Méthode Pomodoro

La méthode « pomodoro » tient son nom des minuteurs de cuisine en forme de tomate, très courant en Italie au moment où Francesco Cirillo développa cette méthode.

Elle est toute simple : mettre un chronomètre de 25 minutes et travailler sur une seule tâche, définie juste avant de lancer le chrono. On ne fait que ça, pas de coup de téléphone, pas de discussion sur le net, rien d’autre.

Une fois la première session faite, on s’accorde 5 minutes de pause, de vraie pause. Si jamais la tâche n’est pas tout à fait finie, on peut rajouter 5 minutes de travail, mais juste une fois.

Comment prendre une vraie pause en si peu de temps ?

  • Se lever pour prendre un verre d’eau,
  • Parler à un collègue rapidement,
  • Regarder quelques images de chatons sélectionnées à l’avance, mais attention, juste 5 minutes.

 

J’alterne entre plusieurs options :

  • Recharger la bouteille d’eau ou le thermos de thé,
  • Faire un peu de Zentangle ou de coloriage pour m’aider à me concentrer pour la session suivante (en prime, ça sert de déco et de cache trous dans mon BuJo perso),
  • Faire quelques étirements (cou, bras, épaules),
  • Répondre aux mails de mon homme,
  • Discuter vite faite de la session précédente sur la tchat box du forum si j’ai fait la session avec quelqu’un d’autre,
  • Mettre à jour mon tableur et mon ScriBuJo
  • Gratouiller le chat si elle est à proximité, mais pas trop sinon Mademoiselle vient mettre ses fesses pleines de poils sur mon bôôôô clavier (heureusement, il a une protection en silicone qui le rend poilproof, cheveuxproof, waterproof, teaproof et plein d’autres proof)

Après la pause, on repart pour 25 minutes de travail, sur la suite de la tâche si elle était longue ou sur une autre. ​On enchaîne comme ça quatre sessions de travail avec des pauses de 5 minutes entre, puis une longue pause de 15 minutes. Ensuite on recommence, toujours sur 4 sessions.

On peut ne pas faire les 4 sessions, mais ça marche mieux ainsi si on a le temps (parce que ça prend 2 heures par cycle quand même).

Pour l’écriture, je trouve que 25 minutes, c’est un peu trop long. Selon les projets, je fais de 10 à 20 minutes (10 c’est pour les scènes-chapitres de mon projet pour enfant, chaque histoire fait 4k ou 5k, donc ça va bien plus vite). J’adapte la durée des pauses en fonction (3-4 minutes et 10 pour la longue).

S’il y a des gens intéressés, je pourrais lancer un petit jeu qui consiste à accumuler des tomates (en groupe ou solo selon le nombre de participants) et il permettrait de gagner des badges sur le forum. Par la suite, avec l’hébergement, on pourra l’utiliser sans passer par la case forum.

J’utilise aussi une version graduelle de cette méthode pour me remettre en route quand j’ai lâché ou quand une tâche n’est clairement pas fun (comme la correction d’un texte ou une bêta où tu te rends compte que tu n’avais pas laissé ton texte refroidir assez et que tu as envie de te coller des claques).

Mais ça, c’est une autre histoire…

Organisation et productivité

Il existe plusieurs méthodes d’organisation générale et de productivité. Je vais vous monter comment j’en ai appliqué quelques-unes à l’écriture. Notamment :

  • Pomodoro
  • Kaizen
  • GTD : Getting things done
  • MIT : Most Important Tasks
  • Matrice d’Eisenhower
  • SMART
  • SWOT

Chacune fera l’objet d’un article assez court pour que vous puissiez vous faire une idée sur chacune d’elles et que vous puissiez vous référer uniquement à celles qui vous intéressent.

Certaines pourront être facilement intégrées au BuJo ou au ScriBuJo, d’autres demanderont un peu plus de préparation.

Le pomodoro, par exemple, se résume à travailler en petites tâches partagées en sessions courtes. La méthode Kaizen permet à petits pas d’avancer vers un but plus grand. Le MIT permet de mettre en avant quelques tâches prioritaires. Le GTD permet, comme la matrice d’Eisenhower, de classer les tâches par priorité. Par contre, les méthodes SMART et SWOT demandent beaucoup plus d’implication, avec un planning, des buts, de la réflexion, mais une fois suivie, on a moins de difficultés à arriver au bout.

Certaines de ces méthodes peuvent paraître démesurées quand on écrit pour le plaisir, mais pour un auteur auto éditée qui doit gérer toutes les facettes de son livre de l’idée à l’e-book fini, c’est plus pertinent.

Je vous montrerai dans ses articles comment j’ai intégré chacune dans mon ScriBuJo et comment j’ai adapté pour l’écriture et ma façon de faire. Je ferai une intro sur la méthode globale, si je l’ai beaucoup modifiée, au cas où vous vouliez l’utiliser pour autre chose que l’écriture.

J’ajouterai les liens au fur et à mesure de la parution. Mais ça, c’est une autre histoire…