1 mois de journal : 2. Dans les starting blocks

Ce programme, disponible par mail à n’importe quel moment de l’année, se compose comme suit :

1. Avant de commencer, préparer le terrain
2. Dans les starting blocks <- Vous êtes ici.
3. Top départ
4. Mise en place d’une habitude
5. Etat d’esprit
6. Régularité
7. Récapitulatif


Dans la section précédente, je vous parlais des problèmes physiques qu’on pouvait rencontrer quand on veut mettre en place une habitude, comme tenir un journal d’écriture tous les jours pendant un mois. Il y a un autre type de soucis…

Comment tenir sur le mois ?

Pour les défis relativement longs, la motivation seule ne suffit pas.

Il suffit qu’on décroche un jour — un jour ce n’est pas grave en soi —, et on permet un deuxième et on finit par décrocher totalement. Plus on a lâché, plus c’est dur de s’y remettre. On fixe un jour (le week-end ou le lundi suivant) comme redémarrage et, pour une raison x ou y, on n’y arrive pas ou simplement, on oublie.

Et puis, on était bien avant de tenter ça, non ? Notre cerveau nous trouvera 15 012 raisons pour qu’on reste là où on est, parce qu’il a la flemme de changer. Ce qu’on appelle l’inertie.

En plus, si on n’a pas de rappel régulier ou de comptes à rendre, ce n’est pas grave. Il n’y a que nous qui sommes au courant. On ne va pas aller clamer publiquement qu’on s’est planté, hein ! Ben justement…

Check-list pour tenir

Pour réussir ce type de défi (et pour toute autre mise en place d’habitude), on peut court-circuiter la flemme, le manque de motivation et toute autre excuse avec :

  • Une bonne raison ;
  • Des récompenses progressivement puis au terme du défi ;
  • Un suivi et des comptes à rendre.​

Une bonne raison

Si vous faites un défi pour suivre quelqu’un, sans autre raison, vous allez tout simplement vous planter. Il faut chercher le fin mot de l’histoire, qu’est ce que ça va pouvoir vous apporter ? Pourquoi ? Comment ?

Pas besoin d’en faire des tonnes. Pas besoin de clamer ça au monde entier. Pas la peine de vous mettre le couteau sous la gorge.

Il suffit juste de quelques lignes, voire quelques mots, sur un bout de papier pour vous rappeler pourquoi vous voulez faire ça. Si vous avez un journal, notez le dedans ou glissez le papier dedans.

Dans le cas de notre journal, vous pouvez piocher dans les raisons suivantes :

  • ​Servir d’échauffement avant d’écrire à proprement parler ;
  • Servir de fil rouge pour écrire tous les jours, même si on a pas d’idées sur les projets en cours ;
  • Avoir un rendez-vous quotidien avec l’écriture ;
  • Mettre un peu d’ordre dans toutes les idées qui tourbillonnent dans votre tête ;
  • Lister, ordonner et prendre en compte les priorités pour les projets et leurs étapes ;
  • Râler sur les soucis d’intrigue ou les personnages récalcitrants ;
  • Aborder un texte sans être « dans un personnage », de façon objective et synthétique pour trouver comment placer les pièces du puzzle.

Des récompenses

J’ai jamais aimé bosser dans le vide. Même pour du développement personnel. Oui, à la fin, on a une jolie habitude qui nous aidera à mieux vivre. Oui, on sera plus calme/zen/dynamique/en meilleure santé/n’importe quel argument.

Mais là, tout de suite, quand vous luttez pour mettre ce fichu stylo sur le papier, quand vous devez vous faire violence pour enfiler vos baskets de sport, quand vous fermez les yeux et que vous vous dites que ce n’est qu’un mauvais moment à passer en mangeant ce légume que vous détestez. Là, l’argument, vous vous en fichez pas mal. Surtout si vous vous êtes forcé ces derniers temps. Si c’était si facile, personne ne raterait jamais de régime, par exemple.

À vous de choisir des petites récompenses, aussi minimes soit-elles, pour rester motivé(e). Pas la peine de dépenser des sommes folles ou de développer des trésors d’imagination :

  • un automassage, une méditation, une relaxation ;
  • un produit de beauté ou l’utilisation d’un d’eux (un masque ou un gommage en tube par exemple, c’est assez peu cher et ça se réutilise !) ;
  • un stylo (on parle pas des stylos-plumes à trois chiffres, hein, mais des standards à un seul) ;
  • une session câlin avec le/la chéri(e)/le chat/le chien/votre enfant/n’importe qui tant que ça fait plaisir aux deux et que l’autre personne est d’accord, à défaut, j’ai un coussin cœur avec des bras IKEA et i​l est génial pour ça ;
  • une session de coloriage pour adulte, Zentangle ou n’importe quel hobby créatif du genre, attention à limiter le temps en fonction de la réussite, on ne fait pas 3 h de scrapbooking tous les 2 jours si on a fait 5 minutes de journal à chaque fois et qu’on a une liste longue comme les 2 bras de tâches pour le boulot et la maison ;
  • un repas un peu plus classe ou un peu plus plaisir que les pâtes bolo, le riz à la crème ou la pizza surgelée ;
  • une session bouquinage, là aussi, en proportion.

 

Vous pouvez aussi prévoir une plus grosse récompense à la fin du mois :

  • un resto ;
  • une sortie entre potes ;
  • un​ nouveau livre ;
  • un nouveau carnet ;
  • un kit de matos créatif ;
  • un massage en institut ;
  • une demi-journée rien que pour vous et/ou qui vous permettrait de profiter des bénéfices de cette habitude fraîchement acquise.

À vous également de déterminer si vous voulez cibler un nombre de jours total sur le mois (5 jours par semaine et 21 sur le mois), un nombre de jours consécutifs (5 jours d’affilée pour une récompense ou une récompense qui grossit à chaque fois qu’on passe les caps suivants : 5, 10, 15, 20, 25 et 30 ou 7, 14, 21 et 28).

La dernière option est d’utiliser un système de points et de les utiliser pour « acheter » des récompenses. On s’éloigne du sujet, j’y reviendrai dans un autre article.

Un suivi

La meilleure façon de savoir quand on a tenu et quand on a lâché est de faire un suivi. L’effet de chaîne devient plus fort à chaque fois qu’on ajoute des maillons. Surtout si on a une récompense à chaque nouvelle dizaine.

Pour celles et ceux qui ont un BuJo ou un ScriBuJo, vous avez la page toute trouvée. Un bête calendrier où vous cochez/colorez/hachurez les jours où vous avez fait l’habitude. Vous pouvez aussi ajouter une ligne ou une colonne à vos suivis journaliers, hebdomadaires ou mensuels. Pour les autres, il suffit de le faire en première page, peut-être sous le texte qui explique pourquoi vous voulez faire le défi.

Faire ce défi à plusieurs et avoir quelqu’un qui attend de savoir si vous avez avancé ou non peut être une source de motivation supplémentaire. Personne ne veut avouer son échec. Pour un ou deux jours loupés, ce n’est pas grave, mais plus…

À vos stylos/claviers !

Maintenant que vous savez comment préparer votre défi autant du côté mental que du côté physique, il ne vous reste plus qu’à vous lancer. Alors qu’est-ce que vous attendez pour aller raconter pourquoi vous voulez le faire ?

Si vous aidez difficultés, n’hésitez pas en parler ici, par mail ou sur l’événement Facebook, pour chaque « idiot » qui pose une question ou qui expose son problème, il y a 10 « trouillards » qui n’osent pas s’exprimer.

En prime, il y aura un récapitulatif journalier sur FB pour que vous rendiez compte de votre avancée.

Et à partir de la semaine prochaine, je vous propose des solutions aux divers problèmes que vous pourrez rencontrer. Mais ça, c’est une autre histoire…


Ce programme, disponible par mail à n’importe quel moment de l’année, se compose comme suit :

1. Avant de commencer, préparer le terrain
2. Dans les starting blocks <- Vous êtes ici.
3. Top départ
4. Mise en place d’une habitude
5. Etat d’esprit
6. Régularité
7. Récapitulatif

1 mois de journal : Avant de commencer, préparer le terrain

Ce programme, disponible par mail à n’importe quel moment de l’année, se compose comme suit :

1. Avant de commencer, préparer le terrain <- Vous êtes ici.
2. Dans les starting blocks
3. Top départ
4. Mise en place d’une habitude
5. Etat d’esprit
6. Régularité
7. Récapitulatif


Bienvenue dans le défi de septembre qui vous propose de tester un journal d’écriture sur un mois. Que les non-écrivains se rassurent, ça peut tout aussi bien s’utiliser sur le développement personnel ou un autre domaine créatif. Il est question de réfléchir et de se détacher des problèmes rencontrés, quel que soit le sujet. Il vous aidera à y voir plus clair, à rester motivé(e) et à vous vider la tête de toutes les données parasites qui brouillent totalement la connexion avec l’inspiration quand on peut enfin s’y mettre.

Ça vend du rêve dit comme ça, hein ? Ca peut faire ça pour vous, mais d’abord, il va falloir préparer le terrain pour que le jour J, tout soit paré.

La Motivation, cette fausse amie.

Si on ne prépare pas un minimum, tout le défi est voué à l’échec d’avance. C’est bien beau dire « oui, je vais faire un journal tous les jours pendant un mois complet », mais encore faut-il avoir une raison et un petit rituel.

Si vous le faites juste pour le fun, vous marcherez à la motivation et à la volonté. La première se dégrade toute seule quand il n’y a pas de raison valable et la seconde l’étiole tout simplement au fil de la journée. Sans objectif derrière, vous allez juste cramer un peu plus de volonté et vous pourrir la journée puisque cette volonté aurait pu être employée pour quelque chose de plus pertinent.

En bref, vous ne tiendrez pas longtemps et même si vous réussissez à vous forcer jusqu’à la fin du mois, vous passerez à côté de l’intérêt de la chose.

En prime, vous risquez de vous démotiver et de partir dans le cercle de vicieux de la dépréciation de soi. Ce n’est pas parce que vous avez loupé votre coup faute de préparation que vous êtes nul(le) ou mauvais(e) pour autant.

Pourquoi préparer ?

Comme dit l’adage, « c’est en forgeant qu’on devient forgeron ». C’est en mettant en place des habitudes que vous apprendrez où sont vos limites et quelles sont les astuces que votre cerveau trouve pour rester dans son train-train qu’il aime bien.

Il n’est pas vraiment contre le changement, c’est plutôt qu’il ne veut pas changer. Si ça se fait sans lui demander son avis et surtout sans le laisser cogiter, ça se passera d’autant mieux. Et une fois la nouvelle routine en place, il sera tout aussi content qu’avec l’ancienne. Peut-être même plus, puisque là, on va le laisser s’exprimer pour qu’il arrête de nous envoyer sur des choses diverses et variées quand on veut se mettre à l’écriture ou bosser sur nos objectifs.

Oui, mais moi, je…

Personne ne marche pareil et quand on parle de l’expérience personnelle et du ressenti, tout le monde a raison et personne n’a raison. Mon but n’est pas de me poser en donneuse de leçons. Je veux vous expliquer comment j’ai fait (et comment d’autres avant moi ont fait la même chose de façon différente) pour que vous trouviez plus facilement votre voie.

Je ne fais que partager avec vous ce que j’ai appris de mes essais et les enseignements tirés de lectures sur le sujet. Autant que mes erreurs servent à éviter les mêmes soucis à un maximum de gens, surtout les pièges classiques.

Combien de fois vous vouliez faire quelque chose, mais l’appel du lit et la couette ont été les plus forts ? Combien de bonnes résolutions du Nouvel An n’ont pas tenu deux semaines parce qu’au final, c’était trop dur et trop compliqué ?

Ça fait des années maintenant que je traite l’écriture avec sérieux, comme un travail, mais cela ne fait que deux ans que j’arrive à bosser dessus tous les jours. Avec la grossesse et le bébé, j’avais une excuse, mais avant non. Avant je ne savais pas comment m’y mettre sans me forcer quand je n’avais pas l’inspiration. C’est ce genre de soucis que je veux vous aider à éviter au maximum.

OK, mais comment ?

Pour ça, il nous faut un plan. Qui sera à peu près le même pour tout le monde.

  • Un carnet, un cahier, une appli ou un dossier ;
  • ​Un stylo ou un clavier agréable ;
  • Un créneau horaire ;
  • Un endroit ;
  • Un déclencheur déjà en place ;

Un carnet, un cahier, une appli ou un dossier

Pour écrire votre journal, il vous faudra bien un support. C’est évident, voire crétin dit comme ça, mais si vous vous y prenez à la dernière minute, ça peut être problématique.

Et si le carnet que vous voulez utiliser était introuvable ? Et s’il n’y avait plus le format de cahier que vous vouliez au magasin du coin et que vous deviez reprendre ces affreux cahiers que vous détestiez à l’école ?

Et si l’application téléchargée exprès était tout sauf pratique ? Qu’elle plantait ? Qu’elle vous rendait chèvre pour une raison x ou y ? Et si vous n’aviez plus de place sur votre application de notes synchronisée, votre disque dur ou votre clé USB (j’exagère un peu, vu la taille des fichiers txt, rtf et doc, mais si vous devez perdre même 10 minutes à faire du ménage dans vos archives, vous n’aurez plus envie de vous y mettre).

​Un stylo ou un clavier agréable

Là aussi, ça semble stupide de préciser ça. Mais ça peut être l’occasion, comme pour le carnet, de sortir la jolie papeterie que vous gardez de côté pour LE projet. Exhumer et surtout rentabiliser le xième stylo qui traîne au fond du tiroir du bureau.

Vous avez déjà essayé d’écrire un truc qui ne vous motivait pas avec un stylo pourri ? Ça raccroche, c’est désagréable, on se crispe et pouf, très vite on a mal à la main. Autant perdre quelques minutes avant le début du challenge pour tester le stylo (ou crayon, comme vous voulez, vous êtes grands) sur votre carnet. Est-ce que ça traverse ? Est-ce qu’on voit un peu ce qui a été fait de l’autre côté ? Est-ce que ça vous dérange ou est-ce que vous vous en fichez ? Est-ce que le papier absorbe beaucoup d’encre ? Est-ce que c’est pertinent de prendre un crayon 4B sachant que dès que vous passerez la main dessus, vous allez en tartiner partout ?

Et pour les accros au numérique, vous avez testé en situation ? Un clavier virtuel c’est cool pour un SMS ou un mail, mais si vous aviez des tas de choses à sortir, au bout de 20 minutes, vous n’en aurez pas marre ? Vous savez si le clavier Bluetooth tient bien sur vos genoux quand vous n’avez pas de table à proximité ? Est-ce qu’il marche avec votre périphérique au moins ? Vous savez comment le faire reconnaître pour la première utilisation ? Et si vous le faites sur un ordinateur portable, est-ce qu’il chauffe vite ? Parce que vautré dans le lit, il ne va pas pouvoir bien ventiler. Est-ce que le clavier intégré est plus agréable qu’un clavier d’ordinateur fixe ? Est-ce que votre installation au bureau est pertinente ? Vos coudes ne sont pas trop hauts ? Vos mains pas trop à plat ? Vos ongles pas trop longs ?

Ne rigolez pas, j’ai plusieurs blagues qui font que si je veux écrire mes 2 ou 3 mille mots quotidiens en moyenne, je dois prendre tout ça en compte. Et pour bien profiter du rebond de mes touches, je dois taper avec la pulpe du doigt, pas l’ongle. Pour 200 ou 300 mots, ça ne change pas la donne, mais pour dix fois plus sur toute l’année, ce n’est pas la même musique !

Un créneau horaire

Pas besoin de le faire à heure et minute fixes, même si ça peut aider. Il suffit de se fixer un créneau, genre « entre le petit déjeuner et le départ » ou « juste avant de sortir du lit ».

Pour commencer, vous pouvez tabler sur 5 minutes, ce qui est assez facilement casé dans une journée sans tout chambouler. Vous verrez à l’usage si vous avez besoin de plus. Je tourne entre 5 et 15 minutes, dépendamment de si j’ai des idées ou des soucis sur le feu. En brainstormant toute seule tous les matins, je trouve toujours une ou deux idées pour alimenter le blog et développer davantage un personnage ou une intrigue. Par contre, l’année dernière, je dictais mon journal quand je revenais de l’école ou que je retournais chercher mon fils. C’était plutôt intéressant et ça me permettait de faire le point sur ma session et préparer la suivante.

À vous de trouver à quel moment c’est le plus pertinent.
Je le fais surtout le matin, mais il m’arrive de rajouter quelques lignes le soir. Si vous êtes un animal nocturne, n’hésitez pas, vous pouvez l’écrire quand vous voulez, tant que vous l’écrivez.

Un endroit

Pour que vous preniez l’habitude, il est conseillé de le faire toujours au même endroit. Si vous le faites à deux endroits de façon régulière, ça peut aller. Quand je n’ai vraiment pas envie de me lever pour faire ma méditation et mon tai-chi sur la terrasse, je fais mon journal dans le lit et je me lève après avoir lu. Le reste du temps, je m’atèle à cette tâche à mon bureau après avoir lu (le temps que ma circulation se remette en route après la méditation).

Il faut aussi que vous déterminiez un endroit fixe où vous allez poser votre matériel. Il faut qu’il soit accessible et visible. Pour reprendre l’exemple du verre d’eau au réveil du dossier des routines, si vous n’avez qu’à tendre le bras pour l’attraper, vous aurez beaucoup moins de difficulté que de devoir travers la moitié de l’appartement en vous les gelant et en marchant pieds nus sur le carrelage.

Mon journal m’accompagne quand je vais me coucher (il est dans une couverture en cuir — nommée Increvable — avec plusieurs carnets, dont mon BuJo perso). J’ai attaché ma trousse à l’élastique qui tient le tout fermé pour plus de facilité. Quand je me lève, j’embarque le tout et je le pose à sa place, à côté du clavier, sous mon bureau. Comme je commence par remplir certaines infos dans mon BuJo, l’Increvable est ouvert, je n’ai plus qu’à changer de carnet et zou. Il m’arrive aussi d’écrire en numérique, par flemme ou parce que je sens que j’ai une idée qui va demander à être recopiée ensuite en numérique.

Un déclencheur déjà en place

Si vous placez la nouvelle habitude juste derrière une autre déjà ancrée, vous aurez moins de difficulté à la faire. Vous avez le choix, selon comment s’organise votre journée. Et même si vous n’avez pas beaucoup d’habitudes, il y a quand même des choses qu’on fait tous : se lever, manger (pas forcément le petit dej), à vous de déterminer le vôtre. Moi c’est quand je m’installe au bureau à moins d’avoir subitement une idée.

À votre tour

Pourquoi ne pas commencer par choisir votre support et votre moyen d’écriture pour réfléchir au reste en les utilisant ? Ça fait un bon test préliminaire, non ?
N’hésite pas à commenter ou à parler de vos difficultés, par mail, sur le blog, le forum ou sur l’événement Facebook.

Je vous invite à lire l’article sur le journal si ce n’est pas déjà fait, en attendant la suite, qui traitera de la préparation psychologique et mentale. Mais ça, c’est une autre histoire…


Ce programme, disponible par mail à n’importe quel moment de l’année, se compose comme suit :

1. Avant de commencer, préparer le terrain <- Vous êtes ici.
2. Dans les starting blocks
3. Top départ
4. Mise en place d’une habitude
5. Etat d’esprit
6. Régularité
7. Récapitulatif

Défi mensuel de septembre

Septembre, avec le retour au rythme normal, que ce soit pour l’école, le travail ou à la maison, n’est pas plus facile que les mois d’été. Je vous ai donc préparé un défi pas trop compliqué.

J’avoue tout de suite, j’avais une super idée… que j’ai paumée (je l’ai noté, mais je sais plus où, tout ce dont je me rappelle c’est que c’est ni dans mon BuJo ni dans mon ScriBuJo). Je me suis creusé la tête pour trouver une autre idée, qui n’a pas mis longtemps à s’imposer. Ça fait des mois, depuis le lancement du blog en fait, que je voulais faire un challenge « 30 jours de journal ».

Pourquoi a-t-il autant traîné ? Parce que j’avais toujours mieux à poster au moment T que l’article sur le journal qui attend depuis décembre. Bref, je vous renvoie à l’article en question pour les explications en détail.

Pour la version courte, il s’agit de trouver un carnet, une appli ou simplement d’ouvrir un dossier numérique, où chaque jour vous ferez quelques lignes sur l’écriture, les difficultés éventuelles, les idées qui traînent, le pourquoi du comment, tout ce qui vous passe par la tête qui soit en rapport avec l’écriture. Et que l’écriture. Si vous déviez en mode journal intime, il n’y a que les parties concernant l’écriture (le développement personnel, un autre domaine créatif ou plus globalement, la raison pour laquelle vous faites ce journal) qui comptent.

Pour un début, on va dire 5 minutes, une dizaine de lignes (si vous casez au moins 8 mots par ligne, sinon le double) ou une centaine de mots si vous le faites en numérique. Si vous ne l’avez pas lu, je vous conseille le dossier sur les routines, qui peut vous aider à mettre des habitudes en place.

Pas de tableur cette fois-ci, n’hésitez pas à venir donner des nouvelles ici, sur l’événement FB ou sur le forum. Je vous ai concocté un mini dossier et, une fois le mois fini, vous pourrez faire ce défi à votre rythme en programme mail.

Je vous attends le 1er septembre pour le lancement ! Sachant que le défi perpétuel est toujours ouvert. Mais ça, c’est une autre histoire…

Journal, mon beau journal…

Un journal créatif, on en a tous entendu parler et ça désigne tant de choses différentes, que je vais vous expliquer ma version de la chose. Je ne prône pas avoir la vérité unique, je vous explique juste pour qu’on parle de la même chose.

Ma façon de faire est, avant tout, dérivée des méthodes « 3 pages », « Morning Pages », « Miracle Morning » et adapté à l’écriture.

Whoa, déjà trois trucs. Nan, mais revenez, c’est simple en fait ! Ils ont des trucs en commun et après avoir testé les 3 de façon extensive, j’ai gardé ce qui marche pour moi.

3 pages :

Ecrire trois pages par jour, le plus tôt possible — ou juste avant de se coucher, mais je le zappais à chaque fois —, de ce qu’on écrit habituellement (dans mon cas de la fiction). Environ 750 mots. Je ne me suis pas inscrite sur le site anglais, mais sur un français nommé 750mots.

Hé ben vous savez quoi ? Quand on est pas inspirés ou qu’on en à ras le pompon du projet du moment, ben c’est pas facile ! Sans compter qu’on a pas tous la chance de se poser jusqu’à ce que l’inspiration divine décide de se pointer. Au bout d’un moment, j’ai lâché plus ou moins l’affaire, décidant de faire d’abord le Morning Pages puis 3 pages.

Morning Pages :

En résumé, on sort de notre tête tout ce qu’on a sortir chaque matin au réveil pour avoir l’esprit plus clair. Là, il n’y a pas de quantité fixe, même s’il est conseillé de faire plusieurs pages histoire de pas noter « aujourd’hui, j’ai pas le temps. » et de s’arrêter là. Au bout d’un moment, je ne faisais plus mes pages que sur l’écriture comme le reste de ma vie est relativement tranquille (on passera sur la santé en mousse, quand je le faisais il y a 3-4 ans, ça allait mieux).

J’ai découvert l’effet salvateur de râler sur les personnages et les intrigues quand les pièces du puzzle ne veulent pas aller ensemble. Avec la nuit pour me porter conseil et avec un regard détaché, j’arrivais à toucher le détail qui manquait pour que tout aille.

Au final, j’ai fait mes 3 pages en Morning Pages d’écriture pendant 2-3 ans (je ne sais plus quand j’ai commencé exactement, mais pour le camp nano d’avril 2014, ça roulait). C’est là que j’ai découvert le Miracle Morning et que par curiosité, j’ai pris l’ebook sur la version pour écrivain.

Scribble – Ecrire du Miracle Morning :

Ils conseillent de faire un journal où on parle des buts, des actions à entreprendre, des difficultés possibles ou rencontrées et comment les éviter. C’était plus ou moins ce que je faisais déjà, j’ai juste développé un peu en tentant de me limiter à 10-15 min par matin. Une réflexion de moi à moi en parfaite harmonie.

 

Bref, revenons à mon fameux journal, fruit d’années de test, de ratés, de rupture en mode rage ultime et de retours, toute amoureuse d’un nouveau stylo, d’un nouveau carnet ou d’une nouvelle application de journal.

Déjà, c’est un journal dans lequel j’écris, mais il est possible d’y gribouiller un peu. Le but est juste de sortir de votre tête (ou de la mienne dans cet exemple), tout ce qui tourbillonne pour pouvoir le retrouver un jour.

J’y parle éventuellement de soucis en rapport avec l’écriture comme « le petit a de la fièvre depuis deux jours, deux nuits blanches, ça ne m’aide pas à avoir les idées claires quand je peux enfin me poser pour bosser », mais je ne m’étale pas là dessus. Je discute avec moi-même des différents projets, de quelle priorité donner à quel projet. Je commence un peu à faire le travail de planification par petites touches. Dire que tel mois, je vais plutôt faire la révision de tel projet en continuant à développer tel autre. De pourquoi celui-ci me lasse, pourquoi celui-là me fait envie.

Je râle aussi sur ma procrastination créative qui me fait délaisser ce que j’ai prévu pour bosser sur un autre projet qui est sensé passer après. Et surtout, je râle sur mes problèmes avec mes textes. On en a tous. Le perso qui ne veut pas se bouger pour avancer jusqu’à la prochaine étape. Le personnage secondaire qui squatte l’écran alors qu’il est sensé partir depuis trois scènes. L’antagoniste inexistant ou à l’inverse, omniprésent. Comment motiver une loque à sortir de sa déprime pour retourner botter les fesses du grand méchant alors qu’elle a tout à sa portée et qu’il faut juste qu’elle arrête de s’apitoyer sur son sort pour prendre conscience que ça y est, elle va y arriver puisqu’elle a appris de la dernière fois où elle ne s’est pas fait rétamer. Oui, j’écris de la fantasy donc mes exemples sont un peu plus violents que des exemples de romance (j’arrive pas à en faire, ou alors en toile de fond).

Du coup, en regardant les soucis comme une étrangère et plus comme un personnage de l’histoire, j’ai souvent des illuminations. Comment contourner le problème, comment le faire disparaître, parce qu’en fait, les deux scènes qui traînent, elles ne servent à rien et qu’on peut les couper et les condenser en trois lignes. J’ai même des fois des solutions à des problèmes que je n’envisageai pas encore ! Ça fait penser hors de la boîte et c’est très bien (sauf si la boîte est bleue, qu’elle ressemble à une cabine téléphonique et qu’elle fait un bruit caractéristique, là il faut y rester ! D’ailleurs si vous pouvez passer me chercher…)

Bref, il n’y a pas besoin d’y passer des heures ni de faire des pages et des pages. Juste s’y mettre un peu tous les jours. Il m’arrive de juste mettre « voilà, aujourd’hui, je vais faire telle scène et telle autre. C’est cool, j’ai hâte de voir ce que ça va donner. »

Si vous n’avez rien à y mettre, tant mieux, pas la peine de rallonger la sauce, restez motivé(e) et positif(ve). Utilisez plutôt ces précieuses minutes gagnées pour écrire davantage !

En écrivant régulièrement, que ce soit le journal ou l’écriture (fiction ou non-fiction), ça viendra plus facilement. Depuis le mois dernier, je teste un nouveau concept de journal, que je fais dès que je suis installée pour écrire. Je vous en parle le mois prochain avec un suivi régulier (1, 2, 4 semaines puis 2, 3, 6 mois et enfin chaque année) pour voir si ça marche, pourquoi et tout ça. Mais ça, c’est une autre histoire…