvenir.

Il avait reparlé du jeu familial de tarot ces derniers jours. Objet mythique, qui les protégeait et les maudissait depuis des siècles. Le changement allait se produire. Il n’avait pas d’autre choix que de laisser le destin de Donella entre les mains d’Alessa — l’incapable aînée.


The medical computers, all around the room, went into a beeping frenzy. Giovanni stood still, his grey eyes as cold as steel, as a family chief should. Always. Even not on duty. Even when his time has gone.

The actual one was lying on the bed, barely seen as she was as white as the sheets and cushions around her. Little girl, ill since her birth. No, Donella was no little girl now. She took her role at heart, making everything she could to abide to expectations. As a result, she may never see her eighteen year.

There was nothing he could do. He has done more than anyone in the past, for both his daughters, but now, his time was gone. He lost too much to go against destiny one more… but he prepared his firstborn to keep on his legacy. She didn’t know of it, but Alessa would be the one to save her younger sister. As he did for both when they were too little to remember.

He did spoke again on the last few days of the family tarot game. Mystical item, protecting and cursing them for centuries. The change was about to happens. He had no choice, but to put Donella’s fate on Alessa’s hands — the useless firstborn.


A demain pour la suite !
Stay tuned, new part tomorrow !