Défi mensuel de septembre

Septembre, avec le retour au rythme normal, que ce soit pour l’école, le travail ou à la maison, n’est pas plus facile que les mois d’été. Je vous ai donc préparé un défi pas trop compliqué.

J’avoue tout de suite, j’avais une super idée… que j’ai paumée (je l’ai noté, mais je sais plus où, tout ce dont je me rappelle c’est que c’est ni dans mon BuJo ni dans mon ScriBuJo). Je me suis creusé la tête pour trouver une autre idée, qui n’a pas mis longtemps à s’imposer. Ça fait des mois, depuis le lancement du blog en fait, que je voulais faire un challenge « 30 jours de journal ».

Pourquoi a-t-il autant traîné ? Parce que j’avais toujours mieux à poster au moment T que l’article sur le journal qui attend depuis décembre. Bref, je vous renvoie à l’article en question pour les explications en détail.

Pour la version courte, il s’agit de trouver un carnet, une appli ou simplement d’ouvrir un dossier numérique, où chaque jour vous ferez quelques lignes sur l’écriture, les difficultés éventuelles, les idées qui traînent, le pourquoi du comment, tout ce qui vous passe par la tête qui soit en rapport avec l’écriture. Et que l’écriture. Si vous déviez en mode journal intime, il n’y a que les parties concernant l’écriture (le développement personnel, un autre domaine créatif ou plus globalement, la raison pour laquelle vous faites ce journal) qui comptent.

Pour un début, on va dire 5 minutes, une dizaine de lignes (si vous casez au moins 8 mots par ligne, sinon le double) ou une centaine de mots si vous le faites en numérique. Si vous ne l’avez pas lu, je vous conseille le dossier sur les routines, qui peut vous aider à mettre des habitudes en place.

Pas de tableur cette fois-ci, n’hésitez pas à venir donner des nouvelles ici, sur l’événement FB ou sur le forum. Je vous ai concocté un mini dossier et, une fois le mois fini, vous pourrez faire ce défi à votre rythme en programme mail.

Je vous attends le 1er septembre pour le lancement ! Sachant que le défi perpétuel est toujours ouvert. Mais ça, c’est une autre histoire…

Le Matin Miracle pour Ecrivain (Miracle Morning for Writers)

J’ai découvert le Miracle Morning pour les écrivains*, parce qu’il a été coécrit avec S.J. Scott. Il a pas mal d’ebooks sur la productivité et quelques-uns sur l’écriture, j’en parlerais au fur et à mesure. J’aime bien parce qu’il ne tourne pas autour du pot et que ces solutions sont toujours pertinentes, même si toutes ne s’adaptent pas à chacun (il vise plus large exprès).

J’avais entendu parler un peu du Miracle Morning d’Hal Elrod, surtout sur Pinterest dans les BuJo, mais ça ne me parlait pas vraiment. Voir juste des suivis avec notés « SAVERS », ce n’est pas très explicite. J’ai pris l’ebook version écrivain et j’ai tenté ma chance. Au final, j’adore, même si les matins où j’ai des soucis de santé, j’ai dû mal à les faire.

Le Matin Miracle se décompose en plusieurs parties, à faire à partir d’une minute chacune et dans l’ordre qu’on veut, juste après être sorti du lit :

  • Silence : Rester calme et tranquille. Selon les croyances et la volonté de chacun, ça peut être de la méditation, une prière, exprimer sa gratitude, regarder la nature, profiter du moment présent…
  • Affirmation : Dire, à haute voix, devant son miroir ou dans sa tête, une ou plusieurs phrases positives. De « je vais passer une bonne journée », « je vais être productif/ve aujourd’hui », à un mantra élaboré ou un petit texte rédigé exprès listant vos qualités et tout ce que vous pouvez/voulez accomplir dans la journée. J’ai eu un peu de mal, mais rien que de se dire « j’ai passé une bonne nuit et je vais passer une bonne journée », même si on a dormi deux heures et mal, ça permet d’aborder la journée de façon plus positive. Le but est de commencer en mode positif, pas déjà ruminer en se lamentant sur la nuit épouvantable qu’on vient de passer. Je le fais en une minute, comme j’ai un peu mal. Avec l’habitude, je passerai à quelques minutes de plus (là, j’ai tendance à piquer du nez puisque je le fais du lit, c’est pas bien, je sais, mais au moins, maintenant je le fais :p).
  • Visualisation : Là aussi, ce n’était pas inné. Je ne fais toujours que deux minutes. Il s’agit de s’imaginer en version son et lumière (odeurs et ressentis en option) faire des choses dans la journée. Je me vois toujours en train d’écrire, à mon bureau ou dans le lit selon l’état, sentir le clavier sous ses doigts (le skin en silicone du TypeMatrix si je suis au bureau, le plastique lisse du clavier du pc portable ou les petites touches plus raides mais parfaites ou presque de mon mini clavier Bluetooth que j’utilise avec la tablette ou le smartphone), entendre les touches comme les mots apparaissent petit à petit à l’écran (chacun à sa propre mélodie), les odeurs comme la bougie que j’allume systématiquement sauf quand je reste dans la chambre, le soleil qui passe par la fenêtre, ou la lumière dans la boule de papier au-dessus de ma tête. Mon dos maintenu par un coussin (dur si je suis sur ma chaise, mou si je suis contre le mur sur le lit ou le canapé). Tous ses petits détails. Si j’y reste trop longtemps, je finis par piquer du nez, d’où le temps court. Même si j’ai un minuteur. On peut aussi imaginer l’avenir sur le plus long terme. Par exemple, j’ai déjà essayé de me projeter dans quelques années, regardant le tableau de ventes bien rempli sur la page de suivi Kindle d’Amazon, ou sur l’appli de suivi sur mon smartphone. Ou depuis le lancement du blog, avec le tableau WordPress me disant que j’ai eu des visites et des commentaires. Ou dans la maison de mes rêves. Ou en dédicaces (ça m’est déjà arrivé… mais je me suis endormie donc c’était peut-être un rêve. Toujours est-il que c’était dans une librairie qui a fermé depuis des années, snif). Bref, le but est de se projeter, de penser positif et de se fixer un but à plus ou moins long terme.
  • Energy : Faire du sport. Oui, de bon matin, presque au réveil, sans rien dans le gosier. Bon, il n’est pas question de courir un marathon non plus. Des pompes, de la corde à sauter, du stepper, ce que vous voulez. Moi, je fais soit une salutation du soleil en yoga (ça prend une dizaine de minutes), soit un peu de Qi Gong (quand je suis motivée, c’est sur la terrasse quand il fait bon sinon dans le salon, je peux aussi le faire en direct du lit comme c’est le haut du corps qui travaille principalement). Le plus souvent, je fais vingt minutes de marche en amenant le petit à l’école. Ça n’a pas besoin d’être sportif ni violent. Pas besoin d’être en sueur pour que ça marche. Le but est juste de faire « circuler le sang » comme il dit dans le livre.
  • Read : Lire. Il conseille de prendre des livres de développement personnel ou traitant d’écriture. Sinon des magazines. Il déconseille la fiction, mais si c’est votre seul temps de lecture de la journée, vous pouvez très bien le faire quand même. Je lis la fiction avant de me coucher, pour préparer mon endormissement loin des lumières bleues, du coup, c’est écriture ou productivité. Je varie selon ma motivation du jour.
  • Scribing : Ecrire. Tiens comme c’est étrange ! Il propose de tenir un journal, plus basé sur les objectifs et les problèmes rencontrés en les poursuivant qu’un journal intime. C’est à ce moment que je tiens mon journal créatif.
    Vous pouvez faire tenir le tout en 6 minutes (ça fait short pour la lecture et l’écriture, mais soit) ou étirer comme recommandé en une heure et répartissant comme vous voulez. Bien sûr, il faut adapter à ce qui est faisable. Si vous vous levez déjà à 5 h du mat et que vous vous couchez à minuit, on ne va pas vous demander de vous lever à 4 h. Par contre, si vous perdez 2 h à flâner sur le Net et 1 h 30 à regarder deux épisodes de série chaque jour, il est possible de rogner un peu ce temps pour l’utiliser pour tester le Matin Miracle.

Je me lève à 6 h et je profite d’une demi-heure de tranquillité au salon pendant que mon homme se prépare pour aller au boulot. J’envisage de me lever un peu plus tôt pour gagner une demi-heure d’écriture avant de devoir de m’occuper du petit.

Ça tombe bien, je bosse par session de 25 minutes avec la méthode pomodoro !

Mais ça, c’est une autre histoire…

 

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J’ai lu pour vous : 5 Minute Morning Boosters

Aujourd’hui, j’inaugure la série « j’ai lu pour vous ». En résumé, une fois par mois, je commente au fil de ma lecture un ebook (productivité ou écriture) en anglais.

Je vous présente un petit ebook qui s’appelle 5 Minute Morning Boosters* de Rachel Rofe. Il est tout petit : 69 pages (à 0,99 € ou en Kindle Unlimited). Il nous promet de faire beaucoup plus de notre vie avec une petite routine matinale à base d’actions qui durent cinq minutes maximum. Pour moi, ça sentait le déjà vu avec le Habit Stacking* de S. J. Scott, et elle reconnaît elle-même. Elle mentionne la première version de l’ebook suscité en disant qui lui a donné l’idée de faire le sien.

Je l’ai fini il y a plus de six mois, donc je l’ai survolé pour comparer. Entre-temps, une nouvelle version* (30 nouvelles actions) est sortie. Comme il est publié à part, et non comme mise à jour, je lirai les deux, et je ferai un article sur chacun.

Rachel Rofe précise qu’elle n’a pas lu l’autre avant de faire sa liste et qu’au final ils n’ont pas tant que ça en commun alors qu’ils présentent chacun une centaine d’actions.

Après avoir vanté rapidement les mérites d’une routine matinale et de se lever un peu plus tôt, elle nous présente sa propre routine, le tout en 21 pages. Elle nous propose ensuite une centaine de petits trucs à mettre en place, qui comme le titre l’indique, durent cinq minutes ou moins.

Ils sont répartis en sept sections, tout comme dans l’ebook Habit Stacking. On n’y retrouve en commun et dans le désordre : relations (10), finances (6), organisation (6), santé (28), loisirs/plaisir (17), productivité et mise en place de buts (12). La dernière section traite de l’état d’esprit (22). (Oui, ça fait huit, elle a triché en nommant une section « productivité et mise en place de buts ».)

Ça commence assez bien, espérons que ça dure. On a le droit aux classiques : boire de l’eau, faire un peu de sport, lire, prier ou méditer, selon si on est croyant ou non, lire ou écouter des choses motivantes, pratiquer la gratitude, tenir un journal, pratique l’écriture libre et utiliser la visualisation. Jusque-là, si vous avez lu un article ou le livre sur le Miracle Morning, rien de nouveau sous le soleil. Elle puise aussi dans d’autres domaines comme fixer des objectifs dans sa vie pour l’améliorer, les 3 tâches prioritaires (MIT), déclencher une étincelle de créativité.

On retrouve également les habituels conseils de surveiller ses finances, de tenir les comptes chaque jour, de chercher des choses diverses et variées à faire ou vendre ou de rassembler la monnaie dans un pot. Pour ça, je préfère le challenge des 52 semaines (où chaque semaine on met de côté autant d’euros que le numéro de la semaine. Je testerai l’année prochaine donc vous aurez un petit article en fin d’année si vous voulez tester avec moi).

Là aussi, c’est vu et revu. J’avoue, je ne suis pas tout à fait objective, j’ai lu un bon paquet d’articles et d’ebooks là dessus. Pour commencer, il est cool, mais ce n’est pas mon cas. Par contre, elle propose des choses originales. Entre autres :

État d’esprit :

  • Choisir un mot qui servira de guide tout au long de la journée.
  • Utiliser l’EFT (Emotional Freedom Technique, une technique de libération des émotions), en se tapotant le corps à des endroits particuliers et en répétant une phrase à adapter selon les circonstances. Je pratique déjà le tapotage et l’acupression avec le tai-chi, pour me donner un coup de boost ou gérer des douleurs. À voir si la phrase ajoute quelque chose ou non.
  • Utiliser un exercice hawaïen de pardon (nommé Ho’oponopono).
  • S’ancrer, comme on peut le faire dans le tai-chi ou dans certaines pratiques spirituelles relatives à l’énergie, bien qu’elle n’utilise pas du tout cette dénomination. Elle parle de se débarrasser du poids des problèmes des autres et c’est vrai que c’est une partie de ce qu’on peut faire en s’ancrant dans le sol. (Si cela ne vous parle pas du tout, il s’agit de s’asseoir au sol et d’imaginer une ancre de bateau avec une chaîne ou une racine qui sort de notre coccyx pour descendre dans la terre. On se débarrasse de l’énergie qu’on a en trop ou dans ce cas des émotions qui ne sont pas les nôtres.)
  • Être rejeté. L’idée vient de Tiffany Han et de son blog. En encaissant régulièrement des rejets, c’est censé devenir plus supportable. Je comprends le concept, mais je n’y adhère pas du tout. Je ne vais pas envoyer des nouvelles quelconques par mail à des appels à textes ou des anthologies juste pour me faire envoyer sur les roses.

Relations :

  • Appeler quelqu’un pour cinq minutes et juste cinq minutes, alarme la clé. Je sais que j’aurais du mal à faire, surtout avec les personnes que je n’ai pas contactées depuis longtemps.
  • S’entraîner à l’empathie.

Santé :

  • Se masser avec une balle de tennis. Il s’agit de « trigger point therapy » et la seule traduction valable que je trouve est « thérapie de réflexe ». Ça consiste en résumé à masser le point qui fait mal jusqu’à ce qu’il fasse plus mal. J’ai tendance à le faire avec l’acupression, mais pour se masser soi-même dans le dos, c’est pas mal. J’aurais pu y penser, comme j’ai passé plusieurs mois à me masser le dessous des pieds avec des balles de tennis à cause mon aponévrosite.
  • Se brosser le corps « à sec ». J’ai prévu d’essayer avec une brosse adaptée, comme j’y vais comme une brute, sinon je suis toute rouge, j’ai mal et ça me saoule vite.
  • Avoir un orgasme. Oui, ça surprend. (Surtout mon homme qui m’a entendu dicter cet article en jouant aux jeux vidéos avec notre fils. :D) Elle nous fait une petite liste des bienfaits, tout en précisant que pour les hommes, c’est entre trois et cinq minutes et que pour les femmes, avec masturbation, c’est que c’est en dessous de quatre minutes en moyenne. Chacun fait ce qu’il veut.
  • Faire des exercices pour améliorer la vision.
  • S’occuper de son visage, en nettoyant, exfoliant, en mettant l’hydratant. Les produits de beauté, c’est pas du tout mon truc. Il faudra aussi m’expliquer pourquoi on retrouve « mettre du lait pour le corps » dans la section loisirs/plaisir. Pour moi, ça va ensemble. Peut-être parce que faire les deux, ça prend plus de cinq minutes ?

Enfin, on a six petites pages sur la mise en place et le fait de commencer doucement. Si vous avez lu mon mini dossier sur les habitudes, vous en savez déjà beaucoup plus qu’il n’y a dans ces six pages. Exception faite d’un point : se demander pourquoi on n’est pas motivé quand on a la flemme de continuer ses jolies petites habitudes. Ceci dit, c’est un peu redondant avec la résistance dont je parle dans le dossier.

En conclusion, ça tape beaucoup dans les classiques, il y a une dizaine d’idées originales, c’est court et c’est pas mal pour commencer. Par contre, je trouve que ça manque de développement sur les habitudes, sur comment les mettre en place, sur les pièges à éviter et sur pourquoi on fait chacune de ces petites habitudes ou pourquoi on décide juste de s’y mettre en général.

J’avais préféré Habit Stacking, mais ça, c’est une autre histoire…

 

*Cet article contient des liens affiliés. Si éventuellement, vous achetiez quelque chose grâce à lui dans un temps court, j’aurai quelques centimes pour payer un hébergement et proposer de nouveaux trucs cools impossibles à faire sans ledit hébergement.

La Carte (Routines – Partie 5)

Ce dossier est en 5 parties :

  1. La Motivation
  2. La Chaîne
  3. Les Habitudes en paquet
  4. Petit à petit
  5. La Carte <- Vous êtes ici.

Comme pour la plupart des buts à atteindre, la planification des habitudes est une étape importante.

Vous n’aurez pas beaucoup de risques d’échec en mettant en place l’exemple que je prends depuis le début : le verre d’eau à boire au réveil. Mais comme je l’ai déjà mentionné plusieurs fois, si vous avez le verre sur la table de chevet, ou une bouteille d’eau à côté du lit, c’est beaucoup moins difficile que de traverser un bâtiment froid, pieds nus sur du carrelage, à moitié nu(e) pour boire un verre d’eau froide.

Par contre, pour les habitudes un peu plus importantes, comme écrire tous les jours pendant une demi-heure, il faut un peu plus prévoir son coup :

  • commencer par cinq minutes,
  • débarrassez un petit coin où on pourra s’installer,
  • vérifier à l’avance si l’ordinateur est accessible, si la batterie est chargée, si votre application d’écriture préférée être installée,
  • prévenir tout le monde que de telle heure à telle heure vous écrivez et que ce n’est pas la peine de venir vous parler en dehors des urgences,
  • trouver un moyen de signifier aux autres que vous travaillez (porter un casque, allumer une bougie, mettre un petit panneau à la porte…),
  • mettre le portable en mode silence sans vibration ou en mode avion,

Toutes ces petites étapes vont vous faciliter les choses.

Il faut également prévoir des solutions de secours en cas d’impératifs. Par exemple si vous devez aller le dimanche en famille, et que vous savez d’avance que vous ne pourrez pas écrire là-bas, vous pouvez avancer votre séance au samedi, ou prévoir un créneau de rattrapage un autre moment. Le tout est de s’y tenir et d’éviter de le faire trop loin parce que vous risquez de l’oublier. Vous pouvez aussi décider de faire une pause d’une ou deux semaines, notamment si vous partez en vacances en camping, pour le wi-fi ou le pc, ça peut être difficile. À vous d’adapter à vos difficultés, à votre planning, à votre situation et surtout à vos attentes.

Vous pouvez aussi profiter de vacances, je pense notamment aux parents dont les enfants partent et que reste à la maison, pour avancer un grand coup dans vos habitudes. Ce n’est pas parce que vous êtes encore aux 10 minutes d’écriture par jour que vous ne pouvez pas faire plus. Si vous avez l’envie et le temps, faites-le. La seule mise en garde je vous donnerai, c’est de ne pas en faire trop. Si d’un coup vous passez de dix minutes à trois heures par jour pendant une semaine et demie, le rythme risque d’être un peu trop intense. Allez-y plus progressivement et ça ira. L’astuce est de savoir s’arrêter tant qu’il nous reste encore un peu d’énergie. Pour l’écriture, je m’arrête systématiquement quand j’arrive vers la fin de mes réserves, mais pas quand je suis à sec. Il y a une limite minimale en dessous de laquelle l’énergie prend énormément de temps à revenir un niveau acceptable. Cela peut demander énormément de temps pour savoir jongler avec ça. Je le développerai dans un article qui sortira en avril.

Pour revenir à notre carte, prenez un moment, de préférence une bonne vingtaine de minutes au calme, tranquille, sans personne pour vous déranger, quitte à vous coucher un peu plus tard, vous levez un peu plus tôt, et même s’il le faut vous isoler aux toilettes (je n’ai pas dit au hasard, dans notre famille nous avons toujours des illuminations de génie sur le trône). Installez-vous avec une feuille A4 (format imprimante) ou équivalent et si possible plusieurs couleurs (stylos, crayons, feutres, surligne heure, ce que vous voulez) est notée au centre, en gros, votre habitude. Tout autour, comme une carte mentale (ou mind map), vous allez noter tout ce qui pourrait vous empêcher de faire cette habitude :

  • manque de temps
  • manque d’espace
  • manque de solitude
  • manque de soutien
  • manque de motivation
  • manque de matériel
  • manque de solutions pratiques
  • impératifs familiaux
  • impératifs sociaux
  • impératifs relatifs au travail

Tout ce qui pourrait vous faire dérailler, soyez sans pitié. Une fois que vous avez noté tout ça, soit vous ranger votre petit papier précieusement et vous vous y remettez plut tard (mais n’oubliez pas de le faire !) soit vous cherchez des solutions. Ça peut être plus facile si vous les classez par catégorie, d’où les couleurs, ou par importance. On peut expliquer à un enfant qui risque de venir vous demander de l’aide que vous n’êtes pas disponible pendant vingt minutes, et que ce serait bien qu’il n’essaye pas de révolutionner la cuisine pendant ce temps. Quand il s’agit de s’occuper d’une tante malade et isolée, on ne peut pas lui dire « non, je ne viens pas, débrouille-toi deux jours sans personne ».

Pour les solutions, à vous de voir selon à quel point la situation est grave, à quel point les gens sont arrangeants ou non, et toujours en prenant en considération l’importance qu’à cette habitude pour vous. Même si je sais que ma routine du matin va conditionner toute la productivité de ma journée, je préfère en sacrifier quelques parties (affirmation, visualisation, lecture et même s’il le faut méditation) pour pouvoir écrire si je sais qu’on doit voyager huit heures dans la journée. Par contre, il va falloir vraiment une urgence (ou une crise de douleur aiguë ou de photophobie) pour m’empêcher d’écrire.

Ceci dit, je me suis prévu quelques solutions de repli. J’ai toujours avec moi mon Smartphone avec une application d’écriture. Si je sais que je voyage, mais que je ne peux pas prendre mon PC, je prends mon petit clavier Bluetooth, et j’ai toujours mon dictaphone avec moi (soit celui du téléphone, soit celui que j’ai reçu avec Dragon). Ainsi, même si je ne peux pas voir ce que j’écris, je peux quand même générer du texte. C’est sûr qu’en période de révision du texte, ce n’est pas du tout pratique, comme je fais tout sur PC (fixe ou portable), mais dans ces cas-là j’écris plus et je m’arrange pour réviser plus soit avant soit après.

Avec tout cela, vous devriez avoir de bonnes bases pour commencer avec la création d’habitude. Le défi perpétuel de janvier peut vous aider à mettre en place habitude d’écrire, il vous propose chaque mois d’augmenter progressivement le nombre de mots que vous écrivez en fonction ce que vous avez réussi à écrire le mois précédent. Le mois d’avril, avec le camp Nano, peut également vous aider à vous mettre d’un coup à l’écriture. C’est plus radical, mais ça peut tout aussi bien marcher. Pour le mois de mars, j’ai lancé un défi de préparation au Nano, ou selon votre temps d’écriture dans la semaine et votre objectif final le tableur vous calcule combien de mots vous devez faire chaque jour, et qui augmente chaque semaine, pour arriver au rythme de croisière nécessaire pour le Nano. Je le proposerai avant chaque Nano, donc les mois de mars, juin et octobre. Je proposerai aussi en mai un défi pour mettre en place le matin miracle.

Si vous avez des difficultés, n’hésitez pas en parler ici, je ne mords pas et ça pourrait très bien servir aux autres. Sur ce j’espère que vous arriverez à mettre correctement en place vos habitudes et à gérer votre énergie.

Mais ça, c’est une autre histoire…


Ce dossier est en 5 parties :

  1. La Motivation
  2. La Chaîne
  3. Les Habitudes en paquet
  4. Petit à petit
  5. La Carte <- Vous êtes ici.

 

Petit à petit (Routines – Partie 4)

Ce dossier est en 5 parties :

  1. La Motivation
  2. La Chaîne
  3. Les Habitudes en paquet
  4. Petit à petit <- Vous êtes ici.
  5. La Carte

Si vous voulez développer une grosse habitude, par le temps qu’elle prend ou par l’implication demandée, il faut y aller progressivement. Comme pour tout, il faut un entraînement. Un bébé n’est pas capable de courir, il apprend d’abord à ramper puis à faire du quatre pattes puis à se tenir debout puis à marcher et enfin il peut commencer la course. Ça marche pour tout, le sport, les langues, tout ce qui pourrait vous intéresser. Ça pourrait même marcher pour se déshabituer des mauvaises habitudes, dépendamment de l’habitude et de l’importance qu’elle revêt pour vous.

Que ce soit pour faire du tri dans vos affaires, faire du ménage, vous mettre au sport ou écrire un roman, je vous conseille de commencer par cinq minutes. C’est court, c’est assez facile et surtout même si on n’a pas très envie de se lancer, dans cinq petites minutes rien du tout, c’est fini. D’ailleurs, autre conseil : munissez-vous d’une minuterie (que ce soit une cocotte de cuisine ou votre téléphone, il faut juste qu’il fasse du bruit à la fin du temps imparti) pour ne pas être focalisé sur le temps qui passe, mais pour vous concentrer sur la tâche à faire. C’est également le principe de plusieurs méthodes de productivité comme le pomodoro, qui tient son nom du minuteur de cuisine en forme de tomate que le concepteur utilisait.

Si vous vous rappelez juste avant d’attaquer la tâche pourquoi vous le faites, vous aurez un peu plus de facilité à lancer. Et bien souvent, une fois la résistance initiale passée, ça sonne et on n’a pas vraiment vu le temps passer.

Une autre clé pour mettre en place des routines qui tiennent, surtout au début, c’est de planifier tout ça.

Mais ça, c’est une autre histoire…


Ce dossier est en 5 parties :

  1. La Motivation
  2. La Chaîne
  3. Les Habitudes en paquet
  4. Petit à petit <- Vous êtes ici.
  5. La Carte

Les Habitudes en paquet (Routines – Partie 3)

Ce dossier est en 5 parties :

  1. La Motivation
  2. La Chaîne
  3. Les Habitudes en paquet <- Vous êtes ici.
  4. Petit à petit
  5. La Carte

Autant pour les grosses habitudes, il vaut les traiter au cas par cas, comme en rajouter une par mois pas plus (comme écrire pendant au moins 15 minutes, changer d’habitudes alimentaires, retirer une mauvaise habitude, etc.), autant pour les petits trucs, ce n’est pas aussi pertinent. Steve Scott appelle ça « habit stacking », donc je vais utiliser le terme habitudes en paquet.

Plutôt que de traiter chaque petite chose séparément, on va les mettre en place progressivement. Si vous avez déjà lu l’article sur le miracle morning (matin miracle) pour écrire (à venir en avril), vous pouvez avoir envie de mettre une routine de ce type en place. Elle s’articule autour de cinq étapes : faire le silence autour de soi et en soi, utiliser des affirmations, utiliser de la visualisation, faire circuler l’énergie, lire et écrire. Je suis persuadée qu’ajouter ça d’un coup, c’est trop. J’ai beau faire le matin miracle depuis des mois, la visualisation et l’affirmation, ce n’est toujours pas mon dada. J’ai commencé en faisant un peu de journal au réveil, tous les matins. Il me servait principalement à faire le bilan de la veille et a commencé à planifier un peu ma journée. Par la suite, je l’ai remplacé par le BuJo que j’ai intégré dans ma routine du matin. J’ai rajouté 2 3 choses qui me parlent et qui sont efficaces en plus des six étapes du matin miracle. Mais j’y étais très progressivement.

J’ai commencé par cinq minutes de journal. Puis j’ai rajouté cinq minutes de méditation. Puis dix minutes de méditation. Mais c’était délicat parce que si je le faisais avant journal risque de me rendormir et si je le faisais après le journal n’est plus très envie de faire. Du coup, je me suis imposé de boire mon verre d’eau et d’aller aux toilettes avant de faire la méditation. Si j’avais préparé ma journée la veille et que j’avais fait le bilan en journal avant de me coucher, ma méditation n’était pas parasitée par des pensées. Et si je sentais que j’avais des choses à noter, je les notais avant la méditation. Les routines ne sont pas des limites, c’est plus une carte à suivre. Vous pouvez très bien inverser ponctuellement les étapes. Il faut que ça marche pour vous, pas pour les autres. Et ce n’est pas fait pour leur plaire non plus.

Une fois l’eau, le journal et la méditation mis en place, j’ai rajouté deux minutes de visualisation et d’affirmation, que j’ai adapté avec de la pensée positive, parce que les affirmations ce n’est pas trop mon truc. Je préfère me dire « j’ai passé une super nuit, je vais passer une bonne journée » plutôt qu’une phrase un peu standard comme « je vais être productive aujourd’hui ». Après c’est une question de préférence personnelle. À nouveau, il faut trouver ce qui marche pour vous, testez et adaptez.

Ensuite quand je ne me levais pas trop tard, je lisais aussi dix minutes. La fiction avait tendance à me faire me rendormir donc je préfère lire du développement personnel. Comme j’ai un créneau plus long, plus tard dans la journée, pour lire des livres d’écriture, je ne commence pas ma journée par ça.

J’ai pris l’exemple du matin miracle, pouvez utiliser n’importe quoi. Voilà un cheminement type où chaque étape déclenche la suivante :

  • se réveiller
  • boire votre verre d’eau
  • aller aux toilettes
  • petit-déjeuner
  • toilette matinale
  • habillage
  • prendre son sac
  • mettre son manteau
  • mettre ses chaussures
  • prendre ses clés
  • partir

Vous pouvez rajouter tout ce que vous voulez, la seule « règle » c’est que pour prendre part un paquet d’habitude, il faut qu’elle fasse cinq minutes ou moins au départ. Une tâche de cinq minutes c’est assez facile, c’est assez rapide, la résistance est réduite. Une fois que vous avez l’enchaînement, qu’il est presque devenu facile, que vous avez vraiment pris le coup. Même que vous ne plus besoin d’y penser. Là, vous pouvez les rallonger, mais toujours en fonction de vous, de vos envies, et du temps vous avez.

Si je pouvais, je me lèverai à quatre heures du matin pour pouvoir commencer à écrire de cinq heures à sept heures avant que mes hommes arrivent dans le salon. Mais comme j’ai besoin de beaucoup d’heures de sommeil, il faudrait que je me couche en même temps que mon fils vers vingt heures et ce n’est pas possible parce que j’ai des choses à faire une fois qu’il est couché. Et j’aimerais aussi en profiter pour voir un peu mon compagnon qui rentre aux environs de dix-neuf heures. Donc je m’adapte.

Une des clés pour mettre en place des habitudes et des routines durables, et de commencer petit et d’augmenter au fur et à mesure.

Mais ça, c’est une autre histoire…


Ce dossier est en 5 parties :

  1. La Motivation
  2. La Chaîne
  3. Les Habitudes en paquet <- Vous êtes ici.
  4. Petit à petit
  5. La Carte

La Chaîne (Routines – Partie 2)

Ce dossier est en 5 parties :

  1. La Motivation
  2. La Chaîne <- Vous êtes ici.
  3. Les Habitudes en paquet
  4. Petit à petit
  5. La Carte

Comme je le disais il y a quelques jours, la motivation est très utile pour démarrer une habitude, mais ça ne fait pas tout. Il faut rapidement mettre en place une routine.

Rien de bien compliqué à ça, dans la théorie. Il suffira de faire la première action, appelée déclencheur, qui peut être aussi simple que d’allumer la lumière ou de se lever et le reste suivra. Je ne vais pas vous mentir, un mois, c’est une moyenne, cela peut varier entre 21 et 60 jours selon les sources, les gens et l’habitude à mettre en place. Plus vous ferez de jours consécutifs, puis ça ira vite.

Vous allez cultiver une chaîne de jours où la tâche est accomplie. Vous pouvez utiliser une application, un site web, votre BuJo ou ScriBuJo selon l’habitude, un calendrier ou une simple feuille volante où vous noterez tous les jours où vous l’avez fait. Plus la chaîne sera longue et plus vous aurez envie de la continuer. Par contre, n’oubliez pas d’être compréhensif avec vous même, quand c’est nécessaire. Quand vous avez juste eu la méga flemme de vous lever, vous avez loupé, vous ne pouvez vous en prendre qu’à vous même, mais si vous aviez de la fièvre, là, ce n’est pas vraiment de votre faute (pour avoir de la fièvre peut être, mais pas pour être resté au lit parce que vous étiez malade). De même si vous n’êtes pas chez vous, certaines habitudes seront difficiles à déplacer, d’autres non. Il faut être objectif, réaliste et agir en conséquence. En cas de doutes, n’hésitez pas à en parler aux gens qui développent aussi des habitudes ou ici.

Une simple croix ou un coup de surligneur suffisent pour représenter l’habitude accomplie, pas besoin d’acheter un tampon correspondant à chaque habitude en passant des heures à faire un mois à la main et à la règle. Si vous avez déjà un tampon et que ça vous motive, pourquoi pas ? Mais il n’est pas question là de perdre du temps inutilement. C’est pour vous et vous seuls, à moins que vous ne décidiez de le montrer (sur les réseaux sociaux par exemple). Attention, si vous commencez à montrer vos chaînes, c’est à double tranchant : vous pourrez frimer si vous gérez, mais vous allez passer pour une nouille si vous vous plantez. Ça rajoute une pression sociale qui peut motiver (évoluer dans un groupe qui a les mêmes soucis ou les mêmes buts peut aussi vous aider) ou dans mon cas, complètement bloquer. Le fait de voir mes cases vides me déprime assez, je n’ai pas besoin de passer pour une donneuse de leçons « faites comme je dis, ne faites pas comme je fais » en prime. Mon but est de partager ce qui marche pour moi et ce que j’ai découvert, pas de me la péter ni devenir un random gourou de pseudo productivité. Bref, revenons à notre chaîne !

Il est important d’avoir un système pour voir la progression, rien que pour vous rappeler depuis vous le faites et depuis combien de temps vous tenez bon (les deux dates ne coïncidant pas forcément).

Si ça vous fait plaisir de décorer un peu, allez-y, sinon, ce n’est pas la peine. Le cerveau aime bien être récompensé pour ce genre de petites choses, comme l’endorphine quand vous avez fait du sport. Vous pouvez aussi vous prévoir des récompenses :

  • à chaque fois que vous avez validé une semaine,
  • fait 5 jours d’affilée
  • fait 15 jours en tout,
  • pour chaque mois où vous avez réussi à tenir presque tous les jours.

Ça peut être un nouveau calendrier, un surligneur, un tampon, une planche de gommettes, ou n’avoir rien à voir avec le schmilblick comme une sortie ciné, un resto ou un livre. Attention à mettre la récompense en proportion avec l’action.

Pour commencer, vous pouvez boire un verre d’eau au réveil tous les matins. Personnellement, ça m’aide à me réveiller et je sens la différence (je lutte encore pour boire suffisamment d’eau chaque jour, donc ça me rappelle en prime de ne pas oublier au cours de la journée). Comme je l’ai dit dans l’article précédent, il y a des astuces pour vous aider. Si vous avez une bouteille d’eau à côté du lit ou que chaque soir, vous mettez votre verre plein sur la table de chevet, ça réduira la résistance initiale. Notre cerveau est un flemmard, il n’aime pas le changement, donc il va trouver toutes les solutions possibles et imaginables pour vous en empêcher. L’appel de l’oreiller, la chaleur des draps, et tout le reste sont des exemples flagrants. Il faut réussir à dépasser ça, en toute circonstance et pour toute habitude.

À force de le faire tous les jours, à chaque fois, ce sera moins dur. Au bout d’un moment, vous boirez votre verre d’eau même s’il est dans la cuisine, de l’autre côté du bâtiment, qu’on est en hiver et que vous devez traverser le carrelage froid pieds nus. Il suffit de court-circuiter la flemme. Si vous avez une robe de chambre à portée de main et des chaussons confortables juste à l’endroit où vont aller vos pieds quand vous serez assis, ce sera beaucoup plus facile à le faire. OK, ce n’est pas vendeur dit comme ça, mais plutôt que de traiter les petites habitudes séparément, on va les traiter par paquet.

Mais ça, c’est une autre histoire…


Ce dossier est en 5 parties :

  1. La Motivation
  2. La Chaîne <- Vous êtes ici.
  3. Les Habitudes en paquet
  4. Petit à petit
  5. La Carte

La Motivation (Routines – Partie 1)

Ce dossier est en 5 parties :

  1. La Motivation <- Vous êtes ici.
  2. La Chaîne
  3. Les Habitudes en paquet
  4. Petit à petit
  5. La Carte

On nous rebat les oreilles avec la motivation, les objectifs de vie et les solutions miracles pour faire ce qu’on a toujours voulu sans trop se bouger les fesses et pour une somme modique.

Je ne sais pas pour vous, mais moi, ça n’a jamais marché. Déjà, je n’aime pas dépenser mon argent pour des méthodes dont plein de « gens » (inconnus au bataillon) vantent les mérites. La plupart des témoignages ont l’air artificiels et écrits à la chaîne. Les objectifs de vie, j’y reviendrai avec l’écriture niveau 10, pour moi ça ne révolutionne pas le schmilblick, mais ça me fait prendre conscience de ce que je ne fais pas (on n’y pense pas donc on oublie que c’est sensé être là). Quant à la motivation, ce n’est pas une formule magique qui va régler tous les problèmes comme on veut bien nous le faire croire. Attention, je ne suis pas là pour faire ma râleuse toute catégorie (quoi que ? :p).

Déjà, il faut savoir que la motivation, ça varie d’une personne à l’autre et surtout d’un but à l’autre pour chaque personne. Vous avez certainement envie d’avoir de l’argent pour vous faire plaisir et un pécule de côté, le tout sans vous serrer la ceinture. Le tout est de savoir si vous préférez sortir tous les soirs du week-end, faire un voyage ou prévoir pour l’avenir (une voiture ou un bien immobilier par exemple). Il n’y a pas de recette toute faite, chacun à ses propres priorités. C’est sûr que si vous pouviez faire ce qui vous rend heureux en économisant un peu, c’est mieux, mais ce n’est pas possible pour tout le monde. Bref, je digresse.

La motivation va dépendre de si vous voulez vraiment changer les choses. Si vous en avez marre de vous lever dans le pâté tous les matins et de mettre entre une demi-heure et une heure à émerger (et qu’on vous reproche votre mauvais caractère), là vous pourrez y faire quelque chose. Si c’est juste parce que quelqu’un vous l’a dit ou pire, vous a demandé ou ordonné de le faire, vous allez dans le mur. Surtout si vous avez un esprit de contradiction « on l’attend de moi donc je ne le fais pas ». Ça peut aussi être une forme de résistance de l’inconscient et là, c’est encore pire.

La motivation, c’est comme le nombre d’heures qui reste dans la journée, quand il n’y en a plus, ben y en a plus. Il faut attendre de se reposer, idéalement en dormant, pour repartir avec le compteur plein. C’est pour cela que d’autres méthodes comme le GTD, le MIT et l’utilisation conseillée du BuJo se font de bon matin. Oui, on peut aussi se forcer, s’y remettre quand même quand on a plus envie, mais là il est question de détermination, pas de motivation.

Il arrive aussi que tout à coup la motivation revienne sans prévenir, en discutant avec des amis par exemple. Ce matin je me suis réveillé une peu pâteuse. J’ai loupé le réveil et quand c’est comme ça, je ne fais pas ma routine du matin, parce que je sais que routine ou pas routine, je ne vais pas être productive. En plus, je suis rentrée tard hier et c’est le week-end, donc je peux m’autoriser à lever un peu le pied. Tant pis, je me dis qu’après une semaine avec des heures pas possibles, je prends une pause. Déterminée à en faire le strict minimum, je dégaine mon portable pour voir pourquoi ce vilain ne m’a pas réveillée. Avant d’arriver jusque là, je vois une notification WordPress. Curieuse comme je suis, je vais voir. Un article d’une de mes padawan. Après l’avoir lu (et celui de la veille), j’ai lancé mon appli d’écriture, attrapé le clavier Bluetooth et me voilà à planifier puis écrire ma série d’articles sur les habitudes depuis environ une heure. Il est neuf heures du mat. Je crois que ma journée ne va pas être si improductive que ça au final. :p

Tout ça pour dire que la motivation c’est bien, surtout pour se lancer, mais que passé quelques jours, une ou deux semaines au mieux, ce n’est pas ça qui va vous sauvez si vous déraillez. Pour continuer sur la lancée, il faut mettre en place une habitude, une routine, qui finira après un mois environ à rouler presque toute seule. Pas besoin de prévoir l’artillerie lourde, vous pouvez commencer par boire un verre d’eau au réveil. Si vous avez du mal à sortir du lit (comme moi avant, je suis une marmotte, j’assume), au début ce sera dur, mais après la résistance initiale, vous vous rendrez compte qu’au final, ça se fait même sans y penser. Il y aussi des astuces : si tous les soirs, vous mettez votre verre d’eau sur votre table de chevet, vous n’avez qu’à tendre la main. Et là, franchement, ce serait faire preuve de mauvaise foi et d’une sacrée flemme de dire que c’est dur. Un rappel sur le téléphone avant de se coucher et roule. L’habitude est lancée.

Mais ça… c’est une autre histoire !


Ce dossier est en 5 parties :

  1. La Motivation <- Vous êtes ici.
  2. La Chaîne
  3. Les Habitudes en paquet
  4. Petit à petit
  5. La Carte

Habitudes, habitudes

(Deux points si vous avez reconnu l’air de « Souvenirs, souvenirs… » oui, mes parents écoutaient des vieux trucs et alors ?)

J’inaugure ici une petite série d’articles sur les habitudes : comment les former, lesquelles adopter dans le cadre de l’écriture, celles que j’ai testées, les pièges à éviter, etc.

De base, vous saurez, notre cerveau aime bien les habitudes. Une fois que c’est ancré, ça a tendance à rester. Ça peut être des petits détails comme chercher la boîte à clé sur une table fantôme parce qu’on a déménagé, l’enchaînement déshabillage-lavage de dents (ou l’inverse le matin : petit dej-lavage de dents-habillage) au café/clope/bière/saladier de céréales qui font soi-disant maigrir en rituel du matin avant lequel il ne faut pas nous parler.

Certaines habitudes sont moins nocives que d’autres, vous en conviendrez, mais aussi plus faciles à se débarrasser. Comme Barrie Davenport l’explique dans son livre Sticky Habits: How to Achieve Your Goals without Quitting and Create Unbreakable Habits Starting with Five Minutes a Day (English Edition), les fumeurs ont plusieurs facteurs qui les poussent (avec toutes les règles, je ne sais pas si c’est encore valable, mais c’est pour l’exemple). Le côté communautaire, le côté coupe-faim ou anti-stress, le phénomène de mode… chacun donne une récompense au cerveau. D’un autre côté, quand on se met au sport — et c’est la geek-patate de canapé, championne toute catégorie qui parle — après la résistance initiale, on y retourne. Pourquoi ? La dose d’endorphine. On est crevé, mais on est content. Louche, mais soit. Pour vingt minutes de marche autour du pâté de maisons, on ne va pas trop râler.

La clé, c’est de donner satisfaction à son cerveau. Qu’il en redemande. Et de savoir pourquoi on fait ce qu’on fait. Parce que si on le fait parce que machin dit que c’est trop bien, ça ne marchera pas. Par contre, si à chaque fois que vous vous installez pour écrire, vous vous dites « je veux finir mon histoire pour qu’elle me lâche la grappe » (pardon, ça, c’est moi, donc on la refait) « je veux finir mon histoire », vous avez une raison pour écrire. Il faut aussi savoir commencer petit.

Pas la peine de se fixer un objectif de dingue avec 1000 mots tous les jours pendant 6 mois, si vous n’avez pas aligné 3 mots depuis des semaines ou plus. 250 mots pour les habitués, 100 voire 50 pour les autres, c’est assez. Le tout est de s’y mettre. (Il y a le défi perpétuel lancé en janvier qui peut vous aider à vous motiver.)

De préférence, s’installer au même endroit et à créneau à peu près fixe. On m’a déjà sorti l’excuse de « oui, mais moi, je préfère écrire 1000 mots le samedi soir plutôt que 200 du lundi au vendredi ! ». Soit, si ça marche pour vous, allez-y. Par contre, il faut s’y mettre tous les samedis soir et ne pas lâcher tant que les 1000 mots ne sont pas faits. Ce qui est plus « facile » quand on fait un peu tous les jours, c’est que ça prend moins de temps (c’est plus facile de récupérer 15 minutes par jour que 1 h 30 ou 2 h), et surtout, si on lâche un jour ou deux, c’est plus facile à rattraper niveau quantité. En plus, niveau engagement, on se rappelle plus facilement de faire quelque chose quand on le fait tous les jours que toutes les semaines.

D’ailleurs, autre astuce, c’est comme le vélo ou le cheval, si on se gamelle, on remonte de suite ! Si vous attendez un retour de la sacro-sainte inspiration ou un alignement des planètes, vous pouvez attendre longtemps (pour les planètes, c’est l’année prochaine, de mémoire).

Ah, l’inspiration, tout un débat. Mais ça, c’est une autre histoire…