Stage – Jour 1

Vous le savez peut-être, j’en ai parlé vite fait sur FB, je commence aujourd’hui un stage sur l’écriture en feuilleton. Cette pratique m’a toujours fascinée… mais après le début de La Terre du cycle des Rougon-Macquart en première, je vous raconte pas la douche froide qui tenait plus de la glace pilée (spoiler : le seul livre que je n’ai jamais fini et que je ne finirais jamais de ma vie !).

Ajoutez à cela que… j’ai la tendance à partir d’une projet relativement court et à rajouter plein de trucs à droite à gauche, développement l’univers en faisant des vignettes qui deviennent des nouvelles et qui pourraient très bien faire des sous intrigues, je me retrouve avec des monstres, qui peuvent être difficiles à publier. L’option des épisodes est, au final, ce que je pense être le mieux pour moi. Comme je fractionne beaucoup et que j’avance toujours en deux parties (je fais de la génération une partie de la matinée, que ce soit de la préparation ou de l’écriture, et des révisions ou corrections l’autre partie). Ça me permettra aussi de tester le « pilot » et de voir si ça n’éclate que moi, ou si ça a un réel potentiel.

Sans oublier que… les gens lisent moins ou lisent plus court. C’est plus facile de lire 20 minutes dans les transports en commun sur son téléphone que trimballer un pavé de 400 pages dans son sac. OK, les amateurs de livres, les vrais, ça ne leur fait pas peur, mais les autres, ceux qui cherchent juste à passer le temps…

En tout cas, espérons que ça marche !

C’est donc tout naturellement, que les idées arrivent à foison, densifiant l’univers, liant de façon plus logique et plus intéressante le début et les personnages. J’adore cette étape. Et le mieux dans tout ça, c’est que même si ça a tendance à partir dans tous les sens, tout reste cohérent. Toutes les pièces finissent par l’imbriquer parfaitement.

Au début de la première version, assez légère et première participation au NaNoWriMo en 2013 (j’ai pris avec 4 jours et retard et j’avais pris le projet le plus exploitable que j’avais sous la main… mais qui manquait quand même cruellement de rebondissement et surtout d’antagonistes physiques), les jumelles héroïnes découvrent un enregistrement d’un peuple inconnu, qui partage une caractéristique physique étrange avec elles : les yeux rouges. Elles se retrouvent à la capitale avec leur découverte comme monnaie d’échange pour partir à l’aventure mais… c’était trop vague, trop facile.

Dans un premier jet, on peut se permettre ce genre de facilité pour lancer plus vite l’histoire, la découvrir en détail avant de la retravailler. Après tout, le premier jet est pour l’écrivain, les autres sont pour le lecteur.

J’étais tellement partie dans le développement de l’univers (mon dada) et de la suite de l’intrigue (après tout, je sais ce qui se passe dans les deux premières saisons, je l’ai déjà écrit), que ce détail m’était passé un peu au-dessus.

Là, ce matin, sur le chemin de l’école, j’ai eu l’illumination. J’ai développé l’utilité d’un dieu Gardien et cela a créé une « incohérence ». Qui s’est transformée dans les minutes qui suivaient en une raison valable et beaucoup plus intéressante pour justifier que les jumelles partent à l’aventure. Avec un vrai but, pas juste « on se balade et on voit si on croise des gens aux yeux rouges ». L’enregistrement contient la solution à un problème que rencontrent ceux à qui elles présentent l’enregistrement et c’est loin d’être un petit problème. En prime, ça fait une pression supplémentaire qui accrochera plus le lecteur.

Oui, c’est vague, je sais, mais le but de ce stage est de faire la bible et le « pilot » que je vous présenterai fin juillet lorsque le stage sera fini (ou avant si j’ai la version finale avant). D’ailleurs, s’il y a des bonnes âmes parmi vous qui voudraient faire bêta pour le « pilot » avant que je le rende (30 avril), faites vous connaître. Il doit tenir en 5 pages A4, il fera donc 2 500 mots ou 15 000 secs, il ne sera donc pas extraordinairement long.

Je vous tiendrai au courant de l’évolution, de la constitution de ma bible, de mes prises de tête avec mes méthodes de maniaque, des ebooks que je vais relire parce qu’ils sont trop bien, et surtout, surtout des pages de ScriBuJo que j’utilise pour ce faire, comment je les adapte ou si elles restent pareilles, et plein d’autres choses.

Mais ça, c’est une autre histoire…

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