ScriBuJo 11 (Fr)

English version here.


On commence à parler d’écriture, mais on reste encore un peu dans les suivis. J’avoue, j’avais oublié cette page, pourtant essentielle.

Le suivi de projet va être très différent d’une personne à une autre. Je découpe énormément et j’utilise toute une suite de méthodes avant de commencer à écrire.

Selon votre façon de faire, ça peut se résumer à :

  • idées
  • grandes lignes du scénario (situation initiale, élément déclencheur, climax, résolution)
  • fiches persos (version light ou étoffée, selon vos préférences, le genre d’histoire, la longueur de l’histoire, l’importance du personnage…)
  • découpage (en chapitre, en scène, en partie ou rien du tout)
  • écriture
  • relecture
  • réécriture
  • corrections
  • envoi en bêta
  • finitions

Si vous découpez, vous aurez un nombre plus ou moins défini de cases à cocher. Si ce n’est pas le cas, vous n’aurez que la case de l’étape, ce n’est pas grave en soi. Cocher des cases me motive, ce n’est pas le cas de tout le monde.

Pour la novella en cours d’écriture, je n’ai pas moins de 15 étapes, les mêmes que si je développai un roman, juste moins longues.

  • Une fois que j’ai à peu près l’idée de ce que je veux faire et que je l’ai laissée mariner quelques jours (au moins, d’autres attendent des mois, voire des années…), j’utilise le 1 hour plot (Marg McAlister) puis j’arrange avec les 6 étapes minimales du plot planner (Martha Alderson).
  • Ensuite, je développe en 9 étapes d’après une méthode trouvée sur YouTube, mais je n’arrive pas à remettre la main dessus. Je l’avais utilisée pour mon NaNo 2013 donc ça date un peu.
  • Je passe de 9 à 21 étapes d’après la même méthode. Les chiffres jusqu’ici sont toujours les mêmes, donc je fais les grilles au moment où je fais la page pour la première fois. Pour le reste, je le remplis au fur et à mesure de la progression ou une fois que je sais combien je vais avoir de scènes exactement.
  • Je scénarise avec une méthode de Dwight V. Swain dont le nom m’échappe également, mais je ferai un article sur son bouquin donc le mystère sera levé. Cette étape me permet de bien vérifier les liens de cause à effet entre les parties et d’en condenser ou d’en développer certaines. Dans le cas de la novella, je passe de 21 étapes à 15 scènes.
  • J’écris des beats (Monica Leonelle et Steve Scott), une version très résumée de la scène où il n’y a que l’essentiel. Tout est raconté, c’est atroce à lire, mais c’est pour avoir une vue d’ensemble. C’est bien plus simple de remanier totalement une histoire qui ne marche pas quand elle fait 4k (4 000) mots que quand elle en fait 20.
  • Je laisse poser un moment et après quelques semaines, je relis et je harcèle mon chéri pour son avis.
  • J’ajoute ce qui manque, je coupe ce qui est trop long. Pour la novella toujours, je devrais passer à 12 ou 13 scènes, mais je suis en plein dedans, donc je ne sais pas avec certitude.
  • Je vérifie que tous les fils scénaristiques nécessaires sont présents là où il faut (Stuart Horwitz) et je coupe s’il y a du superflu qui alourdit l’histoire.
  • Je finalise les fiches de personnages (Martha Alderson et traits d’Angela Ackerman et Becca Puglisi) et je recopie la version résumée dans mon ScriBuJo. Je conserve la version étoffée en numérique dans une application qui se synchronise entre pc, navigateurs, ios et android. Je développerai ça aussi plus tard comme il y a eu des changements. Je continuerai à l’utiliser, mais je ne sais pas si je la conseillerai.
  • Comme je l’expliquerai quand ce sera le tour des fiches (très vite !), je ne me réfère qu’à la version résumée papier quand j’écris, sinon ça me coupe dans mon élan et ça peut me bloquer plusieurs heures voire un jour ou deux. Et puis je n’ai pas besoin de voir les motivations et l’historique détaillé d’un personnage quand j’écris, ça je suis sensée l’avoir vérifié avant de commencer la scène.
  • J’écris enfin l’histoire. 😉
  • Je laisse poser au moins un mois, histoire de me changer les idées et il arrive que je fasse une lecture intégrale en version lecteur uniquement. Surtout si entre-temps, je n’ai plus très envie de travailler là-dessus. Comme je bosse toujours sur deux projets plus le blog, ça fluctue beaucoup.
  • Je sors ma super checklist exhaustive (Marg McAlister et Rayne Hall). Elle contient tout ce qui doit se trouver et que j’ai tendance à oublier. Et des péchés capitaux de l’écriture.
  • J’épluche chaque scène une par une en modifiant ce qui doit l’être.
  • Je relis un coup, des fois que ce soit devenu lourd, ampoulé, pas naturel ou pas dynamique et je change si besoin.
  • Je sors enfin le correcteur orthographique et grammatical, parce que ça ne sert à rien de l’utiliser avant comme on ne sait jamais ce qu’on va garder et ce qu’on va jeter.
  • Arrivée à cette étape, je m’accorde un peu de vacances (ou pas, comme dis, j’ai toujours au moins deux trucs qui tournent) et j’attends l’avis des bêta lecteurs.
  • Lorsque j’en ai reçu plusieurs (je me jette dessus dès que je les reçois, mais je ne fais pas de modifications avant d’en avoir eu plusieurs) je change ce qui ne va pas et je repasse un dernier coup le correcteur orthographique et grammatical pour être sûre.

Voilà, vous avez un aperçu d’une méthode pantser (en premier) et d’une méthode plotter (la mienne). Rien ne vous empêche d’alléger encore ou de rajouter des étapes, c’est vous qui adaptez à vos besoins. Plus vous faites en amont, moins vous avez à changer après, mais si vous surpréparez, il n’y a plus de surprise et vous risquez de vous lasser. D’un autre côté, quand on sait au moins un minimum où on va, on n’est plus sujet à la page blanche (à la démotivation et aux autres formes de blocages artistiques par contre oui, il n’y a pas de miracles).

Ça va vous faire un peu de boulot, mais demain on entre vraiment dans le vif du sujet !

J’espère que depuis le début, vous avez réussi à former un minimum d’histoire avec au moins un protagoniste, parce qu’on va en avoir besoin.

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